Lutte contre le paludisme : L’invitation au comportement de prévention

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Lutte contre le paludisme
La cérémonie, présidée par le Premier ministre Moussa Mara, s’est déroulée en présence de membres du gouvernement

Elle passe par l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine chez la femme enceinte, la pulvérisation intra-domiciliaire, la chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants 

A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré vendredi la 7è édition de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. Cette journée consacre également le lancement de la Semaine nationale de lutte contre ce fléau.

La cérémonie, présidée par le Premier ministre Moussa Mara, s’est déroulée en présence de membres du gouvernement dont le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans notre pays, le Dr Ibrahima Soccé Fall, et de nombre d’invités.

La Journée mondiale de lutte contre le paludisme permet de faire le point de la lutte contre ce fléau endémique dans les pays en développement, notamment ceux du continent africain, mais aussi de renforcer la mobilisation des différents acteurs de la lutte contre le paludisme. Elle crée également un cadre de concertation et d’échanges sur les préoccupations essentielles liées à la maladie, principalement dans le domaine de la prévention, de la prise en charge et de la recherche sur les vaccins.

Il y a aujourd’hui dans les pays africains, une volonté politique affichée de s’employer à circonscrire le phénomène et à préserver les couches les plus vulnérables – les enfants et les femmes enceintes – de ses conséquences parfois dramatiques. Dans notre pays, le paludisme reste aussi une préoccupation de santé publique. Il constitue un fréquent motif de consultations dans nos établissements de soins et une perte économique considérable pour le pays. A en croire les statistiques nationales, il représente 39% des consultations externes et un manque à gagner de 72 milliards de Fcfa.

Le représentant résident de l’OMS a expliqué que de 25 avril, Journée mondiale de lutte contre le paludisme, marque la tenue en 2000 du premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernements africains sur le paludisme à Abuja (au Nigeria) qui a permis de relancer l’engagement politique en faveur de la lutte contre le paludisme. Ce 25 avril fut d’abord la Journée africaine de lutte contre le paludisme avant d’être élevé en 2007, en Journée mondiale, par l’Assemblée mondiale de la santé.

Le paludisme est une maladie que nous pouvons prévenir et guérir, mais qui reste endémique dans 97 pays à l’échelle planétaire, a souligné Ibrahima Soccé Fall. Selon le rapport mondial 2013 de l’OMS, le monde a enregistré 207 millions de cas de paludisme et 627 000 décès. Et le représentant de l’institution onusienne de préciser que 80% des cas et 90% des décès surviennent en Afrique subsaharienne.

Dans la lutte contre le phénomène, notre pays multiplie les initiatives et les actions de prévention, de prise en charge des cas mais aussi d’accompagnement de la recherche vaccinale sur le paludisme. Mais il y a nécessité d’agir vite pour atténuer les effets de cette endémie majeure dans notre pays.

Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique a expliqué que dans les pays fortement endémiques, comme le Mali, on estime que le paludisme entraine une réduction annuelle moyenne de la croissance économique de 1,3%, essentiellement du fait de l’absentéisme au travail ou à l’école. « Les personnes les plus pauvres sont les plus exposées au palu et à ses complications à causes des mauvaises conditions de logement, de vie et d’un accès limité aux soins de santé. Il a aussi rappelé l’Enquête démographique et de santé au Mali (EDS V) 2012-2013 qui situe à 51,6% la prévalence du paludisme chez les enfants de moins de 6 à 59 mois.

Le ministre Koné a également rappelé l’intégration et la mise en œuvre de stratégies de lutte efficace, notamment la confirmation de tout cas suspect de paludisme, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide, le traitement préventif intermittent à la sulfadoxine pyriméthamine chez la femme enceinte, la pulvérisation intra-domiciliaire, la chimio-prévention du paludisme saisonnier chez les enfants.

Dans la lutte contre le paludisme, les efforts doivent s’inscrire plus dans une vision globale de prévention. Les pouvoirs publics invitent à aller dans ce sens pour consolider les acquis.

Le Premier ministre a rappelé que le paludisme est une maladie dont on parle peu qui agit sur la santé, voire sur l’économie du pays puisqu’une étude confirme que le pays perd plus de 70 milliards de Fcfa par an du fait de la maladie. Cet argent aurait pu servir à faire beaucoup de choses. Moussa Mara a invité nos compatriotes à s’inscrire dans la prévention pour économiser. Il nous faut avoir un comportement de prévention.

Il également rappelé que la lutte contre le paludisme est un enjeu national. La Journée mondiale permet, de son point de vue, de faire la lumière sur les importants efforts engagés et le partenariat international dans la lutte. Moussa Mara a réaffirmé l’engagement des autorités à combattre vigoureusement la maladie et à soutenir la recherche vaccinale.

Le chef du gouvernement a ensuite visité les stands tenus par des acteurs importants de la lutte contre le paludisme, notamment les partenaires techniques et financiers comme Abt associâtes, un projet financé par l’USAID dans le cadre de l’initiative du président américain (PMI) et le MRTC (le Centre de recherche sur le paludisme) dirigé par le Pr Ogobara Doumbo.

B. DOUMBIA 

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1 commentaire

  1. l unique maniere de lutter contre le paludisme dans notre pays est de lutter severement contre contre l insalubritee dans notre pays:,le drenage et le currage des canivaux,la collectes des ordures menanges faire leur differncialisation c est a dire collectter les residues alimentaires a part(riz,mil,paix,gallettes,fonio ect..)les plastiques a part ,les verts,assiettes cassees a part et le fer a part en faisant cela nous aurons un environement propre depourvu de tout cas de paludisme.chaque annee notre pays depense 17 milliadrs de franc cfa pour lutter contre lutter contre le paludisme depuis 50 ans il ya pas eu de regression de ce fleau dans notre pays alors que chez notre voisin senegalais le palu a recuille dans toutes les zones nord du senegal comme dakar saint louis, thies rufisque et il est un peu plus present vers le sud

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