Riposte contre les propos haineux du général français, Jean Bernard Pinatel : Un grand meeting en ligne de mire, ce samedi 25 mai !

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Pour dénoncer le jeu trouble de la France au Mali, recadrer le Général français, Jean Bernard Pinatel et l’universitaire, Alexandre  Del Valle, par rapport à leurs propos visant à mettre à mal l’unité nationale au Mali, une coalition de jeunes a tenu un point de presse, hier dimanche 19 mai, à la Bourse du Travail. Le principal conférencier était le porte-parole de cette coalition, Abdoul Niang, entouré pour l’occasion d’Ibrahim Kébé, Siriki Kouyaté, Adama Ben Diarra, Bassaro Sylla et Amadou Lamine Diallo.

« Le peuple malien a entendu avec consternation certains propos inamicaux voire haineux tenus successivement par un officier, un universitaire et des medias français aux ordres d’un Etat qui s’ingénie depuis des décennies à travestir l’histoire du Mali en tant que Nation  pour l’adapter à son projet méphitique d’opposer  des communautés  qui ont toujours vécu dans la symbiose les unes aux autres » a déclaré M. Niang comme propos liminaire de cette coalition.

Selon lui, c’est  d’abord le Général Jean-Bernard Pinatel, qui a ouvert ce bal. Cela dit-il, quand il soutenait que la situation ne se stabilisera que si Bamako consent à faire évoluer le statut de l’Azawad. Car pour le Gal Pinatel, souligne Niang ,  les Touaregs et les peulhs refuseront toujours de se soumettre aux noirs du Sud. « Il est inadmissible que les français, engagés militairement au Mali au nom de la préservation de son intégrité territoriale, se permettent une telle liberté à notre égard » a-t-il prévenu.

En plus, il a souligné, qu’un autre soit disant universitaire du nom de Alexandre Del Valle a surpris le monde entier en faisant un exposé de son ignorance à la fois de l’histoire des communautés maliennes et des réalités du Mali.

Aux dires de M. Niang, ce dernier a  déclaré que : «  Depuis la création du Mali, les gens du Nord, non noirs, non africains, ne veulent pas vivre avec leurs ancien esclaves du Sud et les gens du sud veulent se venger sur les anciens esclavagistes du Nord ».

Pour Niang, il est évident que cette fabrication des démons de la haine ne saurait résister à l’analyse. A cet effet, dit-il, il  suffit de s’interroger sur l’empire arabo-berbère  qui a consacré la domination des tribus du nord sur le sud et de chercher à comprendre comment le métissage et le brassage culturel se sont opérés.

Selon lui, Alexandre pousse l’outrecuidance jusqu’à affirmer sur les médias qu’une partie de la population du Nord est non africaine. «  Ça peut être quelle tribu ? » s’interroge-t-il.

Pour le porte-parole Niang, cette série de déclarations préjudiciables à l’unité nationale du Mali n’est pas une dérive isolée. Cela, argumente-t-il, quand on sait que les profils de leurs acteurs et le moment choisi (4ème anniversaire de la signature de l’Accord issu du processus d’Alger).

Selon lui, de telles déclarations similaires avaient été faites en 2015 au Mali par Jean Ives le Drian, ministre de la Défense d’alors, selon lesquelles il y aurait deux ‘’ peuples’’ au Mali qui peinent à cohabiter.

«  Nous avons donc compris que toutes ces entorses faites à notre histoire, cet entêtement à vouloir mettre à mal notre unité, ne visent qu’à diviser notre pays afin de faire main basse sur ses ressources naturelles et bénéficier des intérêts géostratégiques » a-t-il affirmé, tout en soulignant que le peuple digne du Mali ne saurait tolérer l’exécution d’un tel projet funeste.

Par ailleurs, il a saisi cette occasion pour condamner le silence de la chaîne diplomatique, de la classe politique et d’une partie importante de la société civile du Mali. Après avoir condamné le silence coupable et habituel de la Minusma et de la communauté Internationale, il  a mis en demeure le ministre des Affaires Etrangères d’interpeller  immédiatement l’ambassadeur de la France au Mali pour éclaircissement.

Avant de terminer, il a annoncé qu’un meeting populaire sera organisé à l’esplanade de la Bourse du travail, le samedi 25 mai, à partir de 16h.

Par Moïse Keïta

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