Transition au Mali : La colère de l’Imam Mahamoud DICKO

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Chaque année, cela depuis deux décennies, Mr Abdalah Coulibaly, promoteur du Forum de Bamako organise cette rencontre pour débattre des sujets d’actualité du Mali, de l’Afrique et du monde. Cette rencontre était, ce jour 26 mai, à sa 22ème édition. Cette édition a pour sujet principal la problématique de la paix au Mali.

Parmi les invités, figuraient le Premier ministre, les membres du Gouvernement, des personnalités politiques, civiles, religieuses, du Mali et des participants venant de l’étranger. Parmi les illustres invités, il y a l’Imam Mahamoud DICKO.

Lors de sa prise de parole devant cette auguste assemblée, l’Imam Mahamoud DICKO a fait une sortie qui restera longtemps gravée dans la mémoire des Maliens. La voici : « De quelle paix parle-t-on ? De quelle sécurité et de quel développement ? Dans une situation particulière pour le Mali. Pendant que le peuple malien est pris en otage par des gouvernants arrogants. Je dis bien arrogants, on ne cherche pas une solution et la Communauté internationale par son orgueil. Nous, nous sommes dans notre arrogance et le peuple est en train de souffrir. Vous venez parler de paix et de sécurité et de quoi ici ? »

L’Imam Mahamoud DICKO est-il en train de perdre la foi en Dieu et aussi la raison ?

Ces derniers moments, son comportement et ses propos acerbes sont vraiment provocateurs et suicidaires. Il doit savoir que la colère est une folie passagère qui contient du venin qui peut être nocif pour son porteur. En même temps, la colère peut aussi être une mauvaise conseillère.

N’est-il pas temps pour lui de savoir raison gardée et d’adopter une attitude positive et de sagesse qui est conforme à son statut d’Imam et de chef spirituel ? Le respect dû à nos chefs et dirigeants est une prescription du Saint Coran. Violer une telle prescription est-il vraiment responsable de sa part ?

L’intérêt matériel est-il en train de prendre le dessus sur l’intérêt spirituel. Oubien l’ambition politique est-elle en train de le dévorer à tel point de le rendre spirituellement aveugle et sourd ?

J’en appelle à la sagesse et à la responsabilité des notabilités coutumières et traditionnelles de Bamako et aux responsables de différentes confessions religieuses du Mali pour le rappeler à ses obligations de réserve et surtout le remettre à sa place.

J’en appelle à la responsabilité des autorités de la transition pour gérer rapidement ce problème qui n’honore pas notre pays à cause du lieu où les propos ont été tenus et aussi à cause de statut de l’Imam Dicko.

Le linge sale se lave en famille mais pas en public.

Les dirigeants de cette transition ne méritent pas une telle injure et une telle humiliation. Le monde entier et tous les Maliens sont témoins des efforts que ces jeunes gens sont en train de fournir pour remettre notre pays à la place qui lui sied dans le concert des Nations. De tels efforts doivent être reconnus et salués par tous les dignes fils de ce pays.

Les difficultés que traversent cette transition actuelle, l’Imam Dicko n’est pas étranger à cette situation. Il est le premier responsable et il doit comprendre que des jeunes gens sont morts pour assurer sa défense. Donc, il ne doit pas oublier ces martyrs et il doit se taire une fois pour toujours.

Il est temps maintenant pour notre pays de définir vraiment la notion de liberté d’expression. La notion de liberté d’expression a-t-elle la même signification en Occident qu’au Mali ? Le poids de nos coutumes et traditions n’a-t-il pas sa place dans cette notion ?

Les chercheurs et traditionnalistes doivent réfléchir pour nous sortir de cette ambiguïté. La liberté d’expression, au sens Occidental est en train de détruire notre société et la mettre sens dessus, sens dessous.

Il est temps pour nous de nous ressourcer dans notre riche culture pour créer l’équilibre nécessaire pour la stabilité de notre pays. Aucun pays ne peut se développer dans le mimétisme. Le temps est venu pour que nous redevenions nous-mêmes et que nous retrouvions toutes les valeurs qui ont fondé notre société.

Le Mali a besoin de retrouver la paix et la cohésion sociale. Nous avons besoin de la contribution de tous les enfants de bonne foi qui sont prêts au sacrifice ultime pour faire le bonheur de ce pays.

Yacouba COULIBALY

Administrateur des partants à la retraite                                                    

Kalaban-coura

 

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