Uranium de Faléa : Nouhoum Keïta sillonne l’Europe pour sonner le tocsin

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Nouhoum Keïta, journaliste à la radio Kayira, Secrétaire chargé de la Communication du bureau exécutif de l’Association des Ressortissants et des Amis de la Commune de Faléa (ARACF)  et non moins Secrétaire administratif du parti Sadi, vient de séjourner du 10 mai 2011 au 15 juin 2011 en Europe. Pendant son séjour européen, l’émissaire de l’ARACF a sillonné la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, la Slovénie, l’Italie et l’Espagne, pour animer des conférences d’information sur la situation à Faléa.

Dans le cadre d’une mission d’information sur la situation à Faléa, en vue de la recherche de soutien pour le renforcement des capacités locales, Nouhoum Keïta, Secrétaire à la communication de l’ARACF, a séjourné en Europe du 10 mai au 15 juin 2011. Pendant un mois, Nouhoum Keïta n’a pas du tout chômé, il a rencontré les autorités communales, associatives, les communautés médicales, scientifiques et universitaires de nombreuses villes comme Genève-Bâle en Suisse, Salzbourd et Klagenfurt en Autriche, Berlin en Allemagne et Strasbourg en France. En plus de ces rencontres, Nouhoum Keïta a animé des conférences débats au cours d’expositions itinérantes sur l’Uranium de Faléa, notamment à Eisenkapel, ville autrichienne située près de la frontière slovène. Il a aussi participé à des débats radiodiffusés et fait des interventions publiques dans des meetings contre le nucléaire en Suisse, le 22 mai 2011, à Döttigen, devant plus de 20 000 personnes.

Précisons qu’il a été aussi invité par la Commission de la coopération économique et du développement du Budestag allemand à une audition publique sur le thème : «Les stratégies sur les matières premières du Gouvernement fédéral allemand et de l’Union européenne et leurs implications pour la politique du développement».

Le mercredi 8 juin 2011, de 11 heures à 13 heures, Nouhoum Keïta et d’autres experts comme Gwenole Cozigou de Commission européenne, Jörg Mayer du Cnuced, Heidi Feldt, Conseillère en processus de politique environnementale et du développement et Carsten Schimits-Hoffmann de la Coopération au développement allemand (GIZ) avaient la lourde charge d’aider les membres de la Commission de la coopération économique et du développement du Bundestag allemand, à avoir des réponses à un certain nombre de questions : Que représentent les stratégies «Matières premières» pour la coopération au développement de l’UE et de l’Allemagne ? Quelles conséquences a la mise en œuvre des stratégies «Matières premières» de l’UE et de l’Allemagne pour les pays du Sud ? Comment concevoir une politique des matières premières qui puisse soutenir le développement ?

C’est le lieu de rappeler  que dans les négociations avec les groupes d’États africains sur les accords de partenariat économique, les questions de restrictions des exportations et de politique d’investissement sont parmi les plus controversées, car les Gouvernements de l’hémisphère sud accordent à ces instruments une importante signification pour leur politique de développement. Ceci met bien en évidence le conflit d’intérêts entre, d’une part, un accès des pays industrialisés aux matières premières et, d’autre part, une régulation des exportations et des investissements par les pays du Sud afin de promouvoir leur industrie intérieure.
Nouhoum DICKO

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