Fait divers : Touré se fait tromper par un appel \”Nocturne\”

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    Les faits que nous relatons se sont déroulés à l’hôpital du Point-G. Il devient de plus en plus rare de voir une amitié plus intime comme celle qui existe entre M. Touré et Bafing Coulibaly domicilié à Doumanzana Bamako.

    Depuis l’enfance, cette intimité existait entre Bafing et son ami Touré. Atteint  d’une hernie, une maladie très dangereuse pour les hommes, Bafing a été transporté à l’hôpital du Point-G. Conformément  aux ordres de l’hôpital, toute la famille ne pouvait pas rester à l’hôpital pour prendre soin de Bafing. C’est ainsi que son intime ami, Touré et sa maman sont restés auprès de lui.

    Sentant la fatigue, Touré demande la permission à la maman de Bafing pour aller passer la nuit à la maison chez Bafing à Doumanzana. Aux environs de 1 heure du matin, Touré reçoit un appel étant dans un sommeil très profond. Dans ce sommeil profond et très soucieux de la maladie de son ami d’enfance, Touré a eu du mal à comprendre ce qui lui a été dit au téléphone. Il ignorait également celui qui l’avait appelé. Subitement, après avoir raccroché le téléphone, Touré convoque le Fils ainé et la femme de Bafing pour leur annoncer qu’un médecin de l’hôpital du Point-G vient de l’appeler pour lui dire que Bafing n’a pas pu tenir face à sa maladie.

    Fausse alerte !
    A  trois,  ils ont alors décidé d’informer directement les frères de Bafing. Sans plus tarder, selon la tradition, ses frères ont informé les gens de leur village et les autres proches de la famille de la mauvaise nouvelle. Dans cette même nuit, des délégations ont été formées pour les cérémonies funéraires pour le  lendemain. Le même lendemain matin, une délégation fut envoyée au Point-G pour récupérer le corps à la morgue. Une autre au cimetière de Sotuba pour creuser la tombe.
    Surprise à l’arrivée de la délégation au Point-G ! D’après Karim, l’un des frères de Bafing, "quand nous sommes entrés dans la cour de l’hôpital, après avoir accédé au bloc qui sert de séjour pour notre grand-frère, j’ai été d’abord étonné de voir notre mère sans signe de tristesse. Après avoir avancé, j’ai vu notre grand-frère".

    En clair, Bafing n’était pas mort même si Karim et sa délégation avaient emmené le linceul pour couvrir le Corps du défunt.

    Ce linceul qui était dans un  sachet noir que détenait Karim était devenu en ce moment une chose à cacher pour éviter d’effrayer et la maman et Bafing. Ce qui était déjà trop tard car Bafing avait vu Karim en train de jeter le sachet derrière les portails de la chambre du bloc. Il avait également constaté une forte présence des villageois à l’hôpital, ce qui n’était pas habituelle.

    Ne  pouvant plus rien dire et rien faire devant cette subite joie, Karim avoue alors la vérité à son frère en lui expliquant ce qui s’était passé. C’est ainsi que Karim appelle à la maison et au cimetière pour leur expliqué que Bafing n’était pas mort et qu’il va bien. A l’issue de cette information, les pleures de toute la famille se sont transformées en sourire et joie, même si Bafing était toujours à l’hôpital pour son opération.

    Nous souhaitons que le bon Dieu ajoute des années de plus à la vie de Bafing en lui donnant une ‘’santé de fer’’.
    Dognoumé Diarra

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