ANPE : Le directeur général rejette les accusations de détournement de fonds

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Accusé d’avoir détourné le fonds de fonctionnement de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), le directeur général de la structure, Ibrahim Ag Nock s’est défendu en rejetant en bloc toutes les accusations qui ciblent sa personne.

Détourner les fonds alloués à l’Agence nationale pour  l’emploi (Anpe) aux fins de financement des campagnes électorales de sa formation politiques, le RPM. C’est la quintessence de ce qui est reproché au DG de l’Anpe, Ibrahim Ag Nock.

Selon nos sources, l’argent dont il s’agit, ce sont les ressources financières accordées par l’Etat malien pour accomplir des missions au profit des fils du Mali en matière d’emploi. Elles révèlent que la loi qui fixe l’octroi et le versement de l’argent public s’appelle le Code de prévoyance sociale du Mali. Toujours, selon nos sources, l’Institut national de prévoyance sociale (Inps) recouvre 3,6% sur le salaire de chaque employé et 19% de la masse salariale de chaque entreprise employant du personnel relevant du Code du travail. Ce montant, une fois recouvré par l’Inps, subit une ristourne de 1% versé à l’Anpe. Chaque année, c’est ainsi.

Si l’on en croit les sources, depuis l’arrivée du directeur général de l’Anpe en octobre 2015, ce montant tourne autour de 6 milliards de FCFA. Montant, ajoute-t-elle, que tout employeur doit voir utilisé prioritairement pour perfectionner ou reconvertir à la tâche ses agents. Toutes choses qui font que le Conseil national du patronat du Mali (Cnpm) qui fait partie du Conseil d’administration de l’Anpe a toujours recommandé que ses cotisations connaissent des retours comme tout investissement. Ces retours ne sont autres que l’amélioration de la qualité des prestations de leurs employés grâce à leur formation au Centre de perfectionnement et de reconversion de l’Agence nationale pour l’emploi.

La source dit que le directeur Ag Nock s’adonne à une dilution des ressources dans des campagnes électorales de son parti, le Rassemblement pour le Mali (RPM) à Bamako et Diré. La source pense que cet état de fait empêche désormais tout emploi conforme, judicieux, opportun, licite ou légal des ressources publiques dans de vraies missions de l’Anpe. Elle dénonce des camouflets de dépenses autorisées pour des pompages d’argent frais à basculer dans l’entretien des réseaux politiques du RPM.

Dans le besoin de recoupement pour la manifestation de la vérité dans cette affaire, une équipe de reportage du journal a été reçue dans les locaux de l’Agence nationale pour l’emploi. De prime abord, dans son bureau, le chargé de communication de la structure s’est prononcé sur le pourcentage des ristournes qui sont versés à l’Anpe. Il estime que cela ne vaut plus 1%, car, dit-il, une partie est attribuée à l’Observatoire national pour l’Emploi et de la Formation professionnelle (Onef) pour son fonctionnement.

Ensuite, interrogé sur ces faits à lui attribués, le DG Nock a rejeté toutes les accusations en soutenant que l’Anpe souffre des difficultés financières comme tous services au Mali à cause de la Covid-19.

Bazoumana KANE

 

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