VOL DE BETAIL A KEME-KAFO A DIOÏLA: Le maire adjoint arrêté par le camp I ?

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    C’est la consternation dans le cercle de Dioïla, précisément dans la commune rurale de Kémé-Kafo qui vient d’être secouée par une sombre affaire de vol de bétail. En effet, selon des sources proches des enquêtes policières, un groupe de vendeurs de bétail a été appréhendé par les éléments du camp I de la gendarmerie de Bamako. C’était le mercredi 20 septembre dernier à la foire à bétail de Niamana, sur la route nationale n°6 à quelques kilomètres de Yirimadio, où il était venu écouler 4 têtes de bœufs.
    Comme d’habitude, les animaux volés ou disparus font régulièrement l’objet de recherche à travers les foires à bétail appelées «grabals » pour retrouver leurs propriétaires véritables. C’est ainsi que le 20 septembre 2006, à Niamana, 4 bœufs disparus quelques semaines auparavant à Kémé-Kafo auraient été retrouvés. Le camp I de Bamako a été aussitôt alerté et des éléments y ont été dépêchés pour enquêter sur place. Lesdits gendarmes ont interrogé les vendeurs sur la provenance de ces bœufs et l’identité réelle de leurs propriétaires. Face aux réponses évasives, selon les mêmes sources, les deux vendeurs auraient été immédiatement conduits au camp I de Bamako en attendant la suite des enquêtes qui ont été bouclées à ce niveau le mardi 26 septembre. Il s’agirait du maire adjoint de la commune rurale de Kémé-Kafo, M. Adama KANE, et du président de la chambre d’agriculture communale, M. Mamadou DIAKITE.
    Leur dossier aurait été ensuite transmis au procureur de Kati auprès duquel ils auraient été déférés le même jour, c’est-à-dire le 26 septembre. Il leur est reproché d’avoir extorqué les bœufs égarés retrouvés sans propriétaires aux éleveurs qui en assuraient provisoirement la garde et d’être venus les liquider à la foire à bétail de Niamana pour empocher les fonds comme prix de vente.
    S’agit-il d’un cas isolé ou d’un réseau bien huilé ? Selon des témoignages concordants, certaines communes profitent du système de fourrière pour renflouer leurs caisses. En effet, les animaux égarés y sont gardés jusqu’à épuisement du délai légal pour devenir du même coup «propriétés » de la commune qui les vend ensuite pour encaisser l’argent. En profitant de cette vente, selon les mêmes témoignages, des voleurs de bétail glisseraient leurs butins dans le lot pour les écouler loin à Bamako. Kémé-Kafo serait victime de ce réseau depuis bientôt 3 ans et des dizaines de bovidés auraient été ainsi perdues, ainsi que des ânes et mêmes des petits ruminants. Les voleurs bénéficient-ils de complicité et jusqu’à quel niveau ? Cette affaire va-t-elle être étouffée mine de rien ?

    Affaire à suivre…      

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