Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM) : Un coup d'Etat" en gestation contre Jeamille Bittar"

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Depuis un certain temps, des individus tapis dans l’ombre sont en train de demander au Président de la République Amadou Toumani Touré de mettre une administration provisoire à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) le mandat de l’actuel patron Jeamill Bittar ayant pris fin le 2 décembre dernier. En attendant que la Cour suprême statue, en dernier ressort, sur le contentieux qui oppose celui-ci au camp des "sept milliardaires" qui soutiennent Ousmane Guittèye en violation flagrante des textes de la CCIM.

Serions-nous devant un Etat vraiment faible, irresponsable, incapable d’assumer ses responsabilités, d’instaurer et de promouvoir le droit où certains individus qui font des trafics d’influence et se comportent comme un éléphant dans un  magasin de porcelaine en défiant tout, y compris l’autorité de l’Etat afin de sauvegarder leurs intérêts personnels tel que décrit dans le fameux livre "ATT-cratie : la promotion d’un homme et de son clan"?

Nous sommes tentés de répondre par l’affirmative à cette question au regard de ce qui est en passe de se réaliser au niveau de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM).

En effet, des individus dont certaines autorités à la solde du candidat malheureux Ousmane Guittèye et de ses "sept milliardaires" s’activent auprès du Président de la République, Amadou Toumani Touré, afin que celui mette en place une administration provisoire à la tête de la CCIM au motif que le premier mandat de Jeamille Bittar a pris officiellement fin le 2 décembre dernier avant que la Cour suprême ne statue, en dernier ressort, sur le contentieux concernant les élections consulaires du 1er octobre dernier.

Cette demande du camp des "sept milliardaires" est une fuite en avant sachant bien qu’il va perdre la bataille devant la Cour suprême comme ce fut la cas devant le tribunal administratif qui a jugé mal fondé son recours en le rejetant purement et simplement, lors de son audience du 13 novembre dernier.

Pourquoi le bureau de Bittar doit rester en fonction jusqu’au verdict de la Cour suprême

Tout comme ce recours, la demande de mise en place d’une administration provisoire est mal fondée car le décret fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement de la CCIM sont très clairs et prennent en compte la présente situation dans laquelle se trouve la Chambre en son article 25 qui stipule que "lorsqu’une contestation n’est plus possible et que les résultats des élections sont devenus définitifs, la nouvelle assemblée consulaire est installée dans les 15 jours qui suivent. Jusqu’à cette installation, l’ancienne Chambre reste en fonction".

Autrement dit, la présente Chambre doit rester en fonction jusqu’à ce la Cour suprême se prononce sur le contentieux.

Toute autre formule tendant à isoler Jeamille Bittar est un "coup d’Etat" qui viendra mettre fin à l’élan de développement entrepris par celui-ci à la tête de la Chambre au profit des requins qui ne visent que leurs intérêts personnels.

Et, le Président de la République, Amadou Toumani Touré, aura très vite donné raison à ses détracteurs qui l’accusent de ne pas savoir instaurer l’autorité de l’Etat face à des "bandits à col blanc".

Alassane DIARRA

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