NafadjiIl tue son accusateur pour refus de répondre à son invitation

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    La bagarre qui a éclaté entre deux gaillards à propos d’une histoire de vol de moto s’est terminée par la mort d’un des protagonistes à Nafadji en Commune I du district le 15 novembre dernier. Le présumé auteur se demande toujours comment cela a pu arriver.

    Il s’agit de Aroune Diallo dit N’tji et de Salif Coulibaly. Il y a de cela trois mois qu’un certain Youssouf Simpara a été victime de vol de moto à son domicile à Nafadji. Ce dernier entreprend des recherches en se renseignant auprès de ses amis et d’autres jeunes du quartier. Salif lui dénonce Aroune Diallo dit N’tji. Youssouf s’agrippe à cette piste. Chaque nuit que Dieu fait, en compagnie de Salif Coulibaly, il se rend chez le suspect pour réclamer sa moto. Agacé, Aroune saisit un gendarme en service à la gendarmerie de la brigade territoriale de Faladié. Celui-ci lui demande de faire venir son accusateur Salif Coulibaly dans son bureau.

    Mais, le gendarme ne prend pas soin de remettre une convocation à son protégé. Le même jour, Aroune Diallo dit N’tji se lance à la recherche de Salif. Il le trouve finalement à la gargote de Djélika Bagayogo sise à Nafadji. Il l’invite à le suivre à la brigade territoriale de gendarmerie de Faladié. Salif Coulibaly décline l’offre. Une vive discussion s’engage entre eux, ponctuée de propos désobligeants. Ce qui devait arriver arriva. Les deux hommes en viennent aux mains. Au cours de ce combat de gladiateur, Salif terrasse Aroune. Celui-ci le mord à l’avant-bras gauche pour se dégager des griffes de son adversaire. Les voisins volent à leur secours pour les séparer. Aroune, la nuque pleine de poussière, se rend chez lui. Quant à Salif, il est attaqué par un malaise. Vu la gravité des signes qu’il présente, un ami de son adversaire le transporte d’urgence à bord d’un taxi au centre de santé de référence de la Commune I

    La mort surprend Salif dans le taxi

    Entre le lieu de la bagarre et le centre de santé de la Commune I, la mort fauche Salif Couliblay dans le taxi. Son accompagnateur ne s’aperçoit de rien jusqu’au centre de santé où le médecin traitant constate la mort du patient. Le corps est admis à la morgue. Les parents de Salif informés de son décès, saisissent immédiatement le commissariat de police du 6e arrondissement. Sous les ordres du commissaire divisionnaire de police Mamoudou Baka Sissoko, l’inspecteur divisionnaire de police Seydou Coulibaly, chef de la section de police judiciaire, prend l’affaire en main. Il fait arrêter Aroune Diallo dit N’tji pour les besoins de l’enquête. Pour en savoir plus, après avis du procureur de la République près le tribunal de la Commune I, l’enquêteur et ses chefs hiérarchiques ont sollicité une autopsie du corps auprès du médecin légiste, Dr Cheickna Tounkara. Celui-ci constate au cours de son diagnostic, une légion contuse du crâne, une petite plaie contuse de l’avant-bras gauche et une contusion thoracique. Mais, constate-t-il, aucun saignement extérieur n’était visible, contrairement aux rumeurs folles qui circulaient à Nafadji que Aroune Diallo dit N’tji a mortellement poignardé sa victime avant de jeter son corps devant la famille de ses parents. Il fallait être bien fou pour le croire. Salif a-t-il eu un choc au niveau de son crâne et au thorax ? Son présumé tueur lui a-t-il porté des coups ayant occasionné sa mort ? Ces questions restent entières.

    O. BOUARE

     

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