Pouvoir politique en Afrique : Y aurait-il un mystère dans le fauteuil présidentiel ?

Il est aujourd'hui très triste de constater, partout sur le continent africain, que la majorité des dirigeants ne veulent pas quitter le pouvoir, ne respectent plus la Constitution de leurs pays, encore moins, leurs propres paroles et engagements.

02 Oct 2025 - 08:54
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Pouvoir  politique en Afrique :  Y  aurait-il  un mystère dans le fauteuil présidentiel ?

Si la quasi-totalité des pays africains a longtemps  évolué, dans un contexte de parti unique, dans les années 90, après le discours du président François  à la Baule, ils ont voté des constitutions  qui garantissent le multipartisme intégral. Toutes les libertés individuelles et collectives  ainsi que la liberté d’expression  étaient garanties.  Nous avions même vécu des alternances démocratiques au pouvoir. Tout le monde avait cru que les urnes allaient être désormais,  la seule voie par laquelle l'on devrait accéder au pouvoir. Beaucoup d’observateurs et analystes politiques avaient, à tort, estimé que la dynamique était irréversible.

Mais trente  (30) ans après, certains pays, notamment en Afrique de l’Ouest francophone, ont connu des coups d’Etat militaires. Ceux qui n’en ont pas connu,  ont vu leurs constitutions tripatouillées afin que leurs dirigeants puissent s’éterniser au pouvoir.  Le pouvoir politique aurait-il  une autre définition en Afrique, notamment francophone ? Il  y  aurait-il  un mystère dans le fauteuil présidentiel  qui pousserait  les dirigeants à se cramponner  à leur poste présidentiel?

Une chose est certaine, sont nombreux, les pays africains qui sont actuellement retournés  à un régime dictatorial avec ses corollaires de confiscation des libertés individuelles et  collectives. Certains pouvoir ont procédé à la suspension des Constitutions précédentes ou tout simplement procédé à l’écriture d’une nouvelle Loi Fondamentale, taillée sur mesure, qu’ils  ont fait voter au forceps.   Les acteurs ou partis politiques concurrents sont savamment éliminés de la course à la présidentielle et aux Législatives.  Visiblement, ces dirigeants s’accrochent au Pouvoir qu’ils ne veulent quitter sous aucun prétexte. Ils s’octroient ainsi des mandats présidentiels illimités. Pire, ils  rejettent l’idée même  de l'alternance démocratique au pouvoir.  Dans des cieux, le pouvoir devient l’incarnation de  leur propre personne.

Il existe aussi  une autre catégorie de dirigeants,  qui entretiennent le flou  permanent  sur  les  questions  électorales,  sans clairement situer leurs concitoyens sur l’éventualité d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Or,  pour  asseoir  la paix et la cohésion sociale dans leurs pays,  les dirigeants politiques devraient strictement respecter leurs constitutions. Qui garantissent pourtant les libertés individuelles et  la libre opinion. L’on est  désormais en droit de poser la question : pourquoi les dirigeants ne veulent-ils pas quitter le pouvoir ? Quel mystère se trouve-il dans le fauteuil présidentiel ?

Toutefois,  il existe   quelques bons exemples de l'alternance  démocratique  au pouvoir sur le continent noir. Le Ghana, le Sénégal,  le Liberia, le Cap vert, le Nigéria, en sont  des exemples qui honorent le système démocratique. Par contre,  le Cameroun et la Guinée Équatoriale,  pour ne citer que ces deux,  sont des tristes exemples. Quant au cas spécifique de la côte d'Ivoire, les paroles données par le président au Pouvoir,  n'ont jamais été respectées. L'Afrique a encore du chemin faire. Car le pouvoir politique contribue hélas à  transformer  négativement les dirigeants. Qui prennent  la posture de se maintenir au pouvoir. Vaille que vaille !

Chronique de Monoko Toaly

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Commentaires (6)

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Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Il faut voir le fauteuil de la présidence des partis politiques qui est une autre consideration tres importante car au CNID, YELEMA, PARENA, UDD, FARE, SADI, CODEM, etc nous voyons des présidences-a-vie de Mountaga Tall, Moussa Joseph, ABD, Poulho, Modibo Sidibe, Hubert Coulibaly, Omar Mariko, Amadou Koita, etc...
sangare
sangare 1 an
L'exercice du pouvoir par les militaires est une parenthèse dans le cadre du PROCESSUS DÉMOCRATIQUE enclenché en 1991. "La dynamique *est *irréversible"!!! Le peuple malien a déjà connu le début du PROCESSUS DÉMOCRATIQUE. Avec les militaires au pouvoir depuis 2020,il aura l'occasion de comparer les deux pouvoirs. N'oublier surtout pas que c'est le peuple qui tranche!!! LE PEUPLE MALIEN A DÉJÀ TRANCHÉ EN FAVEUR DU PROCESSUS DÉMOCRATIQUE EN 1991. Le moment venu le peuple malien va se lever pour demander le retour du PROCESSUS DÉMOCRATIQUE. C'est une certitude. Le JOUR J ces délinquants au pouvoir vont connaître les pires moments de leurs existences.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
La democratie made-in-France a la Baule sous l’égide de la FrancAfrique a donne naissance a la tres grande democratisation de la corruption et a la commercialisation de la democratie au Mali et elle est une honte et une indignation!
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
Ogoba tu as peur de la verite sinon Modibo avec son regime socialiste n'avait pas planifie de changement politique quand en 1968 quand il a ete victime d'un coup d’état et après Moussa est venu de 1968 a 1991 balaye par un coup d’état, puis Alpha est venu et a traverse le desert avec des opposants de tous les matins at au bout de 2 mandats il n'avait pas d'autre choix car ATT tapait a la porte, ce dernier n'a pas fait ses 2 mandats il a ete balaye par un coup d’état ensuite Boua le ventru IBK est venu et il a échoue et il a ete balaye avant la fin de son 2 eme mandat et son agenda était de mettre son fils Karim a sa place! Ensuite la présidence des partis politiques est une autre consideration car au CNID, YELEMA, PARENA, UDD, FARE, SADI, CODEM, etc nous voyons des présidences-a-vie de Mountaga, Moussa Joseph, Poulho, Modibo, Hubert, Mariko, etc...
Ogoba
Ogoba 1 an
Il est très difficile d’affirmer qu’au Mali la présidence ait toujours été occupée par des obsédés du temps long. Il n’a pas été la proie de dynasties arrogantes qu’on a pu voir régner ailleurs. Modibo Keita, la première victime de la frénésie putschiste, n’avait exercé le pouvoir qu’un temps raisonnable. Les suivants, en dépit des secousses, ont suivi le même chemin. En revanche, les militaires actuellement au pouvoir ont innové. Non seulement l’armée est seule aux commandes, mais elle a détruit toutes les oppositions, interdisant la libre expression des partis et laissant planer le doute sur quelque éventualité de vote populaire. Une situation inédite dans notre pays. S’il est un « leader » englué sur son trône, c’est bien le minuscule général d’armée.
Kinguiranke
Kinguiranke 1 an
La democratie made in France a la Baule et importee en Afrique a tres vite accouche de la democratisation de la corruption, la commercialisation de la democratie et de la dictature politique avec des extra-mandats 3eme, 4eme, 5eme, 8eme mandat! Le Senegal n'est pas tres clair car Macky Sall a tue beaucoup de personnes avant d'abandonner l'idee du 3eme mandat.
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