UNICEF Mali : Une gestion catastrophique

7

Actuellement dans notre pays, l’UNICEF, cette organisation onusienne ayant pour principale mission d’assurer la survie et la protection des enfants dans le monde, ne fonctionne plus sur la base des accords établis entre elle et l’Etat Malien.

En plus, elle est devenue un nid pour la magouille et le népotisme.

L’UNICEF doit définir son programme de coopération et ses objectifs principaux en accord avec le gouvernement du Mali. La mise en œuvre de tout programme doit se faire sous le leadership du gouvernement. Hélas, depuis Février 2012, date de départ de l’ex-représentant de l’organisation onusienne, elle fonctionne comme une entité totalement indépendante.

En principe, l’organisation onusienne travaille selon un cycle qui dure cinq ans.

Le dernier cycle aurait dû prendre fin au mois de Décembre 2012. Mais, vu le contexte de crise que notre pays traverse, il a été décidé au siège de l’organisation à New York, de prolonger la durée de ce dernier mandat pour un an supplémentaire. Cela, pour une meilleure coordination des différentes opérations menées sur le terrain.

Ainsi, depuis Janvier 2013, l’UNICEF opère au Mali sur la seule base de cette décision.

Le programme et les ressources sont-ils partagés avec le gouvernement malien ? Non, indiquent nos sources.

En principe, l’UNICEF appuie le développement du pays à travers le renforcement des capacités nationales, surtout en période de crise ou d’urgence. C’est l’inverse, qui semble s’être produit. L’organisation a choisi d’affaiblir les structures gouvernementales au profit des différentes ONG humanitaires internationales qui sont arrivées à Bamako après la chute des grandes villes du nord.

Certaines d’entre elles, comme attirées par la situation humanitaire précaire qui s’aggrave, ont signé des contrats avec l’organisation onusienne avant même l’octroi d’accréditation par l’Etat malien. C’est le cas, par exemple, de l’ONG IRC où travaille une célèbre (à l’UNICEF) dame qui a reçu la bagatelle de 3 millions de Dollars (soit 1 milliard 500 millions) pour travailler dans le nord et à Koulikoro pour une durée de seulement huit mois.

La même ONG a été chargée de réparer le système d’adduction d’eau de Ménaka pour une enveloppe de 35 millions de F CFA. Mais, à part quelques litres de gasoil remis à la population, la pompe et le système d’eau de Ménaka ne fonctionnent toujours pas.

A croire que cette manœuvre était destinée uniquement à enrichir l’association.

Une autre ONG, Solidarité Internationale, installée dans la foulée de la crise a reçu 1900000 de Dollars, pour combattre le Choléra à Gao. Des exemples du genre sont nombreuses et démontrent à suffisance les grosses sommes d’argent dilapidées.

Le comble est que toutes ces interventions ont été menées sans aucune implication du gouvernement malien. Pas même du ministère chargé de la coordination de l’action humanitaire ou encore du ministère des Affaires Etrangères.

A cela s’ajoute, le fait que toutes les ONG focalisent leurs efforts dans les villes du nord. C’est un paradoxe, d’autant plus que seulement 15 % de la population malienne y vivent pendant que des centaines de milliers ont trouvé refuge dans les villes du sud.

Par ailleurs, depuis le début de la crise malienne, le personnel du bureau est passé de 73 à 140 et près de 30 sont en cours de recrutement. Sans compter ces « touristes humanitaires » qui viennent juste pour deux à trois mois, officiellement pour des appuis supplémentaires. Mais, en réalité l’objectif est de trouver du boulot pour les parents et amis et gaspiller les ressources mobilisées pour les enfants maliens en détresse.

Certes, le Mali a besoin de l’assistance des ONG et des partenaires pour pouvoir faire face à la crise, mais, le gouvernement doit leur imposer le respect de nos principes.

Malick CAMARA

 

PARTAGER

7 COMMENTAIRES

  1. La gestion de UNICEF au Mali est une catostrophe universelle.L’organisme n’apporte plus de soutien au programmes des maliens mais Ă  toujours son programme Ă  lui qu’il impose aux maliens par des mĂ©thode dilatoires. Les ONG partenaires ne sont que des parapluies, car eux meme sont les initiateurs de ces ONG. A Unicef aujourd’hui c’est le copinage et le nĂ©potisme. il faut que les autoritĂ©s maliennes rĂ©agissent rapidement Ă  cette pourriture.

  2. Soyons serieux mr le journaliste, si vous en etes vraiment un. Pendant plus de 20 ans l’Unicef n’a intervenu que dans le sud du pays. Ou etiez- vous pour direqu’au nord aussi il y’a des enfants Maliens. Vous vous acharnez contre cette organisation tout simplement parce qu’elle soutient maintenant des programmes a Gao. Soyez honnetes et dites aussi ce qu’elle fait a Kayes, koulikoro, sikasso, Segou et Mopti ou elle a des sous bureaux et des staffs. Honte sur vous!

  3. C’est regrettable, mais c’est la rĂ©alitĂ© de ce pays depuis une vingtaine d’annĂ©es ce sont les organismes onusiens et les ONG internationales qui font prendre des decisions par ceux la mĂŞme qui sont sensĂ©s ĂŞtre nos decideurs et au detriment des interĂŞts publiques. Mais après tout, je dis les fautifs ce sont ces organisations et organismes mais plutĂ´t les iresponsables qui ne me meritent pas la confiance du peuple. c’est pourquoi, je partage ton dernier paragraphe je cite:”le Mali a besoin de l’assistance des ONG et des partenaires pour pouvoir faire face Ă  la crise, mais, le gouvernement doit leur imposer le respect de nos principes”
    Au Rwanda, au Ghana ces mĂŞmes organismes onusiens et organisations non gouvernementales sont presents mais ne peuvent pas agir comme ils le font chez nous.C’est vous dire, le problème est liĂ© Ă  la gouvernance du pays et aux partenaires.

  4. Nos dirige ants doivent se penches sur l’utilisation de l’aide au developpement pour l’atteinte des objectifs asignes par le Mali. Le cas de l’Unicef est mis sur la table, mais plusieurs sont probablement pires. L’argent a ete mobilise pour notre pays, il est du devoir des Maliens de savoir comment il a ete utilise aux benefices de l’ensemble des populations. La bonne governance s’impose a ces organisations aussi.

  5. Mon cher il est tres bien de critiquer, de porter sur la place publique les mefaits et autres mauvaises conduites de certains responsables… Mais de grace, prenez les soin d’appuyer vos “revelations” at autres “trouvailles” avec des preuves. Je veux dire des contrats de recrutement illegaus, des interviews-verifiables- de populations lesees etc. Ca rendrait plus interessants vos articles. Si non vous paraissez plus comme un “causeur de grin” qu’un journaliste!

    • Je suis d’accord Imam. Il n’ y a pas de preuves en tant que telles. Mais, n’oubliez pas qu’il n y a pas de fumĂ©e sans feu; ce qui est sĂ»r,ces pratiques existent bien uu Mali; l’aide au dĂ©veloppement est parfois dilapidĂ©e de cette manière.

  6. E Mali doit revenir a son systeme de gestion, il y a quelques annees de cela. Les programmes des organisations Sont destines a appuyer les nationaux, qui doivent se mettre en oeuvre par les structures nationales. Depuis un certains temps, on note l’execution des programmes par les agencies du systeme des nations ou des Ongs comme s’ils avaient des territories a l’interieur du Mali et le comble ils ne rendent pas compte au gouvernement. Cette situation doit cesser de maniere a ce qu’ellles comprennent que les ressources doivent servir a resoudre des problemes des maliens dans un systeme perrein et qui veille a l’atteinte des objectifs. Pour cela les responsables nationaux doivent ĂŞtre des gens competents, qui savent la planification, qui Sont integres et qui se soucient de l’avenir de leur pays. Sinon, l’aide ne servira qu’a nous distraire du chemin de notre developpement.

Comments are closed.