Mali : les femmes rurales contribuent pour plus de 55,8% à la production agroalimentaire nationale, selon la ministre Wadidié Founé Coulibaly

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La ministre de la promotion de la femme de l’Enfant et de la famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly, a présidé le vendredi 15 octobre à Kita, la cérémonie de célébration conjointe de la journée Internationale de la Femme Rurale et de la journée mondiale de l’alimentation. Occasion pour elle d’insister sur le rôle des femmes rurales dans la production agroalimentaire.

Le Mali à l’instar des autres pays du monde a célébré la Journée Internationale de la Femme Rurale. C’est une journée d’information et de sensibilisation en faveur des femmes rurales. Sa commémoration leur permet de faire l’état des progrès réalisés, des difficultés rencontrées et des défis à relever.

Cette année qui marque sa 26ème édition est placée sous le thème : « Renforcer la résilience des femmes et des filles rurales face aux effets des changements climatiques dans le contexte des crises sécuritaire et sanitaire ». Un thème qui, aux yeux de la présidente de la fédération nationale des Associations des femmes rurales du Mali (FENAFER), Mme Niakaté Goundo Kamissoko, se justifie à plus d’un titre. Car convaincue qu’aider à la résilience des femmes c’est protéger l’environnement et la biodiversité mais aussi assurer la sécurité alimentaire des villages et de tout le Mali entier. Parce que ce sont les femmes qui sont les piliers de la production Agricole, a-t-elle tranché.

Au Mali, les femmes représentent 50,4% de la population totale et 52% d’entre elles vivent en milieu rural. Selon la ministre de la femme de l’Enfant et de la famille, Mme Wadidié Founé Coulibaly, les femmes rurales contribuent pour plus de 55,8% à la production agroalimentaire nationale. Ce qui fait d’elles l’un des maillons essentiels de l’économie du pays.

Malgré leur nombre et le rôle qu’elles jouent dans la société, les femmes rurales sont confrontées à d’énormes problèmes. Il s’agit de l’analphabétisme ; des difficultés d’accès à la terre, aux crédits, aux nouvelles techniques et technologies agricoles et enfin les questions liées à leur autonomisation.

« Pour remédier à ces problèmes, il est urgent d’orienter les femmes rurales vers l’application des nouvelles techniques et technologies de production à impact rapide en matière », a dit Wadidié Founé Coulibaly. Il s’agit, assure-t-elle, de la pisciculture en cage flottante, d’utilisation des semoirs mécanisés, de semences adaptées aux changements climatiques et enfin de parcelles sécurisées.

Objectif « Faim Zéro »

La célébration de la journée Internationale de la Femme Rurale est couplée depuis 2014 au Mali à celle de la journée mondiale de l’Alimentation, célébrée quant à elle le 16 octobre de chaque année. Le thème de cette 42e édition est « Soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une vie meilleure ».

Cette journée vise à renforcer l’information, la sensibilisation et l’action en faveur de l’objectif « Faim Zéro ». « Les femmes rurales, qui sont des productrices d’aliments, doivent avoir une place de choix dans le combat pour la production d’une nourriture saine et de qualité », a expliqué la ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la famille.

Les représentants de la FAO, de l’UNU-FEMMES et du PAM ont tous indiqué que la femme rurale occupe une place centrale dans la chaîne de valeur agricole. Tous ont marqué leur disponibilité à aider le gouvernement malien dans l’atteinte de l’autonomisation de la femme rurale.

La cérémonie a pris fin par la remise des dons composés des équipements agricoles et des semences à des regroupements de femmes rurales et la visite d’un champ de riz dans le village de Komi-Komi.

Abdrahamane SISSOKO/Maliweb.net

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1 commentaire

  1. We must for sake of those women make farming as mechanized as possible as we incorporate grow house farming where for Global Warming sake we may make farming more efficient plus less time consuming. With grow house farming after becoming properly organized plus equipped we may make better use of water plus fertilizer plus do less harm to land. As with grow house farm moister possessing fertilizer may be recycled to crops plus there is far less if any need for pesticides.
    We must make sure mining do not contaminate our waterways being our lives for coming decades depend on it.
    Congratulation women of Mali plus Africa on your farming success. We know with greater mechanization of farming you will do better plus have more free time to better educate or learn other trades thereof making you all more valuable to our community.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

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