Édito : Le Mali sombre dans une crise de confiance

4

Personne ne croit à personne ! La parole, quelle qu’en soit la personnalité de celui qui la porte, elle n’a plus de valeur dans le Mali actuel. Ce triste constat n’est pas synonyme d’un film de fiction, mais bien la vérité qui est le quotidien de chaque Malien.

Autrefois, pas si loin, dans un passé récent, ce beau pays était envié par l’Afrique voire le monde entier pour son attachement à la vérité et surtout à l’honneur. Cette valeur sans laquelle l’homme était assimilable à un être sous l’emprise de l’instinct.

La raison et sa pratique qui étaient l’identité des fils du Soudan, semblent s’envoler. Et de nos jours, l’être s’intéresse plus à la valeur de sa personne et tous les moyens sont bons pour se faire encenser sur du faux.

Ce déshonneur, sa naissance s’imprime aux premières heures de l’ère démocratique, lorsque des têtes pensantes, profitant de la misère du peuple, arrivèrent à détrôner le dictateur Moussa Traoré. Ils ont distribué la belle parole ; chanter des promesses qui relèvent tout simplement de l’idéal.

Quel bilan tiré de la démocratie ? De la déception totale !  Éducation bafouée, économie asphyxiée, promotion d’une nouvelle race de brigands qui font la promotion du favoritisme et s’excellent dans la corruption… En un mot l’espoir a été complètement assassiné !

Ces hommes et femmes, le Mali est toujours entre leurs mains. Connus sous l’étiquette, opposition-Majorité, ils changent de toge en fonction des moments. Ils sucent ensemble le sang du pauvre malien. Si vous remarquez, à chaque fois qu’ils étalent leurs propres secrets sur la place publique, comprenez qu’il y a trahison entre eux autour d’une affaire. Celui qui est excommunié de la secte crie à la victime. Et du coup, il se transforme en un fervent défenseur du bas peuple. Et cela marche car il profite de la naïveté des citoyens qui deviennent sans raison valable son bouclier.

Sous IBK, le tragique constat s’est exacerbé. Personne n’honore sa promesse et personne ne croit encore à son prochain. Et cela est valable du plus petit au plus grand degré. C’est-à-dire du citoyen lambda au plus haut sommet de l’État.

Pour preuve, les citoyens sous le poids des conflits, nord et centre, n’ont plus confiance entre eux-mêmes car personne ne sait qui est qui. A ce niveau, le business s’est incrusté.  Ils n’ont pas aussi confiance en l’État. Politiques et forces armées et de sécurité, lorsque vous évoquez le sujet, ils prennent leur distance face à leur interlocuteur. Les raisons sont multiples et la plupart sont révoltantes.

Cette triste réalité se vit aussi dans presque tous les milieux dans le district et les capitales régionales. Politiques, société, leaders religieux, activistes, notables… c’est même pipe même tabac ! Les gens ont pour priorités leurs propres intérêts que la Nation. Raison pour laquelle, nous crevons malgré l’assistance des partenaires. Car des fils d’un même pays qui ne s’aiment pas, n’aiment pas leur propre patrie, Dieu n’exaucera jamais leur vœu. Au contraire, il leur fera subir l’enfer avant le jour du dernier jugement.

Voyez-vous-même, le folklore qu’IBK et ses adversaires livrent aujourd’hui aux Maliens ! C’est une honte nationale. 7 ans de cacophonie au moment où le sacrifice devait être le leitmotiv de tout digne fils du Mali.

Pauvre Patrie de Soundjata !

Boubacar Yalkoué

Commentaires via Facebook :

4 COMMENTAIRES

  1. “Boubacar Yalkoué’ ICI C’EST IBK QUI EST A LA BARRE. EN 2013, IL A DONNE SA PAROLE AUX MALIENS AVEC DES PROMESSES BIEN PRECISES. ET IL N’A PAS TENU PAROLE.

    CE N’EST PAS PARCE QUE TON “COPAIN” mOUSSA tIMBINE “BESSE” EST AU POUVOIR QUE TU VAS VOULOIR JOUER UN JEU D’EQUILIBRISTE ICI.

    IBK EST LE PROBLEME DU MALI ET IL DOIT PARTIR

  2. “Autrefois, pas si loin, dans un passé récent, ce beau pays était envié par l’Afrique voire le monde entier pour son attachement à la vérité et surtout à l’honneur.”😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂😂

    Eh Yalcoué, TU AS FUMÉ QUOI ???😂😂

  3. “Personne ne croit à personne” n’est pas exact.
    “Les maliens ne CROIENT PAS AUX AUTORITÉS POLITIQUES ELUES” est plus CRÉDIBLE.
    LA CONFIANCE DISPARAÎT QUAND ON NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE.
    Quand les maliens ont plébiscité IBRAHIM BOUBACAR KEITA, c’est la CONFIANCE QUI S’EST EXPRIMÉE.
    Un nombre important de maliens ont pensé qu’il est l’homme politique CRÉDIBLE.
    À l’œuvre, il a plus que déçu.
    ON NE LUI FAIT PLUS CONFIANCE est différent de PERSONNE NE FAIT CONFIANCE À PERSONNE.
    Changer la situation du Mali dépend de celui qui incarne L’ÉTAT.
    ÇA NE DÉPEND PAS DU COMPORTEMENT DES MALIENS CAR CELUI INCARNE L’ÉTAT À LE POUVOIR D’ORIENTER LEURS COMPORTEMENTS
    Les maliens cherchent un GUIDE CRÉDIBLE pour donner une nouvelle ORIENTATION au pays.
    CE GUIDE EST PARMI LES HOMMES POLITIQUES.
    Il faut savoir le dénicher.
    C’est là, on peut accuser les maliens.
    C’est là, on perçoit que c’est la société malienne qui a changé.
    C’est là, on perçoit que le choix est fait en fonction des orientations des hommes d’affaire qui ont la confiance de leurs localités respectives, pas qu’ils sont animés des IDÉES novatrices, mais qu’ils sont riches permettant d’aider régulièrement les populations démunies.
    UNE SOCIÉTÉ MERCANTILISTE EMPÊCHE DE DÉNICHER LE GUIDE QUI EST LÀ EN FACE.
    On a fait confiance à IBK tout en dénonçant les actions d’un parti qu’il a dirigé pendant six ans sur dix ans.
    Où est la cohérence?
    IBK méritait il qu’on lui fasse confiance?
    C’EST NOTRE SOCIÉTÉ QUI EST MALADE.
    Elle a été contaminée par qui?
    Est ce par le mouvement démocratique pour qu’on ose cette accusation très grave et criminelle pour des personnes qui ont risqué leurs vies pour l’avènement de la démocratie”Ce déshonneur, sa naissance s’imprime aux premières heures de l’ère démocratique, lorsque les têtes pensantes,profitant de la misère du peuple,arrivèrent à détrôner le dictateur MOUSSA TRAORÉ.
    Ils ont distribué la belle parole;chanter des promesses qui relèvent tout simplement de l’idéal”
    Le petit dôgôno YALKOUYE a osé dire “misère du peuple” avant la chute du dictateur.
    CETTE MISÈRE NE PEUT PAS ÊTRE LA CAUSE DU SOULÈVEMENT DU PEUPLE?
    A t’on besoin de pousser un peuple affamé à se soulever?
    Cette génération post 26 MARS 1991 doit étudier l’histoire politique de son pays entre 1960 et 1991 pour comprendre que ce qui se passe aujourd’hui a sa source au coup d’État du 19 novembre 1968.
    À partir de 1968 des cadres se sont engagés à combattre les officiers subalternes qui ont délogé le régime socialiste de MODIBO KEITA.
    Certains sont morts, d’autres subissent les séquelles de la torture notamment BAKARI KONIMBA TRAORÉ.
    Malgré les sacrifices de ces cadres, en aucun moment le peuple est sorti pour manifester contre le pouvoir.
    Le président MODIBO KEITA a été assassiné, la foule est sortie pour manifester sans demander le départ de MOUSSA TRAORÉ.
    Un étudiant, ABDOUL KARIM CAMARA, secrétaire général des étudiants, est mort suite à des tortures, aucune manifestation pour demander le départ de la junte.
    Les étudiants constatant le manque de soutien de la population arrêtent le mouvement, beaucoup immigrent.
    Bizarrement, en MARS 1991,la population sort le 22,23,24,25 MARS pour demander le départ de MOUSSA TRAORÉ après avoir constaté des tueries parmi les étudiants le matin du 22 MARS 1991.
    C’est “la belle parole, des promesses qui relèvent tout simplement de l’idéal” qui ont fait sortir cette population qui n’est pas sortie avec autant de détermination ni après la mort de MODIBO KEITA, ni après celle de CABRAL?
    Petit dôgôno YALKOUYE, cette détermination de la population ce n’est pas plutôt “la misère du peuple” qui la commande?
    Il faut préciser que ce n’est pas le mouvement populaire qui a fait partir MOUSSA TRAORÉ, mais un COUP D’ÉTAT MILITAIRE car, au même moment, cette même boucherie a eu lieu dans d’autres parties du continent, les présidents sont restés notamment au TOGO de Y.EYADEMA et au GABON d’OUMAR BONGO.
    YALKOUYE et ses CAMARADES de la génération post 26 MARS 1991 doivent comprendre que “la misère du peuple” qui a réellement commandé les événements de MARS 1991 est la conséquence de la gestion malsaine des deniers publics à partir du 19 novembre 1968.
    Un ESPRIT s’est installé, qui persiste aujourd’hui.
    Avant la chute de MOUSSA TRAORÉ, quand un membre de la famille est nommé ministre, une réunion de famille est convoquée pour rappeler à l’élu qu’un CADRE QUI NE PROFITE PAS DES DENIERS PUBLICS PENDANT QU’IL EN A L’OCCASION EST MAUDIT.
    Le ministre ou un cadre bien placé profitait des deniers publics avant d’être viré.
    Cet ESPRIT de la PRIMAUTÉ de l’intérêt INDIVIDUEL a guidé les pas des animateurs de la scène politique malienne.
    Cet ESPRIT domine tellement qu’on a l’impression que des cadres qui pensent à la PRIMAUTÉ de l’intérêt GÉNÉRAL n’existent plus.
    YALKOUYE le traduit par “personne ne fait confiance à personne”.
    La décennie AOK,tout en perpétuant ESPRIT de la PRIMAUTÉ de l’intérêt INDIVIDUEL par le président du parti au pouvoir IBK, a révélé des cadres qui ont fait du bon boulot dans leurs ministères respectifs.
    C’est vérifiable, petit dôgôno, tu n’as qu’à faire des enquêtes pour vérifier.
    Le métier du journalisme est fait pour ça.
    ALPHA OUMAR KONARE a cédé le pouvoir avec une économie viable, le Mali retrouvant sa CRÉDIBILITÉ INTERNATIONALE confirmée par l’organisation de la coupe d’Afrique des nations avec pour la première fois quatre stades et surtout par les investissements engagés immédiatement par son successeur, grâce à ces cadres qui ont abattu un travail guidé par l’esprit de la satisfaction des intérêts supérieurs du Mali.
    Les héritiers de MOUSSA TRAORÉ, conduits par un homme très éloquent CHOGUEL MAIGA, ont, depuis le début de l’ère démocratique,engagé des campagnes de dénigrement des efforts entrepris par ALPHA OUMAR KONARE qu’il déteste pour avoir été l’artisan qui a éveillé les consciences par son journal LES ÉCHOS.
    Il a, apparemment, réussi à embobiner YALKOUYE et ses CAMARADES.
    C’est lui,aidé par les adversaires politiques naturels d’AOK que sont OUMAR MARIKO, MOUNTAGA TALL, CHEICK OUMAR SISSOKO, feu MOHAMED LAMINE TRAORÉ…. plus tard IBRAHIM BOUBACAR KEITA,qui a fait noircir le bilan très POSITIF, compte tenu de l’état dans lequel il a pris le pouvoir et des résistances de ses adversaires politiques, D’ALPHA OUMAR KONARE.
    Ces hommes politiques, après la parenthèse ATT, ont mené campagne pour éviter que les hommes valeureux engagés politiquement qui ont aidé ALPHA OUMAR KONARE occupent le haut sommet de l’État.
    Ils se sont associés à IBK ,non pas pour l’aider à être élu, mais à empêcher un des camarades valeureux de la DÉCENNIE AOK de briguer la MAGISTRATURE SUPRÊME en la personne de SOUMAILA CISSE.
    C’est eux qui n’ont plus la confiance du peuple.
    C’est eux qui “changent de toge en fonction des moments”.
    Parmi eux peut on citer SOUMAILA CISSE et MODIBO SIDIBE qui sont les hommes valeureux sur la scène politique qui ont accompagné ALPHA OUMAR KONARE.
    Qu’on elise l’un d’eux, un autre Mali vera le jour, celui qu’a laissé ALPHA OUMAR KONARE le 8 juin 2002 c’est-à-dire un Mali fier, digne, envié par ses voisins.
    Un Mali gardien de l’esprit démocratique dans la sous région.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

REPONDRE

Please enter your comment!
Please enter your name here