10ème épisode du projet de société du parti Yèlèma : 500 km de routes bitumées par an

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Dans sa traditionnelle rencontre avec la presse, le candidat du parti Yèlèma, Moussa Mara, s’est entretenu avec les journalistes sur ses propositions en matière de développement des infrastructures et équipements. Il promet de porter le ratio de routes bitumées du pays à 3 km par 100 km2 d’ici 2020.
Parlant de l’importance des routes dans le développement d’un pays, Moussa Mara a déclaré que la route ne se mange pas, mais elle permet aux citoyens de mieux manger et à moindre coût ! Au Mali, dit-il, beaucoup a été fait, mais ce qui reste à faire est suffisamment important pour ramener le pays à un niveau de développement jamais atteint.
Pour relever le défi, Yèlèma propose dans son programme un certains nombre de mesures. Il s’agit d’un grand chantier d’investissements à réaliser notamment les infrastructures routières. Celles-ci faciliteront le mouvement des matières premières, des produits agricoles des zones de production vers les zones de transformation et vers les marchés en passant par les lieux de conditionnement. A ce sujet, Mara souhaite : privilégier les infrastructures économiques de préférence structurantes (routes en provenance ou à destination des zones de production et de consommation, équipements marchands et artisanaux) ; tendre vers la concession et la privatisation de la gestion des infrastructures ; porter le ratio de routes bitumées du pays à 3 km par 100 km2 de territoire d’ici 2020 en construisant chaque année 500 km de routes bitumées (environ 40 milliards FCFA dont la moitié sur financement national) ; privilégier les axes routiers reliant le pays aux autres Etats ; privilégier les axes routiers reliant les régions et les villes significatives ; amener les dépenses d’entretien routier à 1% du PIB contre 0,4% actuellement ; soutenir la navigation pour des fins économiques, etc.
Dans la même logique, les investissements porteront sur l’assainissement et de manière générale les équipements nécessaires à un plus grand confort de vie de nos compatriotes. Il s’agit pour lui de réaliser des stratégies d’assainissement sous l’égide des collectivités pour chaque ville de plus de 50 000 habitants ; réaliser des forages dans chaque localité de 5000 habitants et des adductions d’eau potable dans toutes les villes du Mali ; créer un service hydraulique au niveau de chaque commune de plus de 100 000 habitants ; privatiser le service de la voirie à Bamako et étendre le modèle ailleurs ; étendre la couverture d’eau à 90% de la population avant 2017, etc. Toujours dans son programme de société, le candidat entend faire la diversification  des sources énergétiques, une priorité à travers la promotion d’autres sources énergétiques que sont l’hydraulique, le solaire et l’éolien. Un plan énergétique sera défini avec des objectifs comme : accès de tout citoyen vivant dans une ville de 10 000 habitants à la source d’énergie à travers le réseau national et accès à tout citoyen vivant dans une localité de 3000 à 10.000 habitants à travers l’AMADER. Le solaire sera privilégié sur le plan interne avec une baisse continue des prix des panneaux ; réaliser d’ici dix ans le potentiel hydroélectrique du pays estimé à 1050 MW ; encourager les interconnexions des réseaux d’électricité entre les pays de la région, etc.
Quant aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), il promet d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie globale de promotion des NTIC à l’instar des routes afin de les généraliser  de l’école à la vie civile.
Daouda T. Konaté

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