Focus : Mme Touré Lobbo Traoré «candidate du PDES» à la présidentielle de 2012 ?

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Le lancement officiel des activités du Parti pour le développement économique et la solidarité (PDES), présidé par le ministre de l’Equipement et des Transports, Ahmed Diané Séméga, n’a été ni plus ni moins «qu’un bal masqué» dans le Sahel. Le ministre chargé des Transports, Ahmed Diané Séméga, avait bien équipé son PDES de moyens de transports pour assurer le transport de ses militants et des manifestants tout court venus des villages environnants, faisant ainsi le plein à Nioro du Sahel.

Cependant, un des fils du terroir, qui fut membre influent de l’US RDA avant de rejoindre le PDES et proche du Chérif, n’a pas fait le déplacement dans la ville sainte. Les photos de la Première Dame du Mali, Mme Touré Lobbo Traoré, étaient collées sur les véhicules des délégations venues de Bamako, même si les caméras de l’ORTM voulaient être discrètes sur ce fait en renvoyant cette image au fond.

Lorsque Ahmed Diané Séméga brandit la photo de la Première Dame, l’introduction subtile est faite en la présentant comme «future candidate» de ce parti politique dont il est du reste le président ? C’est déjà un défi de pouvoir séduire la population du Sahel, mais un grand défi quand il s’agit d’avoir le cœur du Chérif.

Surtout, au moment où ce dernier est monté au créneau contre le Code des personnes et de la famille. Jeune téméraire, Séméga, tu es dans ton bon droit de rêver, sauf qu’il ne faut pas confondre la foule au peuple.

Lobbo sur les traces de Hellen Johnson Sirlef ?
Comme s’accordent à dire les sages en Afrique : il n’y a jamais un sans deux. Cette pensée pourrait être une réalité au Mali à l’allure où les choses  se déroulent. Sans prendre trop de risque, les observateurs de la scène politique n’excluent pas une éventuelle candidature de la présidente de la Fondation pour l’Enfance à l’élection présidentielle en 2012.

Et pour cause : au plan national, Mme Touré Lobbo Traoré continue d’investir le terrain politique  avec riz, farine, lait, huile, moulin à l’endroit «des couches démunies». Au plan sous régional africain et international, elle accompagne, en ce moment, son époux  à tous les sommets ou colloques.

Primaires à l’Adema-Pasj : Pourquoi la multitude de candidatures ?

Depuis le départ forcé de Soumaila Cissé de la ruche en 2003, les proches de ce dernier restés à Bamako Coura  et ceux de Dioncounda Traoré se livrent à des guerres larvées.
La raison est simple : les pro-Soumaila Cissé  dans leur calcul pensent que l’informaticien candidat de l’URD, Soumaila Cissé, serait au deuxième tour à la  présidentielle d’avril 2012. D’où cette multitude de candidatures pour les primaires.

Expropriation des champs des paysans par les cadres véreux des régimes Adema et ATT
La démocratie malienne connaît de graves conséquences dans son fonctionnement à cause des comportements de certains cadres. Après l’expropriation des champs des paysans des villages environnants du district de Bamako  et leur transformation en titre foncier à usage d’habitation par les cadres des régimes Adema et ATT, c’est la ruée vers les champs ou les terres des capitales régionales, des sous préfectures et communes rurales par les grands commis de l’Etat  avec l’appui de certains élus locaux. Une pratique qui prend de l’ampleur sur toute l’étendue du territoire.

Dans ville du couple présidentiel (Mopti), un  marabout député serait en passe de devenir le plus propriétaire foncier alors que les rues de la Venise grouillent de mendiants sans domicile fixe.

Après le cinquantenaire du Mali, célébré en septembre 2010, notre pays a basculé dans la bamboula
De l’organisation de festivals dans plusieurs localités  du pays en passant par les incessants concerts des artistes de la capitale (même pendant l’hivernage), les soirées de «Balani Show» des enfants dans les quartiers et au finish les maxi vacances et les fêtes de fin d’année organisés par les jardins d’enfants avec défilé de modes donnent une mauvaise réputation à notre pays.
Sur cette lancée, il ne reste plus qu’à créer un ministère des Arts, des Loisirs. Comment dès lors s’étonner que mon pays soit schématiquement présenté à l’extérieur sous l’image d’un peuple bon enfant qui n’a d’autres préoccupations que de se livrer au plaisir de la bamboula. C’est comme cela que feu Mobutu Se Seko avait transformé l’ex-Zaïre en peuple musicien et pendant ce temps, il pillait honteusement toutes les ressources du pays.

Formation de la CENI : les 5 postes de l’opposition doivent revenir au parti SADI
Le Mali bénéficie d’une incroyable si ce n’est une  insolente stabilité politique qui confine à l’ennui. Chercher les raisons de cette exception africaine renvoie à l’histoire politique du pays, mais aussi aux ambitions des chefs de partis, qui restent pour le moment en stand by sur leur starting-block en attendant leur heure, et de préférence dans le sens du vent, c’est  à dire : «la politique du tube digestif». Ne cherchez pas un opposant au régime. Il n’y en a pas. Ou plutôt si.

Un seul (SADI) qui s’est toujours déclaré opposant  au régime ATT. La loi électorale stipule : «On entend par opposition un ou plusieurs partis représentés ou non à l’Assemblée nationale, distincts du parti ou de la coalition de partis politiques qui soutiennent l’action gouvernementale. Elle constitue un élément essentiel de la démocratie pluraliste. A cet effet, elle est politiquement reconnue, juridiquement protégée et a en conséquence des droits et des devoirs.»

La loi électorale en vigueur doit droit au parti SADI d’occuper les 5 postes de l’opposition.

Inauguration du Boulevard du Dabanani : Quand le ministre Séméga lance des paroles en l’air

C’est au cours d’une de ses sorties sur le terrain que le ministre de l’Equipement et des Transports a annoncé en grande pompe l’inauguration de cette voie qui passe au centre économique de la capitale malienne. Il était prévu pour le 3 juin. De cette date à maintenant, beaucoup d’eau a coulé sous le pont des Martyrs. Et le ministre n’en a cure.

Bonjour les ennuis pour les usagers. Ceux qui empruntent cette voie, perdent des temps énormes avant que leurs véhicules ne se frayent un chemin. M. le ministre à quand la fin du calvaire des usagers de cette voie ?

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