Notabilités traditionnelles du nord à Bamako : «Usurpation de titre ou course au pouvoir ?» s’interroge Asilakane Ag Mossayad

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Dans un communiqué rendu public le samedi 15 août 2020, Asilakane Ag Mossayad s’interroge sur la qualité de certaines notabilités qui disent représenter le septentrion dans la capitale à Bamako. «Nous avons remarqué avec stupéfaction et consternation l’intrusion  à l’échelle nationale des personnes représentant les notabilités du septentrion dont elles se réclament», s’exclame-t-il. 

Pour lui, ceux d’entre eux étant élus locaux peuvent avoir la légitimité traditionnelle, comme l’atteste leur pérennité aux postes électifs de leurs localités respectives à l’image de Kidal et Ménaka. Ceci étant, un impératif de taille demeure actuellement : la restauration de la paix et la cohésion sociale dans les régions du Nord.

Tout collectif desdites légitimités traditionnelles ou chefs coutumiers doit s’investir dans cette tâche de restauration de la paix lourdement entachée et dont les conséquences sont de nature à déstabiliser l’ossature sociale dans nos régions.

Traditionnellement, nos chefs coutumiers et légitimités issus du rang social avéré et reconnu s’occupent moins d’apparat à l’échelle nationale  que la résolution et la prévention à la source des conflits sociaux et communautaires voire nationaux. Cette démarche est d’autant moins productive que certains de ses initiateurs, qui disent représenter les légitimités au nord, ne sont responsables que de leur propre personne car résidant régulièrement dans la ville de Bamako depuis des lustres, martèle le signataire de cette déclaration.

Ceci est d’autant plus vérifiable qu’aucun d’eux n’a jamais manifesté sa solidarité aux communautés du nord dans leur traversée des affres de la crise et ses soubresauts terroristes. «Il est donc lancé un appel pressant pour restaurer un ordre réel dans ce collectif, dont d’autres personnes exploitent les tenants et les aboutissants et agissent en leur propre chef au grand dam des communautés élargies du nord qui ne les reconnaissent quasiment pas», rappelle Asilakane.

En définitive,  au plan national, aucune concertation administrative n’a mis en place un collectif dont les décisions peuvent avoir des ramifications sociales ayant tendance à caporaliser des communautés et entités sociales dont le seul espoir réside dans l’option conduite  par les vrais chefs coutumiers traditionnels qui les représentent réellement et dont la représentativité ne souffre d’aucune zone d’ombre.

À titre de rappel, parmi ce collectif, il y a des chefs coutumiers qui ne souffrent d’aucune contestation dans leur localité notamment Kidal et Ménaka.

Ceci est un constat d’Asilakane Ag Mossayad, un contribuable du septentrion et un contributeur d’idées forces pour la restauration des valeurs sociales du Nord et ses communautés aux fins qu’un vrai collectif soit mis en place, avec un leadership traditionnel connu de toutes et de tous, car intégrant l’histoire dans son entièreté et le présent dans tous ses compartiments.

GT  

 

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