Mali: Un an après les tueries du 10, 11 et 12 juillet, l’enquête piétine

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Au Mali,  il y a un an, l’intervention des forces du maintien d’ordre faisait 14 morts, selon  un rapport des Nations-Unies et de l’ONG Humain Rights Watch, au sein des manifestations contre le régime défunt  du Président Ibrahim Boubacar Keïta. Un an après, les coupables courent toujours.

-maliweb.net- A Bamako, dans le quartier de Badalabougou,  les proches des victimes et  plusieurs responsables du M5-RFP  se sont donnés rendez-vous  le week-end passé  dans la mosquée de l’imam Dicko, pour rendre hommage à leurs camarades qui ont péri lors des manifestations contre le régime déchu d’IBK. Ce quartier qui était, il y a un an un foyer  de contestation contre le  régime déchu se transforme  aujourd’hui en lieu de recueillement et de prières.

Des séances de lecture du Coran et de bénédictions ont été accomplies par les  participants pour le repos de l’âme des défunts. Le tout  sous le leadership de  l’imam Mahmoud Dicko, autrefois l’autorité morale du mouvement de contestation. Ce rassemblement, comme tous les autres organisés par le M5-RFP,  a toujours une portée revendicatrice  à chaque fois  sur les pancartes et des banderoles la même  phrase revient « nous voulons la justice ou le peuple malien demande justice ».

Ironie du sort,  un an après les manifestations des 10, 11 et 12 juillet,  où périssaient 14 personnes dont deux mineurs d’après les  enquêtes indépendantes  conduites par la Minusma et l’Organisation de défense des droits de l’Homme ‘’ Human Rights Watch’’, les coupables ne sont toujours  pas aux arrêts car l’enquête piétine. Malgré que les enquêtes indépendantes de la force onusienne  ont conclu dans son rapport «l’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre avec des morts  occasionnés par balles », aucun policier ou civil n’est encore inquiété. Bien que  le procureur  près du tribunal  de grande instance de la commune III, Mamadou Kassogué, aujourd’hui ministre en charge de la justice, ait  auditionné certains témoins sur cette affaire tragique, l’enquête n’a toujours pas donné  de suite.

L’imam  Mahmoud Dicko,  dont la mosquée a été prise pour cible  par les forces de maintien d’ordre, a pris la parole pour réclamer la justice pour les victimes des manifestations des 10,11 et 12 juillet 2020.  Comme lui, les familles des victimes  peinent à faire le deuil de leurs proches réclament du gouvernement malien  de faire  la lumière sur les circonstances.

Une lueur d’espoir semble naître pour les familles des victimes avec la nomination de Dr Choguel Kokala Maïga à la primature, qui, au moment des faits, était une figure importante du M5-RFP. Ce dernier, dès sa prise de fonction,  a réaffirmé son engagement à créer toutes les conditions pour que justice leur soit faite. «  Les vrais enquêtes sur les tueries du 10,11 et 12 juillet 2020 vont commencer », a rassuré le chef du gouvernement de la transition.

Les responsabilités sont partagées

L’ancien bâtonnier, Me Kassoum Tapo, qui a défendu il y a quelques mois l’ancien premier ministre Boubou Cissé dans une affaire ‘’de déstabilisation des institutions de la transition’’, pense que ce dernier est innocent. « Pénalement, le premier ministre n’a rien avoir dedans encore moins le ministre de l’intérieur. Le maintien d’ordre est encadré et l’obéisse qu’à la hiérarchie. Et les responsabilités doivent être situées à ce niveau », a déclaré Me Kassoum Tapo qui déplore le fait que certaines personnes continuent à traiter l’ancien premier ministre  ‘’ d’assassin ‘’ qu’il a  ‘’le sang sur les mains’’.  Pour rappel,  Boubou Cissé était le seul membre du gouvernement au moment des faits.

Cet avocat qui a été nommé ministre de la justice après les événements tragiques du 10, 11 et 12 juillet 2020 soutient qu’il a instruit au parquet appuyé par la MINUSMA d’engager des enquêtes sur l’affaire.  « Ce rapport existe. Qu’on le publie. Il partage les responsabilités entre les forces du maintien d’ordre et ceux qui ont ordonné l’attaque de l’Assemblée nationale, du haut conseil des collectivités et l’ORTM.

S Diamoutene/maliweb.net

 

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1 commentaire

  1. L IMAM DICKO, CHOGUEL ET AUTRES SONT LES CRIMINELS QUI ONT ENVOYE LES BADAUTS CONTRE LES FORCES DU MALI! LES FORCES SPECIALES SONT LES FORCES DU MALI! LES VOYOUS DE DICKO ONT ATTAQUE LES SYMBOLES DE L ETAT ET LES BIENS DU MALI!

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