Autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes par l’éducation au Mali.

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Contribution au maintien à l’école de 2389 élèves dont 1194 filles de 5 établissements scolaires grâce à la mise à disposition de 3 châteaux et de 11 latrines dans les régions de San, Ségou et Mopti à travers le projet KOICA.

Du 04 au 10 juillet 2021, s’est tenue la mission conjointe de suivi des activités du projet « Autonomisation des adolescentes et des jeunes femmes par l’éducation au Mali » dans les régions de Ségou, San, Mopti sous la conduite de Madame Sylla Fatoumata Cissé, conseillère technique genre au niveau du Ministère de l’Éducation Nationale qui assure le lead du projet et du directeur national adjoint de l’enseignement fondamental.

Cette mission avait pour objectif de visiter les réalisations à savoir les points d’eau et les latrines, mais aussi recueillir les témoignages des enseignants et les membres de comités de gestion scolaire (CGS) sur les formations reçues.

La délégation a rendu une visite de courtoisie aux académies et CAP concernés pour échanger sur les activités en cours menées par les Ong et Associations locales, partenaires de mis en œuvre du projet. En effet, des sensibilisations sous forme de causerie en milieu scolaire sont en train d’être animées dans une dizaine d’écoles dans les localités que la mission à visiter. Ceci pour rehausser l’engagement communautaire sur l’importance de l’éducation des filles, sur les mesures préventives de violence basée sur le genre et les pratiques d’hygiène de santé de la reproduction et du COVID-19. Les directeurs d’académie et d’établissements scolaires ont été également informés de la tenue de l’évaluation finale du projet prévue au mois de septembre 2021.

©UNESCO-Bamako- Remise de kit d’hygiène au CAP de Mopti

A Ségou, San, et Mopti, l’équipe de mission a eu des échanges avec les membres des comités de gestion scolaire (CGS), les enseignants, les chargées de la scolarisation des filles (SCOFI), les directeurs d’académie, des Centres d’Animation pédagogique (CAP), les associations de mères d’élèves ainsi que les ONG de mise en œuvre, sur les activités et leur impact sur la vie des communautés.

©UNESCO-Bamako-Remise de kit d’hygiène au CAP de Mopti

Les points d’eau et les latrines construits par le projet dans les écoles de Soninkoura, Sienso du CAP de Ségou, Abdoul Niang et Soufroulaye du CAP de Mopti ont été visités par l’équipe de la mission. Elle était satisfaite de l’état des lieux, de la fonctionnalité et de l’entretien des infrastructures. Il a été constaté comment les latrines et les châteaux ont contribué au maintien des élèves à l’école et favorisent l’approvisionnement des populations environnantes en eau potable. Grâce à ces réalisations les écoles du projet jouent, pleinement, leur rôle de service social de base accessible à la population.

©UNESCO-Bamako- Latrines du Fondamental de Sienco

En plus des réalisations citées ci-dessus, le projet a aussi formé des infirmiers scolaires et les membres des CGS sur l’hygiène et la santé de la reproduction et les mesures préventives de violence basée sur le genre. Ceci afin de renforcer la capacité des acteurs de mener à bien leurs rôles pour mieux prendre en charge et encadrer les élèves plus particulièrement les filles dans les écoles. C’est à cet effet que le projet a mis à la disposition de chacune des Académies, de San, Ségou et Mopti, 500 serviettes hygiéniques confectionnées par le Centre d’Aptitude Féminine de Kalaban Coura, au bénéfice des élèves filles du fondamental 2 et du secondaire pour la gestion des menstrues.

Beaucoup de témoignages sont ressortis des interventions des bénéficiaires sur les réalisations, on peut en citer entre autre :

  • Aminata Mallé chargé de SCOFI du CAP de Ségou : « Lors de nos premières activités, nous avions remarqué qu’il y avait plus de garçons que de filles inscrites à l’école. Grâce aux séances de sensibilisations que nous avons tenues dans le village sur la scolarisation et le maintien des filles à l’école, nous constatons qu’il y a de nos jours plus de filles que de garçons à l’école de Koukoun.

La gestion des menstrues constituait aussi une cause d’abandon pour certaines filles, les kits d’hygiène reçus de la part du projet ont contribué à résoudre ce problème que nous vivons »

©UNESCO-Bamako-Mairie de Ségou

Tianbè Traoré président CGS Sienso: « Avant le projet KOICA, notre école avait un problème d’eau, il y avait juste un puits et la population craignait de la consommer. Nous avons bénéficié de 2 blocs de latrines et d’un château d’eau, la cour de l’école est maintenant propre car la défécation à l’air libre est finie de nos jours, les élèves utilisent correctement les latrines et l’eau potable est à leur porté pour tout besoin. Le CGS a également bénéficié d’un renforcement de capacités sur leurs rôles et responsabilités ainsi que sur l’importance de la scolarisation et le maintien des filles à l’école. »

  • Selon la SCOFI du CAP de Mopti « le projet a eu un impact positif sur l’éducation des jeunes filles, l’accès des filles n’est plus un problème dans notre région, c’est le maintien qui est difficile. Grâce aux sensibilisations que nous menons, nous avons pu recadrer beaucoup de filles, 2 cas ont été, récemment, résolu à Mopti dont 1 cas de mariage précoce et 1 cas d’abandon ».

L’équipe de mission a pu entendre plusieurs autres témoignages confirmant que le mariage précoce est l’une des principales causes d’abandon scolaire des filles. A cela faudrait-il rajouter la situation sécuritaire dans les zones les plus reculées du centre-ville de la région de Mopti qui a causé la fermeture de 787 écoles sur 2152. La fermeture prolongée des écoles contribue, aussi, à l’abandon précoce et met en péril tous les efforts menés ces dernières années pour l’amélioration de l’accès à l’éducation qui est d’environ de 47% pour les filles sur une moyenne de 72% au niveau national.

Rappelons que ce projet conjoint est financé par la République de la Corée à travers son Agence de Coopération Internationale KOICA et mis en œuvre dans les régions de Tombouctou, Mopti, Ségou et le district de Bamako.

 

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