Rencontre gouvernement/enseignants : Le boycott des syndicats d’enseignants

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Pourtant bien  annoncé à la veille dans le journal télévisé de l’ORM, la  rencontre qui devrait  se tenir  samedi dernier au CICB,  regroupant les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, l’Amsuneem, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, a finalement été boycottée par les enseignants, malgré son importance. Ces derniers, estiment que le cadre ne convient pas à leurs attentes et  que le gouvernement veut seulement gagner du temps. Les autorités ont tout de même délocalisé la rencontre à la Primature, sans la présence des syndicats d’enseignants.             

La rencontre du samedi 11 mai 2019 au CICB  était placée sous l’égide du Médiateur de la République, Pr. Baba Hakib Haïdara. Elle devrait  regrouper également les ministres chargés du Dialogue social et de son collègue de l’éducation.

Il faut  rappeler que  le 1er conseil des ministres s’est penché sur la  question afin de sauver l’année scolaire en cours. Il avait  décidé de faire tenir une importante rencontre regroupant les syndicats d’enseignants, les parents d’élèves, l’Amsuneem, l’AEEM, les chefs coutumiers et religieux et les partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Cette rencontre d’envergure avait pour seul objectif de sauver l’année scolaire 2018-1019.

Malheureusement, cet appel du pied des autorités a eu une fin de non recevoir.  Les enseignants ont décidé de ne pas s’y rendre. Conséquence, la   cour  du CICB, lieu initialement prévu pour la circonstance, était vide le samedi dernier. L’événement a été finalement délocalisé le même jour dans une salle de réunion de la Primature.

Alors que pour beaucoup, cette rencontre était  sans nul doute le dernier espoir pour les élèves et les parents d’élèves de voir les classes rouvertes.

Visiblement, le  nouveau gouvernement a opté pour cette fois,  une négociation plus élargie. Mais les enseignants estiment que “le cadre ne convient pas à leurs attentes et  que le gouvernement veut seulement gagner du temps”. Cependant, nombreux sont les enseignants qui croient forts que Boubeye est parti, mais son esprit à l’égard des enseignants règne toujours avec le nouveau PM, Dr. Boubou Cissé.

Toutefois, la rencontre à la Primature a vu la mise en place d’une commission de conciliation et de bons offices.

Ibrahima Ndiaye

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1 commentaire

  1. L’avenir de nos enfants est hypothéqué par une classe sociale pour laquelle nous avons fait tant d’effort et de sacrifices vains. De même que l’avenir du Mali. Ont ils pensé à ceux ci qui les ont formés? ont ils pensé a tous ces sacrifices consentis par tout un peuple? Ont ils à l’esprit le bien être de ces jeunes enfants, pupilles de la Nation Malienne. Ne dit on pas que l’enseignement est un sacerdoce……
    Ceux ci même n’ont plus de bon niveaux et que transmettent ils aux enfants sinon de la médiocrité… Et voila qu’ils veulent nous prendre en otages….. Et nous laissons faire sous prétexte de négociations…. Réveillons nous et nettoyons nos cours, nos écoles, nos centres d’apprentissage de toute ces maux qui gangrennent notre system éducatif, autrefois si primé et reconnu de par le monde… Parents d’élèves réveillez vous et défendez l’avenir de vos enfants, crème de la Nation malienne.
    Que ceux qui ne veulent pas officier aillent chercher mieux ailleurs et qu’ils nous laissent tranquilles. La vie est faite de compromis et de sacrifice. On ne peut pas faire des sacrifices et ne pas accepter des compromis. Ce pays est un pays en guerre, qui a besoin de sacrifice et de la participation active de toutes ses composantes au rebâtissement de ce pays qu’est le Mali. Vous ne pouvez exiger l’impossible, cela vade soi pendant que d’autres n’ont pas accès à l’éducation, à aux soins de santé elementaires, souffrent de faim ou de malnutrition, sont déplacés par l’effet de la guerre, etc….. les revendications doivent être constructives et non destructrices. La plus belle fille ne peut donner que ce qu’elle a. L’état c’est pareil. Tous doit être budgétisé et étudié pour en voir la faisabilité et l’impact des charges financières que cela induit. donc il y’aura le court terme, le moyen terme et le long terme.
    Voila qui mérite réflexion.
    L’etat est fort et nulle personne ne peut Le contraindre par la force. IL peut licencier sans préjudice de réparation sous certaines conditions. comme il peut affecter une partie du salaire pour participation à l’effort de guerre ou à la reconstruction du pays.
    Nul n’est indispensable.

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