Audience de la cour d’Assises : Pour « coups mortels », il se fait condamner à une peine de 5 ans

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    Poursuivi pour « coups mortels », faits prévus et punis par l’article 202 du Code pénal, Bourama Domogo, un cultivateur né vers 1964 à Zantiguila, dans la commune rurale de Danderesso, cercle de Sikasso, a été sanctionné à 5 ans d’emprisonnement ferme. Marié à deux épouses et père de 8 enfants, il était domicilié à son lieu de naissance.

    Ces faits qui lui étaient reprochés remontent à 2018, précisément dans la nuit du 7 au 8 octobre 2018. À Zantiguila, dans la commune rurale de Danderesso, Bourama Domogo s’est, courant cette période, rendu compte de la présence d’un intrus chez lui. Partant de ses propos inclus dans l’arrêt de la cour d’Assises de Bamako, l’inculpé annonce avoir fréquemment constaté l’intrusion de l’inconnu chez lui durant la nuit. Ainsi décidé à en finir avec cette situation, il va alors décider de s’armer, se positionnant avant  la visite inopinée de la personne qui s’introduisait chez lui sans aucune autorisation. C’est ainsi que dans la nuit du 7 au 8 octobre 2018, Bourama épia l’inconnu qui se trouvait déjà chez lui. Sans autrement procéder, il lui donne un grand coup de machette. Du coup, l’inconnu s’est écroulé. Juste après ce fait, Bourama va tout de suite se rendre  compte que le mal a été fait à Abou Guindo, un habitant du même village. Urgemment transporté au centre de santé du village, Abou Guindo, un homme du village. Ce dernier est, au petit matin du 8 octobre, malheureusement décédé des suites de ses blessures. Sur la question, Bourama Domogo s’est expliqué : « En substance, lit-on dans l’arrêt de la cour, Bourama explique que suite à l’intrusion répétée de l’inconnu dans sa concession, il a décidé de guetter l’intéressé. Cela, en vue de l’identifier et d’en découdre avec lui ».Et l’inculpé Domogo de soutenir : « C’est dans cette lancée que dans la nuit du 7 au 8 octobre, ayant détecté la présence du même inconnu dans sa maison, ensuite à la fenêtre de la chambre à coucher de sa seconde épouse, Bourama s’est saisi de la machette de son berger, frappant l’intrus (Abou Guindo)  qui s’est écroulé avant de mourir au lendemain matin de la scène ». C’est ainsi que l’homme fut poursuivi pour « coups mortels ».Lors de son audience du vendredi, la cour d’Assises de Bamako a tranché l’affaire, infligeant une peine de 5 ans ferme contre Bourama Domogo.

    Mamadou Diarra

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