Installation du comité de reforme de l’armée : Quand Dioncounda piège les présidents des institutions pour le plaisir de Sanogo

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Invités à une cérémonie initialement prévue pour les concertations sur l’affaire des bérets rouges, les présidents des institutions de la République et d’autres invités ont été taclés par le président de la République, Pr Dioncounda Traoré. Le chef suprême des armées a surpris plus d’un en transformant l’ordre du jour de la rencontre en une investiture du chef des auteurs du coup d’Etat du 22 mars, le capitaine Amadou Haya Sanogo, à la tête du Comité militaire de suivi des Reformes des Forces Armées et de Sécurité.  

 

Le président par intérim Dioncounda Traoré aux côtés de l'ex-puschistes Amadou Sanogo, (REUTERS)

Le président par intérim Dioncounda Traoré aux côtés de l’ex-puschistes Amadou Sanogo, (REUTERS)

 

Nommé il y a 6 mois président du Comité militaire de suivi des Reformes des Forces Armées et de Sécurité, le capitaine Amadou Haya Sanogo a été investi dans ses nouvelles fonctions hier par le président de la République au palais présidentiel. C’était hier au palais présidentiel de Koulouba lors d’une cérémonie déguisée organisée par le président lui-même, Dioncounda Traoré.

 

Entre le chef de l’Etat, Dioncounda Traoré et le président de l’ex comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE), la complicité ne se fait plus discrète. Après la démission forcée de l’ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, présenté à l’époque comme le problème pour la transition, le président de l’ex-junte aura véritablement gagné la sympathie du président de la transition, Dioncounda Traoré pour que celui-ci lui taille une cérémonie sur mesure.

 

L’empressement de mieux caser son nouvel ami et défenseur Sanogo, ressemble à un renvoi de l’ascenseur à celui qui constituait les premiers mois du coup d’Etat une menace pour lui.

 

Profitant hier d’une cérémonie initialement organisée pour consulter les présidents des institutions et la hiérarchie militaire sur l’affaire des bérets rouges, Dioncounda Traoré s’est contenté de mettre en selle le capitaine Sanogo en l’investissant d’une mission qui lui aura été confiée dit-on en catimini le 8 août 2012.

 

Le contexte, le caractère inopiné de cette investiture est loin de faire de l’unanimité dans le pays. Pour certains le moment de cette investiture en pompe n’est pas approprié. Le chef de l’Etat a-t-il la caution des partenaires militaires comme la France et les Etats unis pour promouvoir celui-là même que la communauté internationale a toujours considéré comme le cheveu dans la soupe de la transition apaisée et surtout un potentiel client de la Cour pénale internationale pour différentes exactions et disparition forcée des dizaines pour lesquelles une délégation de la CPI séjourne actuellement au Mali.

 

Pour d’autres, avec cette investiture, Dioncounda veut fournir à son nouveau poulain une immunité. C’est l’histoire qui nous dira si ce tour de passe-passe politicienne servira à sauver le bourreau de la démocratie malienne.

 

Youssouf Coulibaly

 

SOURCE:  du   14 fév 2013.    

115 Réactions à Installation du comité de reforme de l’armée : Quand Dioncounda piège les présidents des institutions pour le plaisir de Sanogo

  1. anonyme censure

    NOMINATION OFFICIELLE DU CAP-CITERNE SANOGO : UNE INTERVIEW EXCLUSIVE MALIWEB EN COULISSES (Document d’archives)
    JOURNALISTE MW : Capitaine, cette investiture officielle en présence des médias a dû, j’imagine, vous combler d’allégresse et qui sait, fouetter peut-être votre ego…
    CAPI : D’abord, j’ai comblé aucune négresse, du moins pas pendant la cérémonie ! De plus, personne ne peut fouetter quoi que soit au Capitaine Sanogo ! Attention à ce que vous disez !
    JOURNALISTE (embarrassé) : Bien sur, bien sur… Je voulais dire, vous voir propulsé à un tel poste, ça doit quand même être gratifiant !
    CAPI: Vous, les journalistes, dès qu’on arrête de vous tabasser, vous disez que des c.onneries ! J’ai jamais été nommé aux Postes ! Jamais ! J’ai été nommé à la REFORME DES ARMEES !!! Alors disez pas du n’importe quoi ! Ensuite, « gratifiant », c’est pas parce que je me suis gratté les c… 2 ou 3 fois pendant le discours de Dionkiss que c’est une habitude chez moi !! C’était ESSEPSSIONNEL !
    JOURNALISTE (effondré) : Bon… Bien bien bien… Capitaine, cette cérémonie : Vous content ? Vous beaucoup content ?
    CAPI (soudain radieux) : Aaaaah ! Quand vous voulez, vous posez des questions intelligentes !!! Bien sur que j’ai content, bien sur! Ceci dit… je regrette quand même… (silence en suspens…)
    JOURNALISTE : Quoi ? Vous regrettez quoi ? C’est au niveau des attributions qui vous sont confiées ? Des pouvoirs qui vous sont conférés ? Au niveau de la valeur intrinsèque de votre nouvelle mission qui vous chagrine ?… Quels est l’objet de ces regrets non dits ?
    CAPI (furieux) : Ah non alors! Recommencez pas à me causer des trucs que je comprends rien ou je fous aux arrêts de rigueur ! Avec les bérets rouges ! Causez moi des trucs que je pige !!!
    JOURNALISTE : (qui songe sérieusement à quitter le journalisme) : Bon… Bon… C’est quoi y l’a pas plus à vous dans cérémonie ???
    Capi (re-sourire): Aaaaaah voila ! J’ai regretté qui avait même pas de VOUS-VOUS-T’ES-LA ! Voila ce j’ai regretté !
    Le journaliste : … ? … ? Pardon ? Même pas de QUOI ?
    Capi : De VOUS-VOUS-T’ES-LA quoi !!! Comme pour la coupe du monde en Afrique du sud ! ! Ca fait un bruit pas possible, ça fait ch… tout le monde, et après, tout le monde y se souvient de l’évènement ! Y en avait pas. Dommage !
    Le journaliste : Aaaaaah, je vois : Vous auriez voulu des VUVUZELAS pour saluer votre nomination !
    Capi (furieux) : C’est ça que j’ai dit !!! Faisez pas çui ki comprend pas ou je vous fous aux arrêts de rigueur !!! Avec les bérets rouges !!! J’aurais préféré avec des VOUS-VOUS-T’ES-LA !!! Rompez ! Pouvez disposer !!! Avant que je vous envoie 2 ou 3 encagoulés de Kati !