Mutilations Génitales Féminines : Changer de pratiques pour sauver des vies

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Le 6 février est la journée internationale de lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF), des pratiques traditionnelles néfastes qui affectent fortement la santé des nombre de fillettes et de femmes de par le monde. Selon l’ONU, en effet, «ces pratiques affectent près de 140 millions de filles et de femmes, surtout en Afrique, où elles causent de sérieux problèmes de santé pouvant entrainer la mort».

Comment amener les communautés à changer de comportement pour aboutir à l’abandon des MGF, dont la principale est l’excision? Tout d’abord en informant tout un chacun de leurs graves conséquences pour les femmes, afin que ce choix un choix éclairé qui amène à cette décision.
Un programme conjoint UNFPA – UNICEF, mis en place en 2008, s’est beaucoup investi dans la sensibilisation pour l’abandon de l’excision dans 12 pays concernés par cette pratique en Afrique. Il encourage l’approche des droits humains qui conduit les communautés à faire des déclarations publiques d’abandon après avoir pris conscience par elles-mêmes que l’excision est néfaste à la santé des filles et des femmes.
L’Union Africaine n’est pas en marge de ce combat. Elle a, en effet, déposé un projet de résolution visant à interdire les mutilations génitales féminines lors de la 66ème Session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies, tenue à New York en septembre 2011. Dans notre pays, de nombreuses activités d’information et de sensibilisation seront menées aujourd’hui, avec l’objectif de zéro excision en 2015, comme pour le reste du continent.
A Bamako, le rendez-vous aura lieu ce lundi 6 février 2012 sur le terrain de football de la Commune I du District, juste en face du Centre de Santé de référence de Korofina. Nous y reviendrons.
Ramata Diaouré

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