Conseil central ordinaire de l’Untm

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Cinq jours après la célébration l’indépendance de notre pays qui a soufflé, l’UNTM vient de tenir son conseil central ordinaire à la Maison des Ainés de Bamako.  Au terme des travaux du conseil, le secrétaire général, M. Siaka Diakité, Secrétaire général du syndicat  a animé un point de presse portant sur quelques sujets brûlants de l’heure comme le préavis de grève  déposé le 08 septembre sur la table du Gouvernement et la position par rapport à la reforme constitutionnelle. 

L’objectif de ce conseil était d’évaluer les actions entreprises par l’UNTM pendant les quatre dernières années. A l’ouverture, le secrétaire général,  M. Siaka Diakité, après avoir demandé d’observer une minute de silence en la mémoire des martyrs du colonialisme tombés sur le champ d’honneur, rappellera que ce conseil s’ouvre sur un Mali politiquement engagé dans la perspective d’importantes réformes en vue du renforcement de sa démocratie. L’acteur social, dit-il, que nous sommes observe la scène avec un intérêt évident. Notre position est connue. Nous l’avons rendu publique et partagée avec vous par fidélité à nos grands principes a-t-il poursuivi.

L’untm a un calendrier marqué par une  étape très importante dans la vie de l’organisation c’est-à-dire la séparation des mandats politique et syndical qui tire vers sa fin a expliqué le Secrétaire General. Un nouveau secrétaire va être élu lors d’un congrès qui se tiendra dans quelques mois c’est-à-dire avant la fin de l’année. Un préavis de grève a été aussi déposé le 08 septembre dernier par l’untm sur la table du gouvernement et du patronat du Mali. Cette revendication porte sur l’équilibre des grilles de la fonction publique, de la mise en œuvre des différents protocoles d’accord signés entre le gouvernement, le patronat et les différentes branches de l’untm, du relèvement des taux des primes et indemnités, du plan de carrière des fonctionnaires, de la relance du secteur postal et de l’octroi de 10% du capital de la Sotelma aux travailleurs de l’entreprise. La longue liste de revendications comporte aussi l’application des différentes conventions collectives signées, la finalisation du processus d’intégration des contractuels dans l’administration  de l’Etat, le paiement des indemnités des partants volontaires à la retraite dont les noms ont été auparavant omis,  l’application des conclusions issues du conseil supérieur du travail sur l’âge de la retraite, le paiement des droits des travailleurs licenciés, le rétablissement des responsables syndicaux dans leurs droits,  l’instauration du fonds minier conformément à la lettre et l’esprit du texte initial,  la publication du bilan des privatisations des entreprises publique privatisées jusque là afin de permettre à tous les acteurs de mieux s’orienter pour l’avenir a conclu le secrétaire général de la centrale syndicale.

Abdoulaye Kékoro Sissoko

 


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