Conseil de la FAPBEF des pays membres de l’UEMOA : Mme Touré Coumba Sidibé élue hier à la tête de l’organisation

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La Fédération des associations professionnelles des banques et établissements financiers de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Fapbef/Uemoa) a tenu, hier jeudi 17 janvier, dans un hôtel de la place, sa deuxième réunion du Conseil fédéral de l’année 2018. La cérémonie d’ouverture était présidée par Saïbou Diaby, représentant du ministre de l’Economie et des Finances, en présence de la présidente de l’Apbef-Mali, Touré Coumba Sidibé, de la représentante du président de la Fapbef/Uemoa, Nana Aïssa Ango et des cadres de plusieurs banques des pays membres de l’Uemoa. A l’issue des travaux, la présidente de l’Apbef-Mali, Mme Touré Coumba Sidibé, a été élue présidente de la Fapbef/Uemoa.

Dans son discours de bienvenue, la présidente de l’Apbef-Mali a rendu vibrant hommage à ses confrères venus des pays membres de l’Uemoa pour avoir assisté à cette réunion de la Fédération. Selon elle, cela illustre de manière éloquente l’attachement, l’esprit de partenariat et l’importance qu’ils ne cessent d’accorder aux grandes préoccupations économiques de notre région, notamment l’accroissement et l’amélioration des offres de services financiers et bancaires aux populations de l’Uemoa en général et aux populations maliennes en particulier.

A le croire, la Fapbef/Uemoa joue un rôle important de représentation et d’interface entre ses membres et la Commission de l’Uemoa, les Administrations publiques, les Autorités monétaires et financières de la Bceao, la Commission bancaire de l’Uemoa. A ce titre, elle apporte une contribution de très grande qualité au renforcement de la profession bancaire, à la promotion d’un système financier inclusif et performant au service du développement et de la croissance économique dans l’espace Uemoa dans un marché financier mondialisé.

En termes d’actions menées par la Fédération, elle précisera que celles-ci ont permis d’assurer une plus grande solidarité entre les membres, une meilleure communication interne et externe, ainsi que l’instauration d’un climat de saine concurrence entre les membres et le renforcement des moyens d’actions de l’association. “Au fil du temps, la Fédération s’est imposée comme une véritable force d’analyse, de proposition et d’action. Ce qui s’est traduit par une plus grande lisibilité de son rôle et de ses orientations stratégiques”, a-t-elle fait remarquer.

Améliorer la gouvernance des établissements bancaires

De sa lecture, ce rôle de la Fédération devra être renforcé dans les années à venir en raison des profondes mutations, notamment réglementaires auxquelles la profession fait face : le plan comptable révisé et l’application des règles Bâle II et Bâle III, les nouvelles règles sur la gouvernance des établissements de crédit à travers les cinq circulaires éditées par la Bceao, le dispositif de financement des petites et moyennes entreprises…

Pour sa part, la représentante du président de la Fapbef/Uemoa a noté que la Fédération a participé activement au développement des projets mis en œuvre par la Bceao tels que la transposition des normes de Bâle II et III dans le corpus prudentiel de l’Uemoa, la révision du plan comptable bancaire et la mise en place du Bureau d’informatique sur le crédit. Et d’ajouter que toutes réalisations ont été possibles grâce à la collaboration indispensable et à la qualité des relations que les banques ont toujours entretenues avec les Autorités de régulation et de surveillance monétaire de l’union.

A ses dires, c’est dans ce cadre que la Fapbef/Uemoa a élaboré un ambitieux programme d’activités pour l’exercice 2019, qui s’appuie notamment sur le mode opératoire de la nouvelle philosophie d’autorégulation. Selon elle, celle-ci implique la définition d’un plan stratégique contenant les nouvelles orientations stratégiques de la Fédération. “Cette nouvelle démarche nécessite la collaboration de tout un chacun dans sa mise en œuvre en vue d’assurer un développement continu et durable de notre profession”, a-t-elle précisé.

Une croissance inclusive et durable

Quant au représentant du ministre de l’Economie et des Finances, il a invité le secteur bancaire à une plus grande implication dans le financement du développement économique, social et culturel pour une croissance inclusive et durable. Et de rappeler que notre espace économique et monétaire, dans son ensemble, traverse des moments particuliers de son histoire avec la multiplication des crises sécuritaires ou politiques.

Selon lui, cette situation a rendu difficile l’exercice de l’activité bancaire qui exige des conditions sécuritaires minimales à observer. Et de poursuivre que malgré ces contraintes réelles liées à l’environnement, le système bancaire de notre sous-région a confirmé sa résilience face à la conjoncture économique peu favorable et à un environnement international de plus en plus incertain, marqué notamment par des crises entre les Etats les plus avancés.

Il a saisi l’occasion pour rassurer que les Etats ne ménageront aucun effort pour accompagner le secteur bancaire dans la réussite de la politique d’inclusion financière des populations. Selon lui, l’un des défis que le secteur doit relever, c’est le financement bancaire de nos économies.

A côté des avancées significatives notées, il dira que quelques défis restent encore à relever. Il s’agit de celui de la bancarisation. En effet, dit-il, plus de 150 ans après la création des premières banques dans l’union, 7 à 8 personnes sur 10 ne disposent pas encore de compte bancaire. “Le taux de bancarisation strict demeure extrêmement faible, ce qui handicape sérieusement le développement économique des Etats. Les raisons de ce faible taux de bancarisation sont connues, à savoir la faiblesse des revenus, l’insuffisance de la culture financière ainsi que la forte propension de la population à thésauriser dans les zones rurales”, a-t-il conclu.       

Boubacar PAÏTAO

 

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