Retard de salaires des agents des collectivités territoriales : Toutes les mairies du Mali paralysées à partir de ce lundi

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Le Syndicat national des travailleurs des collectivités du Mali (SYNTRACT)
Le Syndicat national des travailleurs des collectivités du Mali (SYNTRACT)

Le Syndicat des Travailleurs des Collectivités Territoriales (SYNTRACT) est révolté contre la Direction générale de la fonction publique des collectivités qui n’arrive plus à payer les agents dont certains accusent des retards de salaire de plus de 35 mois dans certaines localités du pays. Afin de se faire entendre, ils envisagent d’observer une grève de cinq jours à partir de ce lundi 04 Mars 2019.  Ils l’ont fait savoir lors d’un point de presse le mercredi 27 Février 2019 au musée du district de Bamako.

Toutes les mairies du Mali seront paralysées durant cinq jours à partir du lundi 04 Mars 2019 suite au mécontentement des travailleurs des collectivités territoriales pour le non payement de leur salaire. Seydou Ousmane Diallo le secrétaire général du Syndicat des Travailleurs des Collectivités Territoriales (SYNTRACT) a, dans ces propos liminaires, évoqué le calvaire des travailleurs des collectivités. Selon lui, certains travailleurs sont confrontés à d’énormes difficultés et que certains sont à plus de 35 mois sans salaire, une situation désagréable avec des conséquences incalculables pour ces chefs de famille.   « On a l’impression de ne pas vivre dans notre pays vu les injustices et autres traitements inhumains qui nous est réservé. Après plus d’une décennie de pratique de décentralisation les collectivités territoriales en manquent de ressources financières peinent à assurer de façon pérenne le payement des salaires du personnel qui enregistre plusieurs mois d’arriérés », déplore le secrétaire général du syntract. Il s’est insurgé contre le fait que les structures en charge de la gestion du personnel de la fonction publique des collectivités territoriales n’admettent pas les fonctionnaires des collectivités au motif que leur cadre organique ne prévoit pas ces catégories de fonctionnaires. « Il est le grand temps que les fonctionnaires d’un même pays soient traités sur le même pied d’égalité et nous voulons que l’Etat du Mali nous paye quel qu’en soit la manière », propose-t-il.  Le secrétaire général du syntract a rappelé la première grève qu’ils avaient observée et qui s’est soldée par la signature d’un protocole d’accord entre eux et le gouvernement en Mai 2018 et dont la mise en œuvre accuse du retard. C’est ce mépris et cette injustice vis-à-vis de nos doléances qui nous décide d’observer une grève de cinq jours si nos points de revendications ne sont pas satisfaits étale-t-il. « La grève débutera le lundi 04 Mars à 07 heures 30 minutes et le travail reprendra le samedi 09 Mars à 07 heures 30 minutes avec comme mesure conservatoire l’arrêt de mandatement des salaires des agents des secteurs transférés qui durera de façon illimitée jusqu’au dénouement total de la question salariale des agents du cadre de l’administration générale » a expliqué Seydou Ousmane Diallo. Le secrétaire à l’organisation du bureau national Abdina Karambé a développé les six points inscrits dans le cahier de doléances du syndicat comme le payement immédiat des salaires du 2é trimestre 2017 et ceux de l’année 2018 ; l’achèvement du processus d’intégration des contractuels omis de 2006 à 2010 ; l’application des points d’accord contenu dans le procès-verbal de conciliation entre le gouvernement et le syntract etc. les travailleurs des collectivités territoriales sont mécontents du traitement qui leur est réservé par l’Etat malien et compte faire bouger les lignes en leur faveur a conclu Karambé.

Moussa Samba Diallo

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3 COMMENTAIRES

  1. “….n’arrive plus à payer les agents dont certains accusent des retards de salaire de plus de 35 mois ”

    Des retards de salaire de………PLUS DE 35 MOIS !!!…

    Mais par contre, PLUSIEURS MILLIARDS pour la seule maintenance du Boeing Royal de Son Altesse, et des centaines de millions à CHACUN des déplacements “touristiques” du Bouffon…

    Et dire que jusqu’a aujourd’hui, nous ACCEPTONS PASSIVEMENT qu’il soit encore a Koulouba

  2. Article 118: "Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'intégrité du territoire. "

    -Grosse menace sur l”annee scolaire

    -Soldats maliens et etrangers tues ts les jrs

    -Dans certains services publics il faut mendier son salaire

    Continuez de dormir, la solution tombera tout seul du ciel!

  3. Ah bon, et pourtant Bouffon 1er et son ministre Boubou n’arrêtent pas de dire que le Mali est la 3e économie de l’UEMOA, qu’au Mali les salaires et les pensions de retraite sont payés à temps.

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