Appui au développement de l’élevage: Le PADEL-M entre dans sa phase active

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Le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, Mahamadou Sanadou dit Modibo SYLLA, a procédé, à l’ouverture de l’atelier de lancement technique du Projet d’Appui au Développement de l’Elevage au Mali (PADEL-M). C’était le samedi 25 mai au Gouvernorat de Sikasso, en présence du Directeur de Cabinet du gouverneur. La cérémonie a été suivie de la visite des réalisations du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel (PRAPS), à Sikasso et à Koutiala.

-Maliweb.net- En 2017, le Mali comptait 10,3 millions de bovins, 14,4 millions d’ovins, 20 millions de caprins et 1 million de camelin. Des chiffres qui font de notre pays le deuxième plus grand pays d’élevage de la CEDEAO après le Nigéria et le premier pays exportateur de bétail de la sous-région. Dans la zone UEMOA, le Mali totalise avec ses deux voisins (Burkina Faso et Niger) les trois quarts du cheptel bovin et 70% du cheptel ovin/caprin. Cependant, le secteur connaît des difficultés qui impactent toute la chaîne de l’élevage. Le Rapport 2014 de la Direction Nationale des Productions et Industries Animales (DNAPIA)révèle un potentiel laitier de 1,7 million de litres. Pourtant, il n’a été produit que 764 000 litres, soit 44%.

Ainsi, dans le but de renforcer la productivité et la commercialisation des produits d’origine animale issus des systèmes non pastoraux, le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont financé le Projet d’Appui au Développement de l’Elevage au Mali (PADEL-M). En cours d’exécution depuis le 23 août 2018, le projet de six ans vient d’entrer dans sa phase active. Aux dires du Secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche, le PADEL-M vient compléter le PRAPS-Mali en se focalisant sur les filières d’élevage sédimentaire non prises en compte par le PRAPS qui intervient dans l’élevage pastoral. «Les deux projets travailleront en synergie sur la santé animale, la prévention et la gestion », assure Mahamadou Sanadou dit Modibo Sylla, en sa qualité de représentant de la ministre l’Elevage et de la Pêche, KanéRokiaMaguiraga.

78,40 millions de Dollars US pour 340 000 éleveurs

Le PADEL-M a trois composantes, explique Nouhoum Berthé, Coordinateur national du projet. Il permettra d’abord le renfoncement des services d’élevage afin d’accompagner le ministère à mieux encadrer le secteur de l’élevage; ensuite, il soutiendra l’investissement privé avec pour objectif de favoriser l’organisation économique des filières d’élevage; enfin, le PADEL-M favorise la prévention et la gestion des crises et les urgences en élevage.Pour un coût total estimé à 78,40 millions de Dollars US, le Projet d’Appui au Développement de l’Elevage au Mali (PADEL-M) offrira des opportunités de développement et de bien-être social à 340 000 ménages et entrepreneurs.

Les éleveurs s’organisent malgré les difficultés

Dans la région de Sikasso, aussi bien à la commune de Sikasso, à Koutiala ou encore à Konséguéla, les éleveurs s’organisent avec l’aide du Projet d’Appui au Développement de l’Elevage au Mali (PADEL-M) et du Projet Régional d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel (PRAPS). Plusieurs réalisations du projet ont été visitées par la délégation conduite par le Secrétaire général du ministère de l’Elevage et de la Pêche. Au Centre de collecte de lait de Sikasso, le Secrétaire général a remis du matériel d’insémination à un groupement d’inséminateurs.

Plus loin, dans le Quartier de l’ancien Aéroport de Sikasso, la ferme piscicole Boubacar Kouma, avec 16 étangs, dégage un revenu annuel estimé à 26 000 000 FCFA. Le promoteur a bénéficié de plusieurs appuient notamment en formation sur la reproduction artificielle de poissons Clarias. Aujourd’hui, indique le fermier, il fait face à des difficultés d’approvisionnement en alevins de bonne souche; au problème de disponibilité de l’eau sur son site malgré l’existence de trois forages.

A Koutiala et à Konséguéla, respectivement à 140 et 180 km de Sikasso, la délégation a visité, dans la journée du 26 mai, les travaux de construction par le PRAPS des marchés à bétails, d’aires d’abatage et d’étals de boucherie. A Konséguéla, les installations flambant neuf ont été saluées par le représentant de la ministre de l’Elevage et de la Pêche. Seul bémol, à Koutiala, les travaux, pourtant attribués au même moment qu’à Konséguéla, sont exécutés à seulement 51% pour un délai consommé à 90%. «Des mesures seront prises», a promis Mahamadou Sanadou dit Modibo SYLLA, au marché de bétails de Koutiala, devant les éleveurs.

Mamadou TOGOLA, envoyé spécial à Sikasso

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1 commentaire

  1. Si ces chiffres sont fiables, je suis impressionné par le potentiel de notre pays en matière d’élevage. Exploitons-les donc beaucoup plus sérieusement!

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