Mme Bakayogo Hawa Macalou dit Dalla : Une fierté pour les femmes de Kati

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A l’occasion de cette date symbolique célébrée à travers le monde, il est judicieux de reconnaître les efforts des femmes, de certaines femmes, qui malgré les préjugés se battent pour leur totale autonomisation et le rayonnement de leur localité dans le gotha national. Parmi celles-ci notre choix s’est porté  sur cette brave dame politique, membre du CNT, engagée pour le développement de sa circonscription qu’est Kati en particulier et du Mali en général. Il s’agit de   Mme BakayogoHawaMacalou dit Dalla.

Kati, cette ville garnison à 15 km de la capitale se caractérise par son attachement à l’ordre ancien. Celui de la culture Bambara où le règne patriarcal prime, donnant à l’homme plus de droits pour gérer. Mais une certaine histoire enseigne que le nom de cette ville ‘’Kati’’ est dérivé de celui d’une dame, une missionnaire au temps colonial ‘’Cathérine’’.Comme si la population de Kati est tournée dans le sens de rétablir l’histoire de sa ville, elle est désormais acquise à la cause d’une autre dame, HawaMacalou communément appelée ‘’Dalla’’. N’eurent été les dernières péripéties politiques, c’est bien elle qui allait être ‘’la’’ porte-étendard de Kati à l’hémicycle, en tant que l’une des sept députés élus de la circonscription électorale concernée. Rien n’est perdu pour ‘’Dalla’’, dont la réputation fait sa renommée. C’est pourquoi, à la faveur de la mise en place des institutions de la transition en cours, elle a hérité d’un autre fauteuil de représentativité législative, celui de membre du Conseil National de la Transition (CNT).

Un parcours politique bien tracé

Dotée d’un caractère trempé, respectueuse envers tous et dévouée pour la cause commune, Dalla consciente que le vrai sens de la politique est de contribuer au changement de sa communauté, de sa cité et des conditions de vie de ses compatriotes a vite convaincu sur ses capacités à faire bouger les choses à Kati. C’est pourquoi, dès ses premiers pas sur ce paysage, elle a été propulsée au-devant de la scène politique locale, à travers sa candidature aux législatives de 2013. « On a été au deuxième tour malheureusement on n’a pas gagné » se rappelle-t-elle avec un air de fair-play. Après avoir tiré tous les enseignements de cet échec, l’infatigable Mme Bakayogo  n’a pas lâché prise et a continué a tissé ses toiles dans le landerneau politique sur le plan local et national, ce qui lui  a conduit à être désignée  comme 1ère secrétaire chargée des questions juridiques au sein du bureau national du parti ASMA-CFP lors du premier congrès de cette formation politique.  Puis au second congrès, son engagement et sa présence salutaire auprès des femmes, de toutes les femmes ont constitué un facteur déclencheur pour la porter au rang de Secrétaire générale du mouvement national des femmes de l’ASMA-CFP. Ce rang politique n’est pas une offrande de complaisance pour cette jeune dame, car elle reste la présidente des femmes ASMA-CFP au niveau du cercle de Kati et vice-présidente de la coordination de Koulikoro. En plus de ces postes celle qu’on surnomme Dalla Macalou est membre du Conseil National de la Transition.

Un engagement probe pour la cause des femmes

Parlant de la célébration du 8 mars, journée internationale des droits des femmes, elle dira qu’avant, on ne connaissait pas les droits de la femme mais actuellement cela commence à aller, depuis l’adoption de la loi 052. De ce fait, actuellement les femmes ont toute leur place dans la vie politique.

« On bénéficie de notre quota sur les différentes listes électives et même au niveau des postes de gestion. Par exemple dans un département ministériel s’il y a au moins 4 directions, il est plausible de trouver au moins une femme à la tête de l’une des directions, ce qui est une avancée considérable. Nous cherchons toujours à ce que la situation s’améliore » plaide Dalla Macalou. Et de préciser que les hommes ne sont pas leurs égaux, qu’ils se complètent. Mais, affirme-t-elle, tout ce qu’un homme peut faire une femme peut aussi le faire.                                                                                                                     En tant que membre du Conseil National de la Transition, cette brave dame ambitionne de tout faire pour que la loi 052 relative au quota des femmes puisse être renforcée davantage afin que les femmes soient plus autonomes.

Ses ambitions nobles à l’endroit des femmes et des jeunes de Kati sont intactes. Au regard du fait que Kati est une zone agricole où on peut faire l’élevage, comme lors de son message de campagne aux législatives passées, elle conseille aux jeunes d’accorder une place de choix aux secteurs de l’agriculture  et de l’élevage. Cela, étant donné que tout le monde ne peut pas être fonctionnaire. Œuvrant toujours dans cette lancée, elle a récemment été à Daban et  à Tchiban (tous des villages de Kati), pour inviter les femmes de ces localités à se réunir en associations pour pouvoir bénéficier des appuis des projets des organismes, tel World Vision qui aide les femmes. « Donc on va les approcher pour qu’on puisse les aider au moins à aménager ne serait-ce qu’un hectare en vue de faire du maraichage » a-t-elle annoncé comme projet faisant partie de ses futures actions.

Elle invite toutes ses sœurs de Kati particulièrement et du Mali en général, à ne pas rester en marge des activités politiques. C’est vrai, dit-elle, que les femmes sont souvent piétinées mais cela dépend de son degré d’engagement. Financièrement, reconnaît-t-elle, c’est difficile, mais il y a parfois des organisations qui soutiennent les femmes lors des élections.

« Donc je demande à mes sœurs de ne pas avoir peur de la politique et de s’engager. Parce qu’en réalité les hommes nous exploitent. Nous sous sommes là à les applaudir seulement alors que nous, nous sommes majoritaires avec les jeunes. Les hommes sont minimes par rapport à nous » a conseillé Mme BakayogoHawaMacalou. Tout en déplorant le fait qu’au moment des votes les femmes elles-mêmes préfèrent soutenir les hommes que de soutenir leurs consœurs. Pour éviter cela, elle demande aux femmes de s’entraider, de soutenir toutes les candidatures féminines et que les femmes s’engagent enfin sur la scène politique.

A noter que Mme BakayogoHawaMacalou communément appelée Dalla, est administratrice de travail et de la sécurité sociale,  chargée du contentieux au niveau du cercle de Kati. Elle est détentrice d’un Master 2 en Droit public et membre du Conseil National de la Transition (CNT). Une fierté, doublée de son statut d’icône de jeune-femme politique pour le cercle de Kati

Par Maïmouna Sidibé  

Aminata Koné, actrice comédienne

Une référence dans son métier

Actrice comédienne, d’origine  malienne,  née le 30 octobre 1979 à Bamako, native de Bougoula dans la région de Sikasso, Aminata Koné est sortante de l’Institut national des arts (INA) promotion 1998 -2002. Elle a un parcours riche sur le plan cinématographique pour avoir joué le rôle d’actrice principale dans plusieurs films.

Elle n’est plus un visage inconnu dans le monde de la culture malienne. Sa particularité relève du fait qu’elle s’adapte à tous les rôles, autant sur la scène théâtrale, le plateau cinématographique que dans les spots publicitaires, Aminata Koné est une actrice comédienne professionnelle talentueuse. Elle n’est pas arrivée dans le domaine de la comédie par hasard, car elle est un produit de l’Institut National des Arts(INA) promotion 1998 -2002.  C’est en 2000 qu’elle a joué son premier rôle théâtral dans une pièce titrée ‘’l’enfant paradoxe’’. Dans cette pièce elle a joué le rôle principal, celui d’une fille qui n’était pas d’accord avec les idéaux des hommes. Dans ce théâtre elle  était une fille révolutionnaire avec de bons caractères. Cette pièce théâtrale a constitué un top départ d’une longue et riche carrière pour la comédienne Aminata Koné. C’est ainsi que par la suite, elle a merveilleusement joué un rôle de premier plan dans plusieurs autres pièces de théâtre, participé à plusieurs  festivals et honoré sa présence comme personnage principal dans une quinzaine de films. Le plus remarquable reste son rôle de troisième femme dans la série télévisée ‘’Dou la famille’’, où elle était la femme de LadjiSacko. Ce film lui a permis d’avoir une grande  popularité en Afrique plus particulièrement au Mali.

Après ‘’Dou la famille’’ entre 2003-2005, l’actrice Koné a participé au film ‘’Djèlafa’’ d’Adama Drabo, puis en 2006, dans le film ‘’Commissaire Balla’’ du Centre National de la Cinématographie du Mali(CNCM), en 2007  le film ‘’Sida’’  de Cheick   Oumar Sissoko.  Sur le plan sous régional, elle a signé dans deux films titrés  ‘’Bamako’’ de la boîte de production ivoirienne dirigée par Aïda Mady Diallo en 2015.

De nos jours, après le retrait progressif de certaines ainées du théatre malien, Aminata Koné se confirme comme l’actrice la plus en vue. Ce succès n’est pas sans conséquence pour la comédienne. A force de bien jouer ses différents rôles, certains confondent la personnalité de cette dame souriante avec les rôles des personnages qu’elle incarne dans les différents films. Le film, dit-elle, est un message de sensibilisation, dans la société. Donc, il ne faut pas confondre  Koro de  ‘’Dou la famille’’ et  Bakadia de ‘’Bamako news’’ avec la réelle personnalité de Aminata Koné.

Selon elle, être une femme est une grande chose, la célébration de 8 mars ne signifie pas d’organiser des grandes festivités au nom des femmes. Le vrai sens selon Mme Koné est de consolider l’entraide entre les femmes. « Les femmes ne sont  pas à Bamako seulement, les autres femmes sont dans les villages, elles ont besoin d’aide et d’écoute dans leurs localités respectives » a indiqué Aminata Koné.

Par Fatoumata Coulibaly          

           

 Assitan Coulibaly

Une bijoutière qui gagne sa vie dignement !

Assitan Coulibaly, car c’est d’elle qu’il s’agit est âgée seulement de 24 ans et mère d’une enfant de 7 ans. La jeune dame a choisi d’être bijoutière pour gagner sa vie depuis 2016. Ce travail lui a permis de rafler le trophée de la ‘’Femme Battante’’ en 2017. Ainsi, elle exerce ce métier, qui l’a rendu autonome financièrement, à la Maison des artisans à Bagadadji et s’est faite une place respectable au sein de ce milieu entièrement dominé par la gente masculine. Nous lui avons rapproché à la faveur d’un entretien dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme (8 mars), elle nous dévoile son parcours.

« Il n’y a pas de métier typiquement homme et celui des femmes » telle est la philosophie d’Assitan. Une ligne de conduite qui a été déterminante pour forger son amour pour la forge.

En effet, depuis sa tendre enfance, étant élève, la jeune fille venait à l’artisanat pour assister les bijoutiers et leur aider à vendre leurs bijoux dans les différents services, à ses heures perdues des classes. C’est donc avec cette liaison qu’elle a eu l’amour de ce métier en commençant par l’apprentissage et maintenant en tant que bijoutière confirmée, depuis 2019.

En plus, travaillant à son propre compte depuis des années, Assitan Coulibaly transmet son savoir qu’elle a eu  avec son aîné et maître, Boubacar Samaké, à ses jeunes frères, qui sont eux aussi des élèves, en les formant à la bijouterie.

Parlant des difficultés, l’orfèvre n’a pas caché  les misères qu’on lui a fait vivre, car étant la seule femme parmi les hommes. Elle était donc indexée par des préjugées et mauvais clichés, qui constituaient un lourd fardeau pour elle.

« J’ai eu tellement de difficultés ! D’autant plus que quand une femme vient travailler parmi les hommes, c’est déjà un problème. La seule solution est d’être tolérante. Avant que je m’y fais, j’ai été traumatisée par certaines accusations qui ne me donnaient plus le goût de venir travailler. Néanmoins, ça va aujourd’hui. Aussi, j’ai des soucis de santé parce que ce travail est lié à des efforts physiques. C’est à cause de cela que j’ai mal au thorax souvent. Je suis tenue par l’amour de ce métier » a-t-elle précisé.

D’ailleurs comme projet, Assitan Coulibaly aimerait ouvrir une école professionnelle de la bijouterie qui apprendra mieux les jeunes à bénéficier de ce travail qu’est la joaillerie. Elle ambitionne de créer aussi à son compte un atelier de bijouterie, digne de ce nom.

A l’occasion de cette fête, dite celle des femmes, elle a lancé un vibrant appel aux femmes de travailler avec sérénité, car seul le travail paye. « C’est le travail qui rend noble et c’est mieux que de quémander les 500 et 1000FCFA, et vouloir se faire entretenir par les hommes. Grâce à Dieu, ce travail m’a permis d’être autonome et aider mes prochains », déclare-t-elle avant d’inviter les femmes à fêter avec joie et fierté cette journée de l’autonomisation de la femme, qu’est le 8 mars et d’être toujours battantes jusqu’au bout.

Par Mariam SISSOKO

Mme SinayogoAssanTogola, transformatrice d’arachide

Un exemple de femme battante

Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre aujourd’hui le 8 mars, journée internationale des droits de la femme. Pour l’occasion nous vous proposons le quotidien d’une femme battante parmi tant d’autres. Il s’agit deMme SinayogoAssanTogola, commerçante, transformatrice d’arachide en  patte d’arachide à Sebenikoro en commune VI du district de Bamako.

La soixantaine révolue, cette brave dame est dans ce métier il y a plus de 30 ans de cela. Connue par plus d’un  grâce à la qualité de son travail et de ses services, elle a des milliers de clients et reçoit beaucoup de commandes à travers le pays et de l’étranger. Elle a l’habitude de commander des sacs de 100 kg d’arachides pour transformer en patte d’arachide de très bonne qualité.

« J’ai des clients venant de partout, des civils, des porteurs d’uniforme. Il y a une policière qui vient acheter 30 ou plus de seau d’arachides ici chez moi pour ensuite aller les revendre dans son service. Des fois elle achète 200 kg d’arachide afin que je puisse les transformer en patte», a fait savoir la commerçante.

En dehors de ces commandes, elle produit chaque jour de la patte d’arachide dont la vente est destinée au marché. « C’est le lot que je vende au marché qui est plus rapide à être commercialisé », dit-elle. Pour cela, cette courageuse femme peut produire et vendre 300 kg par jour. Sauf les dimanches où il n’y a pas assez de marché, elle vend seulement 100kg.

Par rapport aux retombées financières de son activité, la vieille Assan ne se plaint pas. « La plupart de mes clients sont des fonctionnaires, donc je suis obligée d’attendre la fin du mois pour qu’ils remboursent mes dettes. Souvent la production se diminue, parce que nous sommes obligés d’attendre le remboursement des dettes que les clients prennent pour pouvoir produire d’autres pattes d’arachides et les placer » soutient Mme Sinayogo.

Comme dans l’exercice de tous les autres métiers,AssanTogola a rencontré des difficultés et est restée optimiste jusqu’aujourd’hui. Pour elle, il faut juste être patient pour pouvoir un jour récolter les fruits de son travail. Il y’a aussi un autre facteur d’handicap, relatif à la montée du prix du sac d’arachide sur le marché. « Cela joue sur notre travail, mais ne nous fait pas arrêter la production. Pendant ce temps nous ne trouvons pas assez de bénéfice » signale-t-elle. Et il arrive même, qu’elle soit confrontée à la perte sur le marché. Une situation qui l’oblige à puiser dans ses maigres économies pour ne pas rester les bras croisés à ne rien faire.

« J’ai tout eu dans ce métier. Grâce à ce travail j’ai pu construire ma propre maison, je nourris ma famille avec, je subviens aux besoins de mes enfants avec cet argent » s’est réjouie cette mère battante.En plus de ce métier, Mme Sinayoko fait des voyages d’affaire dans certains pays de la sous-région pour aller acheter des marchandises (habits et autres divers) pour le faire revendre par ses enfants.

Dans le but de pérenniser ce travail, AssanTogola, a initié ses enfants dans ce métier afin qu’ils puissent prendre la relève quand elle n’aura plus la force de le faire. Et d’indiquer : « Même maintenant quand je ne me sens pas bien ce sont mes enfants qui vont au marché pour vendre à ma place ».

Comme conseil, elle appelle toutes les femmes à travailler, de ne pas rester assises et croiser les bras. La femme selon elle, doit se battre des deux côtés, chez son père et chez son mari pour contribuer aux dépenses familiales ne serait-ce que celles des enfants.

Par Maïmouna Sidibé

 

Fanta Coumaré, conductrice de taxi

Une jeune dame qui force l’admiration des passagers et de son entourage

D’origine malienne, célibataire sans enfant, Fanta Coumaré détentrice d’une maitrise en communication, âgée d’une trentaine d’années est chauffeur de véhicule de transport en commun, une voiture taxi. Un exemple qui donne la parfaite illustration qu’il n’y a pas de métier exclusivement réservé aux hommes.

Mme Fanta Coumaré est une jeune-femme battante très connue et respectée dans le milieu de transporteurs en commun à cause de sa rigueur et sa compétence. Son avantage est qu’elle sait ce qu’elle fait et pourquoi elle le fait.

Elle est détentrice d’une maîtrise en communication promotion 2011, suite à la crise de 2012 que notre pays a connu, les choses n’allaient pas  bien chez elle pour attendre d’être employée uniquement comme chargée de communication (sa spécialité). Elle  avait de la peine pour trouver un boulot rentable afin de subvenir à ses besoins et celui  de sa famille. Avant d’acquérir ce que son destin lui a préparé, elle  a tenté beaucoup d’autres métiers.  C’est en 2018 qu’elle a commencé son boulot de chauffeur de taxi avec les véhicules d’autres personnes.

Passionnée du métier de chauffeur de taxi, la jeune fille battante ne travaille sous le commandement d’aucune personne aujourd’hui. Elle  est sa propre patronne, elle  a acheté sa propre voiture grâce à son dévouement et son dynamisme.

Fanta, par ce que son taxi est en règle, circule partout à Bamako et environnants sans crainte. Elle n’a pas de relation particulière avec ses collègues hommes chauffeurs. « Les Maliens pensent que les femmes sont des mauvaises conductrices que c’est elles à la base de nombreux accidents de circulation. Dès fois certaines personnes refusent de rentrer dans mon taxi par peur,parce que je suis tout simplement une femme » raconte-t-elle avec un ton rassurant.

Malgré le poids du travail et le fardeau des regards, cette jeune-dame est arrivée à tirer son épingle du jeu. Aujourd’hui, elle est indépendante et autonome financièrement, au point de subvenir aux besoins  de sa famille.

Dans le cadre de la journée internationale des femmes, son message à ses sœurs et mamans est un appel au travail.Qu’il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves avec le courage et la détermination et ne surtout pas écouter les mauvaises langues. « Battez-vous pour vos rêves et vos ambitions et faites le travail que vous croyez être bénéfique, il n’y a pas de sot métier » déclare-t-elle.

Les témoignages de ses clients !

Amadou Traoré client de la jeune fille, témoigne d’avoir connu Mme Coumaré dans ce métier depuis des mois. « Une jeune-dame très compétente dans la  conduite. Dans la circulation elle est devenue exemplaire, voire une exception qu’on regarde avec curiosité. Elle conduit mieux que les hommes, et puis elle est moins cher »dit-il.

Quant à Djénéba Sissoko, elle affirme avoir connu la conductrice Coumaré tout récemment. « C’est l’une de mes connaissances qui m’a donné son contact en affirmant qu’elle est la meilleure de sa génération dans le métier de chauffeur. Je suis responsable d’une entreprise, chaque jour que Dieu fait, elle vient me chercher à la maison pour m’amener au travail. Fanta est très ponctuelle, elle roule avec  prudence. Je l’encourage beaucoup. Aujourd’hui  c’est rare de voir une jeune fille détentrice d’une maitrise en communication exercer ce métier. Elle est une femme battante, les autres filles doivent l’imiter pour ne pas rester à la merci des hommes » nous a-t-elle donné comme témoignage.

« Je la trouve bien. Elle aime ce qu’elle fait. Dans la vie, il faut exercer la profession que tu aimes. Il ne faut pas travailler pour faire plaisir à quelqu’un, il faut travailleur par l’amour du métier » martèle Siaka Z Traoré.

Par Fatoumata Coulibaly

 

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