Arts martiaux au féminin : Une arme contre les VBG !

Faire de l’art de martial chez les femmes, un instrument de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), très majoritairement femme, est l’un des pans clés de la journée nationale des arts martiaux au féminin qui s’annonce entre les 5 et 6 septembre 2025 à Bamako. Une initiative de l’ancienne championne Taekwondo, Aïda Tiama et présidente de l’Association des femmes pratiquantes des arts martiaux.
La semaine prochaine entre les 5 et 7 septembre se déroulera l’activité phare de l’Association des femmes pratiquantes des arts martiaux au Mali, nous a confié la présidente de l’association, Aïda Tiama, lors d’un entretien exclusif avec le journal Mali Tribune. Il s’agit, annonce-t-elle, de la ‘’Journée nationale des arts martiaux au féminin’’ dont le lancement officiel est prévu pour le samedi 6 septembre au stade du 26 mars. Au menu des grands moments, la question des violences basées sur le genre. Elle cite : « Des conférences, des formations, des sensibilisations et l’initiation à des techniques de ‘’self-défense’’, dans le cadre de lutte les VBG ».
En ces derniers temps, les femmes ont été vraiment violentées, regrette la présidente de l’association des femmes pratiquantes des arts martiaux au Mali pour avancer que : « Nous, on veut prendre les arts martiaux comme un outil de garde pour lutter contre la violence basée sur le genre. Certes, quand on parle de violence basée sur le genre, on parle aussi d'hommes et de femmes. Donc, je pense quand même que la femme, tout comme l'homme, peut pratiquer les arts martiaux pour se protéger contre certaines formes de violences. Physique, surtout ».
A ses dires, les arts martiaux sont des disciplines qui aident l'être humain à se protéger donc, ils peuvent apprendre aux femmes à se défendre et à mieux se protéger. « En plus des techniques d’arts martiaux, on ajoute des mots de sensibilisation et comportements de paix, à ne jamais attaquer en premier. En tant que pratiquante des arts martiaux, on est obligé de défier certaines choses sauf les cas de force majeure ou de légitimité de défense », a souligné Aïda Tiama.
« La journée des arts martiaux au féminin va nous permettre de lancer un appel à toutes ces femmes qui luttent contre et disent non aux VBG. Nous les invitons toutes. C'est vrai, on peut sensibiliser, on peut dire non à la violence, mais il faut quand même se préparer. Au cas où ça va arriver, il faut savoir qu'il faut être en mesure de te défendre », a conclu et conseillé le 4ème Dan Taekwondo, maître Aida Tiama.
Koureichy Cissé
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