Mamadou Sinsy Coulibaly, président de l’ODDHM : « Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, il faut tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique »

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La Maison de la presse a servi de cadre au lancement des activités de l’Observatoire pour la défense des droits de l’Homme et de démocratie au Mali (ODDHM). C’était le samedi 24 février sous l’égide de son président, Mamadou Sinsy Coulibaly.

Placée sous le thème : « La corruption, la démocratie et les droits de l’Homme au Mali », la création de l’Observatoire pour la défense des droits de l’Homme et de démocratie au Mali (ODDHM) fait suite à un constat alarmant.

Son but est d’attirer l’attention des autorités, de veiller sur le respect des règles de la démocratie, de bonne gouvernance, des Droits de l’homme, la lutte contre la corruption et surtout d’éveiller la conscience du peuple.

C’est ce qu’a souligné son coordinateur, Youssouf Sanogo. Il a évoqué la lutte contre la corruption, la mauvaise gouvernance, le favoritisme dans la passation des marchés publics, la concurrence déloyale, qui seront au cœur des activités de l’Observatoire.

Dans la même veine, le président de l’ODDHM a assuré que le fléau de la corruption est tel aujourd’hui qu’il est devenu un phénomène compris comme inhérent, voire partie intégrante de la culture de gestion des affaires publiques, une composante des échanges et des relations de travail.

Mamadou Sinsy Coulibaly a indiqué que, depuis des décennies, acteurs publics, comme du secteur privé et citoyens anonymes, tout le monde convient à la fois du constat de l’existence réelle de la corruption classant le Mali parmi les dix pays les plus corrompus et de la nécessité impérieuse de l’éradiquer. « Mais les pratiques de corruption sont devenues si complexes et si variées qu’elles sont un indicateur de la qualité de la vie de mes contemporains », a expliqué le patron du groupe Klédu.

Comme préalable pour lutter contre la corruption, l’ancien président du CNPM estime qu’il faut d’abord que les politiques croient et encouragent l’initiative privée, le droit à la propriété et s’engagent à diminuer ou empêcher la corruption, déjà en prenant résolument des initiatives pour circonscrire les facteurs de génération et de propagation du phénomène.

« C’est aussi avoir un raisonnement économique libéral dans un monde globalisé, pour créer la richesse nationale, croire et faciliter le développement personnel de la jeunesse et de sa mobilité sociale, en faire un enjeu national pour lui faire accéder à une vie industrieuse et entreprenante », a-t-il poursuivi.

Pour réussir une lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance et avoir une croissance économique solide et conséquente, à travers la création de la richesse par les entrepreneurs, il faut avant tout tenir compte de la dimension culturelle et de la rupture idéologique.

« Ceci est indispensable pour mener une réflexion plus aboutie, qui tienne compte de la capacité humaine, sans oublier l’usage du numérique, des algorithmes et de l’IA », croit savoir le président de l’ODDHM.

Pour couper court aux rumeurs, ses responsables estiment que l’ODDHM, loin d’être une structure de plus, n’a aucun agenda caché. « Son combat est la protection et la promotion des droits humains, la lutte contre la corruption ainsi que la préservation des acquis démocratiques », clament-ils.

Il faut rappeler que l’Observatoire est enregistré sous le récépissé de la déclaration n°0612/G.DB-CAB du 16 octobre 2023, conformément à la Loi n°04-038 du 05 août 2004, relative aux associations.

Abdrahamane SISSOKO

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