Ministres cherchent chaussures à leurs pieds : Les DFM présurées

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Des voraces grimés en Harpagon ambitionnent de se livrer à un pillage des faibles ressources par le biais de la nomination à ces postes stratégiques de béni-oui.   

Le goût des manipulations et de l’intoxication tente de précipiter dans la tombe la vertu. Seulement voilà, un pied accroché au rebord a évité le tréfonds du précipite. Le ministre des finances a opposé son véto. Ne voulant guère endossé la tunique de celui par qui le crime est arrivé. Fondé qu’il est de ne pas varier dans le sillon tracé par son prédécesseur Boubou Cissé, sur injonction des partenaires au développement,  qui lui conférait les attributions de nomination des directeurs des directions des finances et matériels. La métamorphose de l’éparpillement des remarques hostiles, de petites phrases en un édifice de calculs aboutissait à des gains personnels. Le culte d’efficience qui ne tenait pas la route, défait, aucun mobile invoqué ne corroborait leur ardent désir de ranger dans le placard des directeurs. Les ministres qui croyaient pouvoir essuyer avec succès leur charme sur leur collègue des finances ont lamentablement échoué. Ils se sont heurtés les uns après les autres à un mur de refus. Une vraie tête de mule ! A moins de poser le bout d’un canon sur sa tempe, il ne changerait pas d’un iota sa prise de position ! En convenaient-ils.  D’ailleurs, leurs dents carnassières leur trahissaient. Ce qu’ils sont parlent plus haut que ceux qu’ils disent.

Les fleurs du mal

Comme des papillons attirés par les fleurs, comme des cantharides se bousculant sous la lumière, l’irrésistible envie de se hisser sur une montagne d’argent passait par la nomination d’un sien. Qui détient ce pouvoir commande la musique. L’heureux élu devait retourner l’ascenseur. Rien de nouveau sous le soleil. D’autant plus la pratique était aussi veille que les monts mandings. Les scandales à répétition qui ont régulièrement défrayé la chronique ont conduit les autorités maliennes et particulièrement les médecins des économies malades – Fonds monétaire international et Banque mondiale –  à soigner le mal à la racine.

Ces dernières semaines, les voraces grimés en Harpagon ont enfilé de nouveau leurs babouches. Armés qu’ils sont de paroles ampoulées dignes de soupirant qui tente de s’accrocher à la midinette comme une personne menacée de noyade à un éventuel sauveur. Rangée aux oubliettes les vœux de chasteté des autorités de la transition, les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Malheur à ceux qui veulent bâtir leur fortune sur la ruine de l’Etat !

Pris dans ce tourbillon, ces prédateurs tournent en rond, et pour longtemps encore puisqu’ils n’ambitionnent point, pas pour l’instant, de jeter hors bord leur avidité malgré la digue érigée et qui résiste. Certainement qu’ils n’ont rien appris et rien oublié.

A l’heure où le Mali est à bout de souffle, il serait bienséant d’allumer les flammes de l’espoir, de redonner goût à la politique sensée apporter de vraies solutions aux nombreuses  des populations mordues à pleines par la pauvreté, l’insécurité. Pour tout dire, loin de défendre des bandes de rezzous, le djihadiste

a pour moteur la pauvreté et comme embrayage l’idéologie.

Un retour en arrière est irréaliste. Les Maliens ne l’accepteront ! Les partenaires au développement – bilatéraux et multilatéraux – ne le voudront pas !  Qu’on se le tienne pour dit ! Malheureux  ceux qui n’ont pas compris !

Ibrahim Yattara

 

 

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