M. Idrissa Hamidou Touré, juge d’instruction au Tribunal de Yélimané et rapporteur de la rentrée judiciaire 2015-2016, invite la justice à faire son autocritique

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Selon lui, pour créer un climat de confiance entre la justice et les justiciables, aux fins de consolidation de la paix, elle doit faire son autocritique en se regardant dans ses propres miroirs pour identifier ses plaies et y appliquer les nécessaires traitements. Cela aura l’avantage de conforter, tant aux yeux des victimes que des auteurs présumés, sa légitimité de garante de la paix. Ces propos ont été tenus à l’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux au titre de l’année judiciaire 2015-2016 ce jeudi 26 novembre 2015 au CICB. Sous le thème «Rôle de la justice dans la consolidation de la Paix », cette audience s’est ouverte sous la haute présidence du Chef de l’Etat, SEM Ibrahim Boubacar Keita, président du Conseil Supérieur de la Magistrature. On notait aussi la présence du président de la Cour Suprême, M. Nouhoum Tapily, de l’ensemble de la famille judiciaire et de plusieurs autres personnalités.

 

 

Ces banquiers sans scrupules !

Pendant 72 heures soit les 26, 27 et 28 novembre 2015 et au motif qu’un des leurs est emprisonné, le Syndicat national des banques, établissements financiers, compagnies d’assurance et commerces (SYNABEF) a observé une grève, sans un service minimum. Seuls les guichets automatiques étaient fonctionnels. Et cela au moment où le pays traverse une période dure avec l’état d’urgence décrété suite à l’attaque terroriste de l’hôtel Radisson Blu qui avait fait plus de 20 morts dont deux assaillants. Quelle soit légitime ou même légale, cette grève selon plusieurs personnes, en plus d’assener un rude coup à l’économie, reste une honte pour la profession. Au regard du contexte actuel, elle n’était du tout la bienvenue et a donné une mauvaise image du pays. En plus, le syndicat avertit  qu’à partir de ces 72 heures, s’il n’y a pas de solution, il décrétera une grève illimitée.

 

 

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