L’œil De Le Matin : Travail, conviction et justice !

Travail, conviction et justice ! Ce n’est pas une devise ! Même si cela aurait pu être celle du Mali Kura ! En effet, nous avons ici trois éléments essentiels qui font défaut au Malien pour être un citoyen utile à sa patrie.

02 Oct 2025 - 01:41
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L’œil De Le Matin : Travail, conviction et justice !
Moussa Bolly, Dirpub "Le Matin

À notre avis, il est primordial que les Maliens, notamment les jeunes, comprennent que leur Salut et celui du pays est dans le … Travail ! Travailler !  Travailler ! Et travailler sans résigner ! Comme le laboureur l’a conseillé à ses héritiers, « Travaillez, prenez de la peine : C'est le fonds qui manque le moins » !

Et pour tirer son épingle d’un travail, il faut la passion et surtout une formation de qualité. Il faut accepter de bien se former et exercer une profession avec l’amour requis pour s’épanouir, prospérer et contribuer à l’effort national de développement. Il ne faut pas surtout s’accrocher à un diplôme pour préférer prendre du thé à l’ombre au lieu de saisir la première opportunité de se rendre utile à soi, à sa famille et au pays. Il ne sert aussi à rien de rivaliser, de se détruire les opportunités si travailler ensemble apporte à chacun plus que de s’isoler dans son coin en perdant son énergie dans les actes de sabotage ! Donnons-nous la main pour aider chacun à réussir dans son domaine de prédilection au lieu de lui livrer une concurrence malsaine sur fond de « magie noire » !

Par ailleurs, le Malien est prompt à évoquer les valeurs dont il n’a pas la conviction. Celles-ci (valeurs) sont évoquées ou égrenées comme une litanie, alors que notre comportement au quotidien est loin de les refléter. Si le Malien a une conviction, c’est l’argent et il est prêt à tout, à utiliser tous les moyens, pour faire fortune, vivre dans le luxe ostentatoire. Et pourtant, la conviction est fondamentale pour non seulement sainement s’épanouir, mais aussi pleinement contribuer au développement du pays.

En effet, la conviction est définie par des spécialistes comme « une croyance forte et profonde qui motive le développement personnel et l'atteinte d'objectifs en fournissant une direction, une confiance et la capacité à surmonter les obstacles ». Ainsi, avoir une « conviction solide » fournit « une motivation inépuisable, permettant de ne pas dépendre de facteurs externes et de rester concentré sur l'objectif… La conviction donne la force mentale nécessaire pour affronter les défis, prendre des risques et persévérer face aux difficultés ».  C’est donc en cultivant ses convictions que l’on découvre son potentiel et qu'on suit un chemin de croissance personnelle, souvent guidé par la bienveillance et surtout le sens de la responsabilité dans l’exécution des missions assignées. 

La justice d’abord, parce que le karma est pour beaucoup dans la descente aux enfers de notre pays où la veuve, l’orphelin, le pauvre… sont écrasés non seulement par le système, mais aussi par les plus nantis via la corruption du système judiciaire. Un handicap (corruption de la justice) qui est le terreau fertile de toutes les mauvaises pratiques qui ont contribué à annihiler régulièrement les efforts consentis pour le développement et la modernisation du pays.

Nous sommes convaincus que si la justice était rendue comme il se doit (bien que chaque organisation a ses brebis galeuses), des fléaux comme la corruption, la délinquance foncière, l’abus de pouvoir ou de confiance… n’allaient pas connaître une si grande ampleur au point de compromettre le développement du pays et progressivement hypothéquer l’avenir des générations futures.

Selon de nombreuses études et expertises, justice et développement sont intrinsèquement liés. En effet, le constat est qu’une « justice accessible, intègre et indépendante est un catalyseur pour le développement économique, social et politique en garantissant la bonne gouvernance, en attirant les investissements et en protégeant les droits de l'Homme ». Inversement, le droit au développement, qui vise à assurer que chacun participe aux bénéfices de la croissance et en jouisse, « nécessite des institutions judiciaires fortes et efficaces pour être pleinement réalisé ». 

Attraction des investissements et croissance économique, protection des droits et lutte contre l'inégalité, bonne gouvernance, résolution des conflits… sont autant de missions et d’attentes qui mettent en évidence le rôle de la justice dans le développement durable. On sait par exemple qu’une « justice transparente et efficace » inspire confiance aux investisseurs, car protégeant les contrats et les droits de propriété. Cela est essentiel pour l'attraction des capitaux et le développement des marchés.

Travail, conviction et justice doivent être désormais le leitmotiv de chacun de nous sur le chantier de la construction du Mali Kura ! Les Maliens ainsi que beaucoup d’étrangers ont apprécié le mémorable défilé du 22 septembre 2025. Maintenant, agissons de sorte que cet événement marque d’une pierre blanche l’histoire de notre pays ; qu’il marque un tournant historique nous permettant de résolument faire face au développement socioéconomique pour asseoir et consolider notre souveraineté réacquise.

« L’indépendance véritable ne se mesure pas au nombre d’armes, de soldats ou de discours officiels. Elle s’enracine dans la souveraineté spirituelle, culturelle et identitaire. Tant que le Mali ne retourne pas à ses racines, à ses valeurs ancestrales, à sa tradition profonde, aucune indépendance ne sera complète », disait un intellectuel du pays après ce défilé. Et de poursuivre, « l’arme la plus puissante reste la connaissance de soi. Et c’est là, dans la source, que renaîtra le vrai Mali ».

Si nous voulons réellement d’un pays débout, souverain et développé, pourquoi ne pas nous réconcilier alors avec des valeurs comme le travail, le courage, la persévérance, la patience, l’intégrité, la conscience professionnelle, la fidélité, la loyauté, la… justice ?

Moussa Bolly

 

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Commentaires (5)

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Kinguiranke
Kinguiranke 12 mois
@sangare tout le monde doit parler ici sauf toi, tu te souviens que les fils de ton leader ALPHA OMAR KONARE est rentre a l'EMIA sans concours par la fenêtre pour en sortir avec des galons farfelus de Colonel? Souviens-toi que c'est ton leader ALPHA OMAR KONARE et son parti politique l'ADEMA-PASJ qui ont democratise la corruption et le nepotisme au Mali
Cleanup
Cleanup 1 an
Cette propagande est de plus en plus indigeste et révoltante. Après avoir accusé tous les pays de la terre, la junte rejette ses échecs sur le citoyen malien.. Par ailleurs, peut-il faire le plein de sa moto pour aller travailler ? Voilà un travail journalistique qui nous intéresserait.
Kinguiranke
Kinguiranke 12 mois
Les chiens aboient mais la caravane passe!
sangare
sangare 1 an
La valeur ancestrale de tout peuple, pas seulement du peuple malien,c'est d'être de respecter la compétence intrinsèque de chacun dans la société. LES PEUPLES QUI SONT RESTÉS FIDÈLES À CE PRINCIPE SE SONT ÉLÈVÉS TRÈS HAUT. Il suffit de jeter un regard sur le parcours des tenants actuels du pouvoir pour comprendre aisément que ce principe n'est pas respecté au Mali. Quand on dit PRYTANÉE MILITAIRE,on pense au NÉPOTISME des tenants du pouvoir depuis le début des années 1980. Il faut un concours pour accéder à cette école qui forme les futurs officiers supérieurs du Mali. Il suffit de jeter un regard sur les noms des admis pour comprendre que le concours est une escroquerie. ASSIMI GOITA qui est passé par le PRYTANÉE MILITAIRE DE KATI est le cousin du GENERAL IBRAHIM DAHIRU DEMBELÉ, première promotion en 1981,qui est le fils d'un officier supérieur de MOUSSA TRAORE. Il s'agit du LIEUTENANT COLONEL ASSIMI DEMBELÉ, l'homonyme de l'actuel président puchiste. Les fils et les neveux des GENERAUX OULOGUEM et SEKOU LY pour citer ceux qui sont connus du public malien sont passés par là et sont actuellement placés dans les sphères supérieures de l'Etat. Loin de moi l'idée que tous les admis sont le résultat du népotisme. Il y a toujours une très petite minorité dont on a respecté la qualité intellectuelle. Mais ils ont été mélangé à une grande majorité de FILS ET NEVEU DE. Parmi cette minorité, il y a naturellement MOUSSA S COULIBALY connu des maliens car appelé par SANOGO après le coup d'Etat et CHEICK FANTAMADY DEMBELÉ. Tous les deux sont sortis major de SAINT CYR. Ces plus brillants sont ils dragués par des nullards qui ont fait le coup d'Etat? Les médiocres s'assemblent et détestent les plus méritants. C'est tout l'Etat du Mali qui est géré ainsi. Ce qui explique l'état de pauvreté du pays et l'incapacité à sécuriser le pays.
Fanga
Fanga 1 an
"« L’indépendance véritable ne se mesure pas au nombre d’armes, de soldats ou de discours officiels. Elle s’enracine dans la souveraineté spirituelle, culturelle et identitaire. Tant que le Mali ne retourne pas à ses racines, à ses valeurs ancestrales, à sa tradition profonde, aucune indépendance ne sera complète », disait un intellectuel du pays après ce défilé. Et de poursuivre, « l’arme la plus puissante reste la connaissance de soi. Et c’est là, dans la source, que renaîtra le vrai Mali »." / Très bien dit. Les soldats, les armes et les discours ne sont pas tout. Il faut vraiment réformer le système d'enseignement public du Mali pour l'orienter vers les langues et les valeurs nationales maliennes. Il faut injecter sur le marché du travail des Maliens bien formés, disciplinés et dynamiques. Le Mali est en train d'avoir un très retard dans ce domaine du travail face au Burkina Faso du capitaine Traoré.
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