Djoliba AC : l’élection de Me Bassalif Sylla contestée par un collectif de quatre candidats
Maître Bassalif Sylla a été élu nouveau président du Djoliba AC pour un mandat de quatre ans, lors de l’assemblée ordinaire du club tenue ce samedi 30 août à Bamako.

Toutefois, l’élection de l’ancien vice-président à la tête du club de Hérémakono est contestée par un collectif de quatre candidats, qui dénonce une mascarade et promet d’employer tous les moyens légaux pour se faire entendre.
Maître Bassalif Sylla est le nouveau président du Djoliba AC. Unique candidat en lice, depuis le retrait des autres pour violation des textes, il a été élu ce samedi 30 août par les délégués à l’assemblée générale ordinaire du club avec 56 voix sur 73 pour un mandat de quatre ans. Le désormais ancien vice-président des Rouges de Bamako succède ainsi à Tidiane Niambélé, qui n’était pas candidat à sa propre succession. Le nouveau président du Djoliba AC, qui n’est pas un inconnu du bataillon, n’a pas le temps de savourer sa victoire et doit faire face à une contestation.
Réunis au sein du collectif « Sauvons le Djoliba AC », Bourama Traoré dit Allah ka Bourama, ancien capitaine du Djoliba et des Aigles du Mali ; Djénèbou Sanogo, ex-capitaine du Djoliba Basket Dames ; Lassana Fané, ex-capitaine du Djoliba ; et Mohamed Sacko, président de la section Basket, tous candidats à la présidence du club, contestent son élection. Lors d’une conférence tenue ce samedi à la Maison de la presse, le collectif « Sauvons le Djoliba AC » a qualifié l’assemblée générale ordinaire de « mascarade » et de « hold-up électoral ».
Le collectif « Sauvons le Djoliba AC » qui affirme n’avoir jamais refusé de participer à l’assemblée générale ordinaire rejetant ainsi les affirmations de la commission électorale. Ils affirment avoir demandé la garantie minimale de transparence et dénonce des irrégularités flagrantes notamment l’absence de notification officielle des communications, la violation des délais et procédures statutaires et enfin organisation opaque, contraire aux principes de bonne gouvernance.
Selon le collectif, ces manquements ne sont ni des erreurs ni des négligences. « Ils traduisent une volonté délibérée d’exclure toute voix discordante. Ce qui s’est joué au Radisson n’était pas une élection, mais une mise en scène », déplore le collectif. Il promet d’utiliser les moyens légaux pour se faire attendre. C’est donc une nouvelle crise qui s’ouvre au sein du Djoliba AC après celle de 2009 et 2017.
Abdrahamane SISSOKO/maliwe.net
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