Mali YAFA ANW MA ALLAKAMA! (Mali pardonne nous, à cause de Dieu)

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Comme nous lui écrivions sous l’égide de plus prophétiques à l’image d’André Malraux, le 21 siècle est celui de Dieu ; ou tout au moins des religiosités ou spiritualités. Si le moindre doute y résiste encore à cette plus qu’évidence, la pandémie hébétante de l’heure et plus décimante dans les rangs des plus armés devrait achalander les contre-thèses les plus têtues.  En tout état de cause, ailleurs et ici, le médecin propose ou soigne tout au plus, mais c’est Dieu, qui guérit et dispose de Tout et de nous tous.  Ce Dieu, nous exhorte dans toutes nos conduites, que nous soyons grand ou petit, décideur ou subissant les foudres caudines du prétorien à nous respecter, respecter l’autre et même le sol sur lequel nous marchons. D’avoir pitié de lui, si nous ne pouvons lui être reconnaissant de nous servir d’aplomb et de centre de gravité. C’est dans ce sillage, que notre contribution doit s’appréhender. Cette prééminence divine des Puissances dans toute leur plénitude dicte sa profondeur et nous motive sans aucune gêne. N’en déplaise aux carapaciers et rationalistes ! Très cher Mali, notre riche et précieux trésor, que tes propres fils indélicats ont sucé jusqu’à la zeste, dont les tréfonds sont exploités à ciel ouvert, les caisses ont été vidé de père en fils inamovibles jusqu’à à la moelle des os. Vos biens sont pillés en bande organisée et groupes razziasistes dans tous leurs chromosomes, à leur solde des corporations sans foi et piétineurs de leur propre loi.  Pourtant, c’est votre terre, qui source et enfouit les mânes de nos ancêtres et fonde notre existence spatiale. Que nous le méritions ou pas, c’est vous notre faso . La patrie de nos dignes ascendants et illustres prédécesseurs, que nous peinons à ressembler encore moins à dépasser et surpasser. Au lieu de planter plus grand et plus luxuriant que leur arbre, qu’ils nous ont légué cadeau, nous l’asséchions et l’incinérions. Au-delà, au-delà pour exclamer feu Me Chevreuil, avocat des Tiécoro Bagayogo ! Avec toutes nos turpitudes, splendide Mali, vous nous accueillez encore et toujours. Et se sont vos ressources qui nous nourrissent bedonnement.

C’est votre ciel qui nous abrite et nous fait compter parmi le monde. C’est votre Etat, qui nous emploie, nous protège contre-nous- mêmes et contre les autres ; malgré tout.  Ce sont les impôts et taxes de vos braves populations, qui assurent nos salaires et traitements ; garnissant nos greniers et meublant nos quotidiens. Hélas, lesquelles populations généralement mal loties intellectuelles (ignorant leurs moindres droits et précieux devoirs), résignées devant les injustices flagrantes et les impunités criardes, que notre Administration persécute, rackette et ruine le plus. Que nos politiciens et pour la plupart fonctionnaires lèsent tout le temps avec réunions-séminaires, foras tourne-ronds, des marches, des journées mortes, désobéissances civiles, grèves incessantes et casses de nos édifices publics.  Toujours les mêmes personnes depuis 1992, au même poste (tour de passe et réchauffé au microonde), quelques fois plus loin depuis l’indépendance à travers leurs rejetons.    Et pour des querelles de chapelle, voire eux-mêmes et leurs familles : agissements, qui privent cette grande majorité innocente de leur pitance journalière. Méfaits, qui privent notre trésor public, dont les maigres fonds alloués à des Institutions (dont la Ière n’est pas exempte de reproches à lire le ministre Mamadou Namory Traoré sur les dépenses de prestige et sans justificatif) sans rendement et rentabilité réels. Lesquels sont mal gérés, gaspillés à travers des chevauchements de structures à l’effet de tout troubler et doublures inutiles pour ne rien contrôler.  Nous avons pensé que cette période intérimaire était l’occasion idoine de ré destiner ou fructifier (à défaut de revendre les plus de 200 V8 et innombrables gros cylindrés achetés pour rien et patrimonialisés par les uns), de fouiner dans les charges budgétaires communes ou fourre-tout et de moraliser austériquement les chapitres. Cette mesure devrait l’être le plus dans les gestions approximatives, voire mafiosistes des Collectivités et certains EPA prédateurs dans les seins juteux de PCA ascenseurs clientélistes. Gérer ou administrer n’est point une sinécure. Gouverner n’a jamais été un long fleuve tranquille surtout dans notre pays après une longue, récurrente et continuelle horde de maux métastasés.

Tous fredonnent changement sans « la moindre vision ou plan stratégique encore moins de modélisation » comme le fulminent plusieurs analystes, alors que nos nouvelles autorités ont créés un ministère de plénitude totalement dédié à reconstruire, bâtir et bien partir.  Evénement, que nous saluons, surtout par les propos et notes du ministre de la refondation de l’Etat, qui décline son projet sur 3 pieds : la refondation de la gouvernance ; celle de la citoyenneté et celle des savoirs. En toute modestie, je l’avais proposé à IBK pendant la campagne 2013, dans mon épice dans sa salsa gagnante. La Renaissance : Mali Bangué Koura (MBK) comme projet de société et la lutte contre les injustices et l’iniquité Hakké Kélé comme programme politique dans un choix d’Etat opérant A.G.I. R. (Cf. Archives et docs. De campagne, Journal Forum …). Nous attendons de voir le contenu réel, surtout de la faisabilité et de la mise en chœur de tous les maliens, qui ne peuvent pas continuer de se dédouaner et de jeter toujours l’opprobre sur les Hautes Autorités. Sachant que le 1er impératif est la gouvernance de soi-même (éducation), celle familiale (socialisation et culture) pour une émergence citoyenne et un envol patriotique. Cette refondation, qui selon Mamadou Kouyaté (cf. Indépendant n°5138 du jeudi 21/1 !2021, p. 3) « devrait commencer par l’Armée dont les incursions dans les affaires nationales n’ont jamais impulsé le progrès attendu. La dernière a même des allures de traquenard pour le pays… ». Enjeux et idéaux qui préoccupent plus le ministre Dr Modibo T. Traoré, dont nous nous sommes gavés gloutonnement de la belle contribution ; quasi exhaustive.  En plus des quelques nominés dans le gouvernement, qui ont montré leur preuve ici et ailleurs. A moins que ces fortes individualités ne soient des simples coloris pour crédibiliser le groupe clairsemé et amuser la galerie. Aussi, je me réjouis que la Transition a réussi à y intégrer dans le rang gouvernemental nos frères égarés, au surplus d’avoir réussi d’imposer à Kidal un gouverneur nationaliste, idem pour Tombouctou. Nécessités qui sont les préalables et les derniers ressorts de toute rédevabilité et de réédition des comptes des gouvernants, esclaves obligés des vrais famas qu’ils devraient être et véritables propriétaires de leur destin. Dialogues et négociations, que ne cessent de prêcher Ousmane Sy. Fort de l’envergure de l’analyse percutante de notre maman nationale et  auguste collègue Adam BA KONARE , allergique à la sécheresse d’imagination , surtout anti-syndicat des frères, pères et grands-pères d’armes, (kakisation selon Younous Hamèye DICHKO) bien que l’armée soit le cœur à la fois perturbateur et régulateur du pouvoir, nous prions Allah (Le 1er Législateur et le dernier Haut Magistrat), faire de notre Transition une  remise en cause  profonde de chacun et de tous : dans nos mensonges, insuffisances, manquements et méchancetés , d’engagement, voire de garantie de non répétition de nos  démissions, fautes et excès. Comme l’écrit Bertin DAKOU notre pays tombé de Charybde en Scylla, subissant des oukases, des vexations, les humiliations, le chaos. Sans doute à cause des injustices et des impunités devant lesquelles les présidents de la Transition, en dépit du contexte de leur arrivée, de leur posture martiale et tons ampoulés n’ont encore rien fait depuis plus de 4 mois, que nous sachions.  Comme nous l’avons dit à ATT en 2011 (cf. InfoMatin, Nouvelle République et autres journaux de juillet, Indépendant du 14 oct.2011) sur tous les cieux, devant telles cabales sans réaction, la mouche terrassera le bœuf ni hakké bogné na di mogo bé sé michi la. N’est-il pas le cas au Mali, voire au Sahel, un ensemble de persécutés, devenus finalement combattants (cf. aux aveux de prisonniers entendus par nos collègues chercheurs de l’ISS-Groupe) et holding satanique/terroriste de moins de 5000 âmes résistent et triomphent de tous ceux-ci, malgré l’aide de l’ONU et partenaires) ? Hélas et mille fois hélas !  Aujourd’hui plus qu’hier « la vérité est devenue une infraction, l’honnêteté est devenue un délit et la vertu est devenue un crime ». La fausseté s’impose de règle. Un (1) plus un (1) n’est plus égal à deux (2). Cette exception arithmétique nous a été corroboré par le ministre de la justice et des Droits de l’Homme actuel (à qui nous souhaitons Succès) dans son parquet de la commune 3 en 2013. De surcroit, la méchanceté (l’égoïsme rouge) semble devenir un sport national. Dommage !  Seydina Oumar DICKO, (comme du reste Saouti Haidara, bien d’autres éditorialistes, chroniqueurs, enseignants-chercheurs anti-mercenariat et opportunisme intellectuels, encore moins abdication, observateurs dans toute leur témérité alarment et alertent) sans relâche signale que notre pays est dans la bourrasque malgré une culture et une civilisation millénaires. Il nous (qui n’avons plus honte de rien) exhorte à nous ressaisir et davantage les plus Hautes Autorités, qui devraient combler…devant le signe avant-coureur de la décadence.

Dieu, voici notre repentance vraie et saine afin qu’il soit délivré et libéré de ses chaînes.

Que ceux qui ont pris le risque de contrarier IBK à la démission, (qui ne sait jamais lasser de dire que l’armée est sa force de souveraineté) bataillent d’arrache-pied efficacement et efficiemment dans le grand désintéressement, en toute humilité pour conditionner une retrouvaille totale, sincère de toutes les filles, fils du Mali. La main dans la main est tendue à nos amis vrais, alliés et partenaires pour nous sortir de l’ornière boueuse et nous sauver dans ce monde affolé et emballé. (Cf. Thomas GOMART Historien, Dir. de l’IFRI, L’affolement du monde : les 10 enjeux géostratégiques, Ed. Tallandier, 2019, Paris, 317p.). A tous, dirigeants et populations, je souhaite que nos esprits et nos cœurs renouvelés (cf. Lettre pastorale de C.E.M) soient bombés de la crainte divine et de l’amour de notre bien commun, le Mali ; Amen Yarabi !

Réquisitoire N°4 du Dr Ibrahim TOURE  Enseignant-Chercheur à l’USJPB, non moins Président fondateur du Pacte des Hommes Débouts contre l’Injustice (PHDI) tel: 6671 65 13/7928 63 23 emails : [email protected]/[email protected]

En guise de meilleurs vœux pour notre nation blasée et torpillée par nous tous, au prorata de nos responsabilités et nos abstentions, nous requérons d’abord son pardon : notre mea culpa lessiva.

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