Mali post IBK : Des propositions de Ibrahim Balla Keita

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Il se nomme Ibrahim Balla Keita, expert-comptable en formation, président de la fédération des étudiants et stagiaires africains au Sénégal. En vue d’avoir « un Mali nouveau », une nation de paix réconciliée, il  a, ce mercredi 19 août, fait des propositions des dispositions transitoires dans le pays.

Si la défense de la patrie est un devoir pour tout citoyen malien, faire des propositions pour « un Mali nouveau » doit aussi être une obligation pour l’intelligentsia malienne. Ce pays qui, depuis plus de sept (7) ans, est confronté à une crise protéiforme et multidimensionnelle a plus que jamais  besoin de tous ces fils. Les propositions du jeune malien s’inscrivent en droite ligne  de cette logique. Selon lui, « notre pays traverse une période sombre de son histoire depuis l’acquisition de l’indépendance le 22 septembre 1960 ». Il rappelle que le Mali est victime de crise sécuritaire, économique, financière, politique, sociale et institutionnelle. D’après Ibrahim, la démission du président de la République avec toutes les conséquences de droit, voire  la dissolution de l’Assemblée nationale et celle du gouvernement ouvre la voie à l’avènement de la quatrième République pour une gestion rigoureuse des biens de l’Etat et la résolution rapide de nos crises multiformes et multidimensionnelles.

Pour ce faire, explique le jeune président, le pays « a besoin de toutes les idées et forces constructives au-dedans et au-dehors ».Pour un Mali nouveau, Ibrahim Balla Keita propose  de nommer un président consensuel de transition entre les militaires, la société civile et l’opposition avec un délai transitoire. Le président nommé ne doit pas, selon lui, avoir de double nationalité. Il doit avoir de l’unanimité sur son patriotisme, son intégrité ; ses expériences ; et compétences dudit président. Le jeune malien propose la nomination d’un président qui ne sera pas issu d’un parti politique. Ce pour éviter toute rixe politique entre partis, voire des conflits d’intérêt. L’expert-comptable plaide pour la nomination d’un premier ministre consensuel qui n’a pas une double nationalité. À ses compatriotes, Ibrahim invite  à la nomination d’un premier ministre patriote, intègre, compétent et expérimenté.

« Pour éviter toute rixe politique, le premier ministre ne doit pas être président d’un parti politique », a-t-il conseillé, suggérant la formation d’un gouvernement consensuel d’union nationale de transition avec les sensibilités de toutes les parties. Pour un Mali nouveau, les ministres nommés doivent être des patriotes, intègres. Ils doivent être des gens compétents qui ont de l’expérience et de connaissances dans les postes qui leur seront assignés, a-t-il dit. Instaurer une lettre de cadrage dans chaque ministère avec des objectifs de mission ; exiger la déclaration de patrimoine pour toutes les autorités et cadres de grandes directions doit, selon M. Keita, être fait. De son avis, le Mali nouveau nous importe l’audit de tous les ministres et grandes directions chaque année. Le Mali post IBK nécessite, à ses dires, l’adoption consensuelle et rapide d’un plan de résolution de la crise sécuritaire ; la tenue des examens de fin d’année ; la résolution des problèmes sanitaires ; économiques ; politiques ; institutionnels et sociaux.

Il plaide pour l’adoption consensuelle d’un programme de développement avec des projets de société dans tous les secteurs prioritaires du pays. Allant plus loin, le jeune  prône le réexamen de l’Accord de paix et de réconciliation, celui de la coopération militaire, voire l’accord de partenariats économiques du pays. Parmi ces propositions, figurent, entre autres : l’audit des dettes intérieures et extérieures du Mali, celui du patrimoine de l’Etat ; la réduction du train de vie de l’Etat via celle du budget de fonctionnement des institutions, des ministères et  des directions de 40%.Pour une gestion transitoire du pays, il sollicite à ce que la budgétisation soit désormais axée sur les résultats. Le jeune propose la dissolution du Conseil économique, culturel et social ; celle de la Haute cour de justice, le Haut conseil des collectivités territoriales ; la dissolution des Assemblées régionales et des conseils de cercle. Faire porter le statut de fonctionnaires à tous les fonctionnaires des collectivités territoriales ; disparaitre le service de la sécurité d’Etat en le remplaçant  par la défense opérationnelle du territoire dont les membres seront reconnus de tous, figurent sur ces propositions.

Payer que 1/3 des indemnités parlementaires aux membres des organes législatifs ; lever l’immunité parlementaire et ministérielle ; dissocier les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaire rendant la justice indépendante ; et lutter vigoureusement contre la corruption et l’impunité restent le souhait du jeune Keita. Par cette publication, le jeune expert sollicite la digitalisation, la redynamisation et le toilettage  des services publics du Mali. Sans oublier la redynamisation des institutions de promotion d’emplois et de financement des projets de jeunes et la coopération avec les bailleurs de fond, il met l’accent sur le réarmement de l’armée du Mali. Le fichier électoral doit, pour lui, aussi être rendu pur. Le président de la fédération des étudiants et stagiaires africains au Sénégal finit par proposer l’adoption consensuelle d’une nouvelle constitution et la mise en place d’une gouvernance sobre et vertueuse.

Mamadou Diarra

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