Grève illimitée des agents de santé : Les patients souffrent le martyre

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Depuis le jeudi 9 mars à 7h30, la coalition du Syndicat National de la Santé, de l’Action Sociale et de la Promotion de la Famille (SNS-AS-PF) et de la Fédération des Syndicats de la Santé et de l’Action Sociale (FESYSAM) ont entamé une grève illimitée. Cette grève fait suite à l’insatisfaction des  doléances d’un  préavis comportant  huit points de revendication qu’ils avaient déposés, le 15 février,  sur la table du gouvernement.

Le Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) et de la Fédération des syndicats de la santé et de l’action sociale (FESYSAM) sont en grève illimitée, depuis le jeudi 9 mars. Et cela,  après un préavis déposé le 15 février dernier pour des doléances non satisfaites par le Gouvernement.

Pour rappel, les mêmes syndicats avaient déjà observé cinq jours de grève  à la suite  d’un préavis déposé les 31 août et 26 septembre 2016. Lesquels ont été suivis d’un autre préavis de  grève illimitée le 24 octobre 2016, contraignant le gouvernement à ouvrir un dialogue àl’issue duquel les parties (gouvernement et syndicats) ont trouvé un consensus sur 8 des 9 points de revendication dont :  l’augmentation substantielle  des primes de fonction spéciale et de garde,  l’octroi d’une prime de monture aux travailleurs socio-sanitaires et de la promotion de la famille, l’intégration des émoluments des bi-appartement dans le salaire,  le maintien et l’extension des ristournes à toutes les structures génératrices de ressources, la prise à 100% des soins médicaux des travailleurs socio-sanitaires assujettis à l’assurance maladie obligatoire,  l’intégration dans la fonction publique des contractuels payés sur fonds propre et sur fonds PPTE, le paiement des primes de garde des agents de santé chargés du contrôle sanitaire de la maladie à virus EBOLA, l’abrogation de la décision de mutation abusive des syndicalistes en cours de mandat.

Et les commissions devraient rendre leur conclusion 21 jours après l’accord. Une date butoir qui selon les représentants des deux syndicats de santé, n’a pas été respectée par le gouvernement. Les travaux de conciliation qui avaient repris le jeudi 03 mars 2017 se sont soldés par un échec. D’où la reprise de la grève illimitée depuis le jeudi 9 mars dernier.

Pour les représentants des syndicats, il n’y a plus rien à négocier si ce n’est l’application des 8 points de revendication autour desquels un consensus avait été trouvé avec le Gouvernement.

D’après nos constats sur le terrain le mot d’ordre de grève a été suivi par le personnel médical. A l’hôpital Gabriel Touré où nous nous sommes rendus, les patients sont confrontés à d’énormes difficultés.  Et ce, malgré le service minimum assuré pour traiter les cas d’urgence.

« Quand  les patients arrivent et prennent le ticket à la caisse  pour une consultation, ils s’énervent lorsque l’équipe de garde leur fait savoir  que le personnel médical est en grève. Or  le ticket livré n’est pas remboursable » nous a confié M. Mama Boubacar Bamani, secrétaire aux revendications du comité syndical de l’hôpital Gabriel Touré qui précise que les agents de la caisse ne peuvent pas non plus  refuser de donner les tickets aux patients parce qu’ils ne savent pas si un cas est  urgent ou pas.

Selon nos sources, à partir de ce lundi, les grévistes entendent passer au stade suprême. Et ce, en mettant fin au service minimum. Que Dieu nous en épargne des conséquences d’une telle mesure.

Par Jean Joseph Konaté (stagiaire)

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1 commentaire

  1. MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES : APRES LA GREVE D’AVERTISSEMENT DE 72HEURES LES 22 23 ET 24 FEVRIER 2017
    QUAND LE SYNDICAT REAGIT POUR DEFENDRE UN CORPS ET UNE CARRIERE EN VOIE D’EXTINCTION
    Consacré par la loi 84/54 du 11juillet 1984, le corps des Conseillers des Affaires étrangères est en voie d’extinction depuis que la politique politicienne des gouvernements successifs a trouvé en la diplomatie un terrain de prédilection pour le placement de militants, parents et clients de tout acabit, au détriment des diplomates de carrière
    C’est ainsi que le plan de carrière et les cadres organiques du ministère ont été grossièrement maniés et remaniés dans la plus grande illégalité par un certain Lassana Traoré ministre des Affaires étrangères avec la complicité d’un certain N Tji Laico Traoré, inspecteur des services économiques et non moins secrétaire général des Affaires étrangères sous ledit ministre et cela dans la plus grande illégalité pour donner libre cours à toutes sortes de nominations dans les missions diplomatiques et consulaires.
    Le bras de fer engagé par le syndicat de l’époque contre ce ministre a fini par le faire renvoyer du gouvernement même si les travailleurs ont continué et continuent encore de souffrir des conséquences du décret 098/PRM du 31 MARS 2004 portant plan de carrière des fonctionnaires en service au ministère des affaires étrangères et de la coopération internationale qui donne de façon illégale l’accès à l’emploi d’Ambassadeur et de Consul général, un caractère discrétionnaire contrairement au décret 2002 précédent qui reconnaissait ces postes comme le cheminement normal de la carrière.
    Malheureusement le ministre Moctar Ouane , conseiller des affaires étrangères de son état qui lui a succédé a davantage trahi la cause des travailleurs et fini par diviser les travailleurs entre deux syndicats qui se sont affrontés pendant plusieurs années au détriment de l’intérêt général des travailleurs, comme dit l adage , on n’est jamais trahi que par les siens
    Est- il besoin de rappeler que le pouvoir discrétionnaire du Président de la République doit s’exercer dans les limites de la loi notamment celle portant statut particulier du Ministère des Affaires étrangères et celle portant statut général des fonctionnaires qui reconnaissent à tout fonctionnaire d’un corps déterminé le droit d’aller jusqu’au bout de sa carrière en occupant les postes auxquels le destine son grade, ce qui n’a jamais été le cas aux Affaires étrangères où la plupart du temps, des étrangers au corps et à la fonction publique sont désignés pour occuper lesdits postes
    Pourquoi tous les autres corps de fonctionnaires peuvent évoluer et aller jusqu’au bout de leur carrière sauf les Conseillers des affaires étrangères ???
    Si le syndicat des Affaires étrangères doit mener une lutte c’est bien celle d’un plan de carrière sécurisé sans lequel ils n’auront aucun avenir
    A suivre

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