BA MARI « ma brave femme de mère » : Magma Gabriel Konaté magnifie la femme africaine dans son cinquième recueil

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Le journaliste, professeur, comédien Magma Gabriel Konaté, membre du Conseil national de la transition (CNT), a officiellement lancé le lundi 22 mai 2023 au Conservatoire Multimédia Balla Fasseké Kouyaté, son cinquième recueil, neuvième nouvelle, intitulé : « Ba Marie, ma brave femme de mère ». L’ouvrage de 110 pages, édité aux éditions Jamana, valorise nos pratiques culturelles à travers l’illustration d’une brave femme africaine qui n’est autre que sa mère.

Neuvième production après les Remparts, la Condition, le Procès, Bambo : un mariage impossible, un jour sans fin, le Mâle Mali, l’Oréade noir, le prof et l’artiste, Magma Gabriel Konaté vient de publier « Ba Marie : ma brave femme de mère » pour rendre hommage à sa mère et par la même occasion valoriser nos pratiques ancestrales.

Selon l’auteur, cette passion et cette manière particulière d’écrire lui est venu depuis son jeune âge quand il était lycéen. « Depuis jeune lycéen, Thierno Hamed Sam, un ami de longue date et moi-même avons fait le constat très amer que nos camarades étaient pauvres de leur propre culture. Nous avons ainsi créé une expression pour cela : la « pauvritude ». C’est l’état d’être riche de la culture des autres, mais pauvre de sa propre culture. C’est pourquoi, je veux écrire pour la jeunesse ». A travers ses écrits, l’auteur souhaite apporter une participation au traitement de la « pauvritude », un état qui rend le malien riche de la culture d’autrui et pauvre de sa propre culture, nous dit-il.

« Ba Marie, ma brave femme de mère » est un témoignage, qui rends hommage à une femme à travers certaines symboliques très fortes de notre société. J’en ai démontré neuf dans ce recueil, dira-t-il : le rôle et l’importance du griot dans notre société, le dépositaire de la mémoire collective ; le poids et la force de nos coutumes et croyances ; la vanité des rivalités entre Agna (fadenw en bambara) ; la fidélité et la foie indéfectible en un amour éternel ; les raisons de l’ingratitude des écoliers à leur lieu d’hébergement lors de leur cursus scolaire ; l’humilité et la compréhension de l’employeur vis-à-vis de l’employer (ce passage qui montre qu’il faut toujours être humble) ; l’isolement de l’enfant unique et le calvaire de son étouffement ; la valeur de l’amitié et le sens des rapports humains ; la farouche détermination d’une veuve à vivre et faire vire dans la dignité son unique enfant par son labeur envers et contre tout .

L’auteur nous affirme que « l’œuvre est écrit dans un style narratif en duo, faisant se croiser et s’entremêler le passé et le présent, qui se confondent en une seule et même histoire ». C’est une histoire qui est raconté par un griot (le griot de la famille) et l’auteur lui-même, ils échangent, ils causent, ils bavards. L’un rappel le passé, l’autre fait le vécu du présent, et ces deux histoires s’entremêlent pour donner cette histoire « Ba Marie, ma brave femme de mère ».

« Pour découvrir et comprendre à fonds les neufs symboliques cités par l’auteur dans le livre, s’enrichir de notre véritable culture générale, il faudrait lire cette belle production de cet homme de culture », témoigne le directeur du Conservatoire Multimédia Balla Fasséké Kouyaté.

Le livre est vendu à 2000 F CFA.

Zeïnabou Fofana

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