Conventions et recommandations de l’OIT. Les travailleurs de l’économie informelle se familiarisent

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Sensibiliser et mobiliser les acteurs de l’économie informelle en général et notamment les travailleurs sur les enjeux et les perspectives d’avenir de ce secteur dans la perspective d’une prise de conscience individuelle et collective pour une meilleure application des normes internationales du travail de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) au Mali, tel était l’objectif d’un atelier national de formation des travailleurs de l’économie informelle co-organisé par l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) et la Confédération Syndicale des Travailleurs du Mali (CSTM) le vendredi 12 novembre 2021 à la Maison des Ainés avec le soutien de CNV International. Après une journée de débats intenses et fructueux et dans la cordialité, les participants ont adopté une série de recommandations dont l’application leur permettra de jouer pleinement leur rôle dans ce secteur.

La salle de conférence de la Maison des Ainés a abrité le vendredi dernier un atelier national de formation des travailleurs de l’économie informelle sur les conventions et recommandations de l’OIT. Sur initiative de l’UNTM et de la CSTM, cet atelier a été rendu possible avec le soutien financier de CNV International. La cérémonie était présidée par M. Issa Bengaly, secrétaire administratif de l’UNTM, représentant les deux secrétaires généraux des deux centrales syndicales.

La présente Assemblée générale s’inscrivait non seulement dans le cadre du programme 2021-2025 de la CNV International axé sur le dialogue social inclusif, l’employabilité des jeunes, le genre et la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) mais aussi et surtout dans le processus du plan d’action 2021 du Mali.

Dans son intervention, le représentant du Comité paritaire UNTM/CSTM, M. Albachar Haïdara a salué l’apport du partenaire CNV International pour l’organisation de cet atelier. Aussi, il s’est penché sur l’importance du secteur informel dans le développement du pays. En effet, aux dires de M. Haïdara, dans ses principes, ses engagements transversaux et ses 17 objectifs, l’Agenda 2020 de CNV International reconnait que le travail décent et la participation des acteurs sociaux sont des éléments essentiels pour pouvoir progresser dans sa mise en œuvre. A cet égard, il apparait urgent d’aborder la question de transition de l’économie informelle en lien avec la R204/de l’OIT.

Le secteur de l’économie informelle qui occupe plus de 80% de la population active au Mali avec plus de 90% des Petites et Moyennes Entreprises (PME), il est superflus de dire que les travailleurs de ce secteur, comme tous les autres travailleurs de secteur en Afrique sont de plus en plus astreints à des difficultés d’accès à la compétitivité, au travail décent, aux revenus et aux systèmes adéquats de protection et de sécurité sociale. Aussi, a souligné le porte-parole du Comité paritaire des deux syndicats, la situation socioéconomique de l’économie informelle a connu une détérioration avec la COVID-19 qui a eu des impacts indescriptibles et intenables sur les activités des travailleurs de ce secteur.

Présidant la cérémonie d’ouverture des travaux, le secrétaire administratif de l’UNTM, au nom des deux secrétaires généraux, a salué et remercié les participants, les organisateurs et le partenaire pour la tenue de cet atelier national et surtout le choix du thème. Aux dires de M. Issa Bengaly, le thème permettra aux syndicats et au gouvernement de réguler le secteur de l’économie informelle qui a tant besoin actuellement. Pour conclure, le secrétaire général de l’UNTM, au nom des deux secrétaires généraux, M. Yacouba Katilé(UNTM) et Hamadoun Amion Guindo (CSTM), a souhaité que les travaux soient sanctionnés par l’adoption d’importantes recommandations fortes qui serviront de jalons pour la bonne marche du secteur.

Trois communications ont marqué cet atelier national, à savoir : ”analyse de la situation socioéconomique des travailleurs de l’économie informelle dans le contexte sanitaire de la COVID-19 au Mali : enjeux, défis et perspectives” ; Problématique de l’application des NIT de l’OIT (R204 – R202 – R205 – R206 – R169 – C189 – C122 et C190) et de l’implication des travailleurs de l’économie informelle dans le processus de développement durable au Mali : enjeux, défis et perspectives” et ”Rôle et responsabilité des syndicats des travailleurs de l’économie informelle dans le processus de la transition de l’informel au formel au Mali : enjeux, défis et perspectives”.

Après une journée de débats intenses et fructueux et dans la cordialité, les participants ont adopté une série de recommandations dont l’application leur permettra de jouer pleinement leur rôle dans ce secteur.

Il faut noter que le secteur informel occupe une place de choix dans la vie socioéconomique de l’Afrique de l’Ouest et dans celle du Mali en particulier eu égard au nombre important d’actifs qui y travaillent et de sa contribution au Produit Intérieur Brut (PIB) de ce pays malgré les tares et les insuffisances qui caractérisent ce grand secteur.

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 sous-tendu par les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), le dialogue social apparait comme une stratégie indispensable pour garantir la participation et l’inclusion de tous les acteurs de développement.

 

Youssouf SANGARÉ

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