Dialakorodji : l’ex –maire remet le couvert Un conflit foncier a failli opposer les communes voisines de Dialakorodji et de Safo.

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    Situées derrière le quartier Banconi, ces deux communes ont frôlé « l’incident diplomatique » n’eut –été la sagesse de deux maires.

    En effet, l’ex-maire de Dialakorodji, Moriba Traoré continue de se comporter comme s’il est, toujours, aux affaires. Cousin lointain des « Niaré », il se serait arrogé toutes les parcelles situées entre N’déguédo, son village et Dialakorodji.

    Pour ce faire, il avait tenté de faire croire au Préfet de Kati que ces parcelles étaient vierges. Alors qu’elles étaient, déjà, attribuées.

    Conséquence : les chefs traditionnels de Dialakorodji et de N’Téguédo réagissent. Vigoureusement. Avant de saisir les maires des deux communes.

    Et comme si cela ne suffisait pas, l’ex –maire de Dialakorodji, Moriba Traoré tente de convaincre la famille Niaré. Afin que des parcelles puissent être attribuées aux « Coulibaly » de N’Téguédo.

    En réalité, il veut ces parcelles pour lui –même. Du moins, si l’on en croit les habitants de Dialakorodji qui l’ont pratiqué des années durant.

    « Il n’est plus maire ; mais il continue à jouer au pyromane entre les communes de Dialakorodji et de Safo. Et ça, nous ne pouvons l’accepter », prévient Oumar Guindo, maire de la commune de Dialakorodji.

    Selon lui, la référence des deux communes reste le schéma directeur, qui prévoit, entre autres, un poste de gendarmerie, un tribunal et un siège pour le service des impôts : « Comment un ex-maire peut –il mettre en cause tous ces acquis ? », s’interroge t –il.

    Pour déjouer le putsch de Moriba Traoré, les maires de Dialakorodji et de Safo ont, après concertation, décidé mettre en place une commission, chargée de faire le point sur les parcelles litigeuses.

    Une solution appréciée par les populations de Dialakorodji et de Safo ; lesquelles voient, dans le geste de Moriba Traoré, une énième tentative de faire main basse sur le patrimoine foncier des deux communes.

     

    Oumar Babi


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