Violences dans l’espace scolaire et universitaire au Mali : Le gouvernement de la transition sévit

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Une réunion de concertation sur la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’action a eu lieu, vendredi 27 novembre 2020. Cette réunion était sous la présidence du Premier ministre de la transition, Moctar Ouane. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, celui de l’Éducation nationale, étaient également présents. Des engagements ont été pris au cours de cette rencontre afin d’apaiser l’espace scolaire et universitaire au Mali.

Agir sur les causes de la violence en milieu universitaire en vue d’avoir une école apaisée, tel est le but de la feuille de route pour la mise en œuvre des recommandations du Forum national sur la violence en milieu universitaire et son plan d’action, dont la présentation aux acteurs de l’école malienne a eu lieu, vendredi 27 novembre 2020. Depuis l’adoption de cette feuille de route en 2018 et la Charte sur le vivre-ensemble dans les institutions d’enseignements supérieurs et des campus sociaux, en 2019, la violence continue d’être une réalité qui gangrène le milieu universitaire au Mali. D’où la nécessité cette fois-ci, selon le Premier ministre Moctar Ouane, de l’union sacrée de tous les acteurs et partenaires de l’école malienne afin de sauver ce qui mérite de l’être.

« Il est devenu clair que les étudiants entre-tuent pour le contrôle d’une manne financière qu’ils tirent de la gestion de certaines œuvres universitaires », souligne-t-on dans la Note introductive aux mesures destinées à apaiser l’espace scolaire et universitaire au Mali. Face à cette situation, le gouvernement de la transition sévit. La feuille de route et son plan d’action seront désormais dépoussiérés pour donner à l’espace scolaire toute sa splendeur. Pour ce faire, la feuille de route prévoit le retrait de la gestion des parkings, gargotes et kiosques à l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) pour la confier au Centre national des œuvres universitaires (CENOU), avant la fin de l’année 2020.

Pour la sécurité des étudiants, du personnel enseignant et administratif, la feuille de route prévoit également la création de groupes de sécurité universitaire, durant la période du 30 novembre au 30 décembre 2020. Outre toutes ces mesures, d’ici 2021, tous les protocoles d’accord liant le CENOU à l’AEEM doivent être abrogés, les kiosques installés illégalement dans les alentours de l’IES doivent être déguerpis. Cette feuille de route recommande également le renforcement de l’éducation civique et morale dans les établissements scolaires et universitaires, l’application stricte du règlement intérieur, etc.

Dès le premier trimestre 2021, l’accès à l’espace scolaire et universitaire sera réglementé par la présentation de badges pour les enseignants et des cartes d’identité scolaires pour les étudiants. Durant la même période, les groupes de sécurité universitaires seront opérationnalisés, a-t-on promis. Au cours du premier semestre 2021, des caméras de surveillance seront installées dans les établissements scolaires et universitaires, lit-on dans la feuille de route N° 2 qui indique également que tout l’espace scolaire et universitaire bénéficiera d’éclairage public. Ce n’est pas tout, cette feuille de route N° 2 prévoit aussi des campagnes de sensibilisation sur la violence dans cet espace, de maîtriser les flux d’étudiants et d’impliquer les parents d’élèves et les chefs de quartier dans l’éducation des enfants. Ces activités se tiendront de façon permanente, a-t-on indiqué.

L’espace scolaire ne sera plus un endroit « hautement criminogène ».

FousseniTogola

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4 COMMENTAIRES

  1. “Ce n’est pas tout, cette feuille de route N° 2 prévoit aussi des campagnes de sensibilisation sur la violence dans cet espace, de maîtriser les flux d’étudiants et d’impliquer les parents d’élèves et les chefs de quartier dans l’éducation des enfants. Ces activités se tiendront de façon permanente, a-t-on indiqué.” ….lol quelle plaisanterie encore …..quelle sensibilisation pour des criminels…. encore on ne cherche de vraies solutions…. c’est ouvrir de nouveaux fronts de gaspillage de l’argent public a travers de programmes bidon (ex. “campagne de sensibilisation” qui coutent combien? etc..) or je vous jure de DIEU ces sauvages n’en ont pas besoin ….. ILS ONT SIMPLEMENT BESOIN D’UNE MAIN DE FER DES AUTORITÉS SÉRIEUSES qui peut leur faire respecter la loi et les regèles!

  2. ’AEEM est une association terroriste extorsioniste qui ne mérite pas d’exister un seul jour dans nos campus! Ce parce que le pays a cesser d’avoir une autorité digne de ce nom depuis 1991 que ces gangsters bilakoros continuent avec de leur fureur terroriste dans nos universités…. sinon ils seraient tous oubliés en prison pour leurs actes criminels!

    Il faut mécaniser le système de gestion des campus de sorte que les gangsters de l’AEEM puissent être soigneusement surveillés et interpellés a la moindre violation de regèle. Il faut également démanteler le CENOU qui est aussi corrompus et incompétent… il faut passer la gestion des campus a une société professionnelle privée qui emploie des compagnies de securite privées. C’est la seule solution a cette malédiction qui hantent notre éducation supérieur depuis l’avènement démocratique !

  3. L’AEEM est une association terroriste extorsioniste qui ne mérite pas d’exister un seul jour dans nos campus! Ce parce que le pays a cesser d’avoir une autorité digne de ce nom depuis 1991 que ces gangsters bilakoros continuent avec de leur fureur terroriste dans nos universités…. sinon ils seraient tous oubliés en prison pour leurs actes criminels!

    Il faut mécaniser le système de gestion des campus de sorte que les gangsters de l’AEEM puissent être soigneusement surveillés et interpellés a la moindre violation de regèle. Il faut également démanteler le CENOU qui est aussi corrompus et incompétent… il faut passer la gestion des campus a une société professionnelle privée qui emploie des compagnies de securite privées. C’est la seule solution a cette malédiction qui hantent notre éducation supérieur depuis l’avènement démocratique !

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