Grève de l’UNTM : le gouvernement de transition entre le marteau et l’enclume

17 Mai 2021 - 01:00
Mis à jour: 5 ans
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Grève de l’UNTM : le gouvernement de transition entre le marteau et l’enclume
Après l’échec des négociations entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), plusieurs secteurs de la vie professionnelle pourraient être perturbés à partir de ce lundi. Avec ce mouvement de grève, le gouvernement de transition se trouve entre le marteau et l’enclume. - maliweb.net - Après une semaine partiellement perturbée en raison de la fête de ramadan, les administrations maliennes connaitraient une deuxième semaine plus perturbée. Après l’échec des négociations avec le gouvernement, la plusgrande centrale syndicale, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), décide de maintenir son mot d’ordre de grève de 96 heures, soit 4 jours, du lundi 17 au vendredi 21 mai 2021. Grève illimitée ? Cette centrale syndicale, créée en 1963 lors du congrès constitutif à Bamako du 24 au 28 juillet, regroupe au moins 13 syndicats de tous les secteurs de la vie professionnelle au Mali.Les services de santé, le trésor, la douane, les Banques et établissements financiers, la SOMAGEP SA ainsi que l’EDM SA pourraient se trouver tous paralysés cette semaine. La justice pourrait ne pas être épargnée par ce mot d’ordre. Les greffiers, les secrétaires de greffes et les parquets sont en principe concerné par ce mouvement de grève qui paralysera ainsi la quasi-totalité des secteurs d’activité au Mali. Pourtant, selon les responsables de la centrale syndicale, la grèvepourrait se poursuivre du lundi 24 au vendredi 28 mai 2021 et pourrait devenir illimitée à partir du 31 mais’il n’y a toujours pas d’accord avec le gouvernement. « Éviter les erreurs du passé » « Notre principale revendication tourne autour de l’harmonisation des primes et des indemnités et aussi de l’harmonisation de la grille salariale », a indiqué Moustapha Djitté, secrétaire aux revendications de l’UNTM. Lors du traditionnel vœuà la nation, le 31 décembre 2020, le président de la République, Bah N’daw avait estimé, pour « éviter les erreurs du passé », que cette harmonisation ainsi quela rationalisation des statuts des travailleurs, qui devraient être décidées à travers une conférence sociale annoncée préalablement pour fin 2019, pouvaient être une bonne idée. Seulement des syndicats sont à couteau tiré autour de cette harmonisation. Les uns la réclamant, les autres la rejetant comme une menace pour certains de leurs intérêts. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont non seulement boycotté l’atelier préparatoire de la Conférence sociale, mais ont également lancé des avertissements aux autorités de transition en les invitant à « l’application totale de l’article 39 en toute circonstance. » Selon leurs précisions, cette harmonisation des grilles salariales est une véritable menace pour l’application de cet article 39. L’atelier préparatoire de la Conférence sociale a également été boycotté par la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) et la Centrale démocratique des travailleurs du Mali (CDTM). Pourtant les autorités de transition justifient cette décision par un souci de justice sociale entre les travailleurs du pays. Une situation énigmatique « La Transition ne saurait répéter les erreurs du passé ni poser des actes qui hypothèquent l’avenir », avait laissé entendre le président de transition lors de ses vœux de Nouvel An. Cette volonté d’harmonisation, qui est devenue une exigence de l’UNTM, ne préserve pas encore la transition contre les erreurs du passé et la met entre le marteau et l’enclume. En cédant aux pressions de l’UNTM, c’est l’école malienne qui risque de traverser une nouvelle zone de turbulence. Les enseignants ont déjà formé une ceinture de sécurité autour de leur « article 39 » qu’ils estiment chèrement acquis à travers une lutte syndicale. Faut-il donc fermer les yeux sur la paralysie des administrations maliennes qui constitue un coup dur pour toute l’économie du pays ? Les autorités de transition se retrouvent dans une situation énigmatique à une période où le Premier ministre Moctar Ouane s’affaire à la composition d’un nouveau gouvernement, après la démission de l’ancien, vendredi 14 mai 2021. L’UNTM exige également l’application immédiate de ses accords avec le gouvernement à travers le Procès-verbal de Conciliation du 5 février 2021 et dont les délais d’application de certains points arriveraient à expiration. Aussi demande-t-elle le traitement diligent des accords dont les délais ne sont pas arrivés à terme en vue de l’extinction du même Procès-verbal. Avec ce mouvement de grève de l’UNTM, le gouvernement de transition se trouve entre le marteau et l’enclume. Fousseni Togola/maliweb.net

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Commentaires (15)

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Gouzno
Gouzno 5 ans
C'est plutôt le Mali qui est entre le marteau et l'enclume, et non le gouvernement de transition qui ne sera plus là dans quelques mois.
Rebel 5 ans
Courage à l'Untm. Eux au moins, ils ont la légitimité de leur base électrice. Parler de décollage économique sans justice sociale est une aberration tout simplement. C'est facile d'user du prétexte insécuritaire pour vouloir maintenir les gens dans l'asservissement, alors qu'au sommet de l’État on se la coule douce sans broncher. --- Pensées rebelles.
Vérité+
Vérité+ 5 ans
C'est l'injustice sociale qui est à la base de tout ça. Cette injustice sociale a commencé sous feu ATT avec l'acceptation des statuts particuliers ou autonome et exacerbé sous IBK avec l'acceptation des doléances des magistrats et des enseignants au détriment des autres fonctionnaires. Quand la grève des magistrats battaient, le ministre de justice d'alors, avait souligné que si l'État accepte les doléances des magistrats que les autres vont se lever. L'histoire donne raison aujourd'hui à ce ministre. Pour l'article 39 des enseignants, il s'agit d'une erreur administrative mise par le gouvernement sous IBK, de la présidence et de l'Assemblée Nationale sous IBK. Il y a des choses qu'on ne doit pas faire. Les doléances des magistrats et des enseignants ont été satisfaites sous des grèves. L'UNTM aussi ne doit pas céder quelle que soit la situation. Comme les militaires ont renversé IBK, ce sont eux qui vont réparer cette injustice sociale. Si IBK était toujours au pouvoir, c'est lui qui allait faire le travail. Ceux qui sont en train de dire de n'importe quoi, ne savent pas ce qu'il y a réellement. Approchez-vous au budget pour savoir ce qu'il y a réellement.
Sangre
Sangre 5 ans
Que les colonnels se comportent en patriotes au lieu de : copines , V8 , argent par ci par là ! C'est la seule alternative pour désamorcer la bombe !
Vérité
Vérité 5 ans
Mais dites moi, qui cherche les salaires et avantages faramineux des magistrats, Président et vice président, CNT, Oclei, procureur, Vegas, Haut représentant de ceci et de cela ? Réponse : les impôts, la douane, les domaines, le trésor etc. Donc les fonctionnaires sont des ânes de la société, des cordonniers mal chaussés. Que les magistrats et enseignants cherchent eux mêmes leurs salaires. Vive l’UNTM. Wallaye vous me donnez la moitié du salaire de l’oclei 2500000,je ne volerai plus jamais, en tout cas pas comme les magistrats qui volent malgré leur avantages
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