Régime d’IBK et le trafic d’influence : Un conseiller à la Présidence force la circulation

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Caractérisée par la corruption et la malversation financière, le trafic d’influence s’invite dans la gestion du pouvoir sous le Président Ibrahim Boubacar Keïta.
Ce mardi matin, 15 Octobre 2014, s’est passé un événement spectaculaire  entre les éléments de la circulation routière au niveau du carrefour du rectorat de la colline du savoir en commune V du district de Bamako et un conseiller à la présidence.  Comme d’habitude, aux heures de pointe où chacun cherche à se frayer un chemin, les policiers s’investissent pour fluidifier la circulation. Dans sa mission de régulation de la circulation, ils ont eu à faire à un «super homme» de la République, un conseiller de la présidence aux environs de  8H. À cette heure où les policiers étaient au four et au moulin pour réguler la circulation, un conseiller de la présidence se croyant au dessus de la loi a forcé le passage.  Malgré  l’insistance du policier à le stopper, le conseiller à la présidence clairement identifié par certains usagers à bord d’un 4X4/V8  de couleur verte immatriculé P.3662  s’est livré en spectacle. Il a
fait fi de tout cela en continuant à forcer la circulation au grand dam des usagers devenu spectateurs d’un cas d’indiscipline venant de la haute sphère de l’Etat.
Faut-il le rappeler,  les situations permettant aux usagers de bénéficier de ce privilège  sont limitativement énumérées. Il s’agit en l’occurrence d’une ambulance avec gyrophare en marche, ou tout signe visible ou audible indiquant l’urgence, véhicule de secours, corbillard et  le cortège officiel.
En dehors de ces cas, l’identité de quelque individu, fut-il un conseiller de la présidence ne saurait donner la liberté de circulation  aux mépris de ces règles élémentaires. Or, avec notre super homme, aucun indice motivant l’urgence n’était  perceptible.  Pour un homme reconnu comme récidiviste par les policiers, il y a lieu  de constater qu’il s’agit  purement et simplement d’un trafic d’influence qui met non seulement en  mal les autorités en  charge de la circulation, mais aussi écorche  davantage l’image des autorités du pays déjà confondues dans les malversations financières telles qu’indiquées par les enquêtes du FMI.
Oumar KONATE

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5 COMMENTAIRES

  1. Mr le journaliste êtes vous sur que le corbillard fait partie des véhicule prioritaire? si oui citez le texte qui qui le précise .

  2. Monsieur le journaliste, vous oubliez d’ajouter que le conseiller n’a pas voulu filer les 1000F CFA entre les mains des policiers autrement il ne serait pas indexé dans votre journal. Et que dire des conducteurs de moto (djakarta) et autres qui font le dépassement à gauche dans les rond-points et carrefour? Eux qui s’entassent aux feux tricolores devant les automobilistes comme des cafards. Eux qui ignorent que s’il n’y avait que des motos en ville, on allait pas goudronner nos routes et les élargir. Eux qui transportent 3 à 4 persponnes au vu et au su des policiers. Eux qui insultent les automobilistes qui les empêchent de s’infiltrer imprudemment entre les voitures. Eux qui klaxonnent les corbillards, les véhicules remorques, les sapeur pompiers, les ambulances au motif qu’ils sont pressés. Il urge de revoir le code de la route ou de l’appliquer dans toute sa rigueur. Nos enfants se mettent en danger inocemment et sous la barbe des policiers sensés les sanctionner. VIVE LA REPUBLIQUE

  3. Mr le journaliste on est en démocratie et la liberté de la presse est une réalité au Mali depuis le 26 mars 1991; Si vous ne pouvez désigner ce conseiller par son nom, changez de métier et allez faire autre chose. Pauvre poltron.

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