Face au juge Yelimané : Maro Coulibaly, accusée de recel, pique une crise

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    Accusée de recel d’un taurillon, la dame Maro Coulibaly a trouvé le moyen de renvoyer son procès au 19 janvier 2016. En plein débat, Maro a piqué une crise, obligeant le président du tribunal à repousser le procès.

     

    Maro Coulibaly est âgée d’une quarantaine d’années et mère de 6 enfants. Elle réside à Diongaga, à la frontière Mali-Mauritanie. Maro est connue à Yélimané dans le monde des affaires et pour ses combats politiques. Depuis août dernier, cette brave dame est visée par une plainte au tribunal, déposée par Massiré Kouta Coulibaly, membre de l’Association des éleveurs de Tambacara (AET) pour une affaire de vol de bœuf.

    Placée sous mandat de dépôt, la bonne dame a comparu mardi devant le juge du Tribunal de première instance de Yélimané après le renvoi de l’audience du 6 octobre pour des raisons liées à sa santé. Un procès sous haute tension sociale, puisqu’une centaine d’éleveurs venus de Tambacara et environs avaient pris d’assaut les locaux du palais de justice de la ville.

    Il s’agissait, pour l’AET, de constituer un “front uni” afin de faire une démonstration de force face aux vols de bétail qui sont une bombe à retardement dans cette localité frontalière avec la Mauritanie. Malgré les tentatives de d’influence sur des radios locales en vue de faire pression sur le Tribunal, le juge a tenu à honorer ses engagements.

    A 10 h dans la salle d’audience, ce mardi 1er décembre, le président du Tribunal a procédé à la lecture des procès-verbaux, avec la série de question adressée à la présumée accusée et le plaignant.

    Maro Coulibaly et sa défense, au prétoire, ont eu 1 h 30 pour convaincre le juge dans cette affaire de vol de bœuf. Seulement au moment où Massiré Kouta Coulibaly et ses témoins s’apprêtaient à donner leur version, Maro Coulibaly a eu un malaise. Une situation qui a obligé le juge à suspendre l’audience durant une quinzaine de minutes avant de renvoyer le jugement au 19 janvier 2016.

    Les éleveurs venus mardi assister l’audience de Maro Coulibaly ont été obligés de regagner leurs domiciles quelques heures après sans une information précise sur l’état de santé de Maro. Si officiellement l’avocat des victimes, Me Boubacar Soumaré, a trouvé normal le renvoi du procès, les victimes qualifient l’acte de mépris à leur égard.

    Nous y reviendrons !

    Bréhima Sogoba

    Envoyé spécial

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    4 COMMENTAIRES

    1. Cette affaire doit être politique, il faut que le juge voit claire ds l’affaire car cette dame a eut des sérieux problème avec le député analphabète Mamadou Awa Gassama qui est très influent ds le coin et il a juré de ne pas laisser la dame tranquille, il a semble t’il fait incendié le domicile de la dame par le passé,elle aurait même été blessé grièvement un moment et a perdu bcp de ses bien donc prudence les ATT mogo ont a la manœuvre.

    2. rien qu’à voir la tète de cette dame pour savoir qu’on est en face d’une ka Laban ti
      sinon pourquoi égorger un Taurion qui ne t’appartient pas

    3. La justice malienne quelle honte!Vous vous acharnez sur une simple présumée voleuse de bœuf alors que les grands voleurs de la république se pavanent tranquillement!Vous trouvez normal toutes ces surfacturations sur le Boeing 737; ces milliardaires de la démocratie (Soumi-Modibo Sidibé-Sékou Diakité-AOK-IBK….) vous trouvez ça normal que les gens commeTièblé dramé détourne l’argent du sommet France-Afrique pour venir investir ici à Paris?CA ne vous dit rien que le ministre de la santé d’aTT un certain TOURE détourne les sous de la lutte contre le SIDA au Mali jusqu’à ce que l’OMS suspende son aide à des milliers de malades….alors devant tous ces détournements et vols, le soi disant recel de tourillon n’est RIEN!!!! 😈 😈 😈

      • Une vraie honte ! :mrgreen:

        On dirait que ce juge aussi n’a rien d’autre à faire dans sa vie ! :mrgreen: … ils ont peut-être perçu des sourofèn pour une simple affaire de taurillon que l’on peut régler à l’amiable !

        A moins de vouloir humilier “dame Maro” comme aime à l’écrire le journaliste !

        Prrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr !

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