Cession de Mariétou Palace : Une bien curieuse affaire !

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    L’hôtel Mariétou Palace de l’honorable Foutango Sissoko est désormais propriété des Libyens. Un chèque de 3 milliards FCFA- règlement partiel ou montant total de la transaction ? – est semble- t- il tombé. Sur ledit chèque, l’élu de Dabia n’aurait personnellement empoché que la modique somme de 1 milliard de nos francs, tandis que son collègue député et non moins 1er vice – président de l’AN, Me Tall aurait, lui, été désintéressé de 2 ou 3 centaines de millions en règlement d’une vieille créance. On apprend par ailleurs que plusieurs autres créanciers resteraient en rade, au nombre desquels, Haïdara et Bouka Djigué. Où sont passés les 2 autres milliards?

    Mais ce dossier n’est apparemment pas à une singularité près car, autre détail troublant. C’est semble-t-il à l’étude de Me Diop, notaire et ami du ministre N’Diaye Bâ qu’ont été passés  les derniers actes. Les mauvaises langues racontent que pour réussir ce tour de force dans l’opération de dessaisissement du notaire dépositaire jusqu’alors du TF pour le compte d’un autre créancier, en la personne de l’opérateur économique Bâ, une simple correspondance du ministre N’Diaye Bâ aurait suffi.

    L’honorable député Foutango Sissoko dit Babani s’est finalement résolu à se séparer de Mariétou Palace, l’hôtel portant le nom de sa chère maman, Mariétou Sakiliba. Il l’a cédé aux Libyens, les mêmes qui se sont sans doute offert l’Amitié, Kempesky et Bouna.

    L’ancien homme d’affaires devenu parlementaire n’aurait, selon certains de ses proches, tiré de l’affaire qu’un petit milliard 200 millions de nos francs. On ne connaît à ce jour exactement le montant réel de la transaction, pour la simple raison que deux chiffres sont avancés : 5 milliards et 3 milliards. Nos sources croient toutefois savoir que les Libyens ont casqué pour quelque 3 milliards déposés par chèque, non sans avoir exigé et obtenu l’enregistrement de la vente.

    Il existe cependant beaucoup de zones d’ombre dans cette transaction. Avec une meute de créanciers à ses trousses Foutango, à en croire certains de ses proches contactés grâce à  nos soins, n’aurait, à ce jour, désintéressé qu’un seul, à savoir son collègue député à l’Assemblée nationale, l’honorable Mountaga Tall, élu à Ségou. Ce dernier n’aurait pas encaissé moins de 300 briques en règlement d’une vieille créance.

    Pour se frotter ainsi les mains, le député de Ségou a pu semble-t-il compter sur son compagnon de route et non moins ministre de l’Artisanat et du tourisme. N’Diaye Bâ aurait réussi la prouesse de dessaisir le notaire titulaire du dossier, Me Alassane Sangaré, chez qui le titre se trouvait en gage pour 40 ou 43 millions, au profit de Me Diop, son ami. Lequel, selon toute vraisemblance, a traité directement avec les acquéreurs libyens.
     Avec les quelque 400 petits millions qui lui resteraient du pactole reçu, l’enfant de Dabia se tournerait les pouces en attendant une hypothétique mission à Abuja. Une imprudence qu’il se gardera de commettre avec le mandat d’arrêt international qui court contre lui !

    Aux dernières nouvelles, son collègue qui a su tirer lui, les marrons du feu, se trouverait en France. Pour placer ses sous ou travailler à débusquer le ou les auteurs de ‘’ATT-cratie…’’ ?  Me Tall risquerait de son côté de faire des mécontents dans le lot de ses propres créanciers au parfum du jackpot qu’il vient d’enlever. A suivre dans nos toutes prochaines parutions.

    Sory HAIDARA

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