Pour cause de fermeture des frontières : Un festival arrêté, des artistes étrangers bloqués à Bamako

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L’Association Côté-court, est une association culturelle qui organise chaque deux ans un festival international dénommé “Arts-Femmes”. La 4e édition a été stoppée net alors que des festivaliers venus de la sous-région étaient déjà à Bamako. Un drame.

 Créée le 1er juin 2011 à Bamako, l’Association “Côté-Court” travaille à éveiller la conscience des populations maliennes et africaines. “Coté-court” est un atelier donnant plus d’opportunité aux femmes artistes, comédiennes, cinéastes… L’association considère que les femmes manifestent une créativité trop souvent handicapée par le manque de formation appropriée. D’où la création du festival Art-femmes, lequel les femmes ont un rôle central. Le festival international Arts-Femmes, commencé en 2016, a pour objectif d’aider les femmes à travailler dans l’art et à être autonomes par rapport à leur propre désir.

La formation était centrée sur la scénographie, la régie-lumière à Dèguèla à 76 KM de Bamako, sur la route de Kangaba, dans le Manden. Le festival international Arts-Femmes est une restitution des ateliers. Cette restitution devrait avoir lieu les 27, 28 et 29 mars 2020.

Pour cette année des surprises étaient au rendez-vous. Mais hélas, avec l’avènement de la pandémie du Coronavirus, nous étions dans l’obligation d’annuler le festival”, souligne la promotrice de l’Association “Côté-Court” également directrice du festival international Arts-Femmes, Mama Koné.

Un malheur n’arrivant jamais seul, plus d’une dizaine de festivalières, déjà à Bamako, sont restées bloquées dans la Cité des 3 Caïmans, confinées à Djicoroni-Para, à la résidence choisie pour elles.

Ces participantes sont loin de leurs familles, leurs proches, sans possibilité de rejoindre leur domicile pour l’heure. Je suis loin de ma famille, de mon mari et de mes deux enfants. La situation est assez dure mais on essaie de tenir le coup et on espère vivement que Coronavirus est juste de passage. Ce n’est facile pour aucune d’entre nous, mais nous nous serons les coudes avec aussi le soutien de Mama”, a témoigné Wenguieta Edwige Ouédraogo artiste comédienne d’origine Burkinabé.

Pour certaines de ces femmes, le coup paraît plus dur avec la fermeture des frontières. Elles ont des problèmes familiales compte tenu de la situation elles ne peuvent qu’apporter à la famille leur soutien via les réseaux sociaux, les appels téléphoniques. Pour d’autres, l’ambiance est géniale. A travers le confinement chacune d’elles essaient de mieux connaitre l’autre. Elles se disent bien traitées et bien nourries et se sentent chez elles. Nous ne nous sentons pas hors de chez nous, c’est à travers les réseaux sociaux que nous nous en rendons compte”, a affirmé la jeune technicienne lumière Coulibaly Tienourgo Catherine.

Pour toutes ces participantes, contre mauvaise fortune, il faut faire bon cœur. L’annulation de ce festival, plutôt que d’avoir été un motif de découragement, les a rapprochées et soudées. Nous soutiendront notre Tata Mama Koné du mieux que nous pourrions. Elle est à féliciter et nous ne pourrirons jamais la remercier elle et les partenaires pour ce qu’ils font pour nous. Nourrir une bouche n’est pas facile a fortiori plus d’une dizaine”, ont-elles toutes lancé.

Assétou dite Mani Coulibaly

Ahmed Sagara

(Stagiaires)

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