Restitution de l’étude sur les VBG, les PN et la SR : De fortes recommandations pour mettre fin à ces fléaux

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La salle de conférence du Conseil national du patronat a servi de cadre ce mercredi, 21 avril 2021 à la tenue de l’atelier de restitution de l’étude sur les Violences basées sur le genre (VBG), les Pratiques néfastes (PN) et la Santé de la reproduction (SR).

Cette étude sur les VBG, les pratiques néfastes et la sante de la reproduction au Malia été réalisée par l’Institut National de la Statistique, avec l’appui financier de l’Union Européenne à travers le Plan de travail annuel avec les Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). L’ouverture des dits travaux était placée sous la présidence Me Kadidia Sangaré, présidente de la commission genre du CNT, en présence de Dr ArounaSougane, Directeur  général de l’INSTAT, Mme Diallo Aminata Diarra de UNFPA.

Au Mali, le foyer conjugal, loin d’être un havre de paix et de sécurité devient de plus en plus un milieu hautement criminogène. Parmi les auteurs des violences physiques et sexuelles faites aux femmes, 80% sont le mari ou le partenaire actuel. De toutes les violences identifiées, les violences sexuelles ont augmenté le plus, passant de 801 à 2 170 cas entre 2016 et 2019.

Les violences physiques ont augmenté de 2012 à 2018 en passant de 38 % à 43 %. En ce qui concerne les violences sexuelles, elles ont chuté de 11 % en 2012 à 7% en 2018. Les violences conjugales se sont amplifiées au cours des dernières années. Elles ont connu une augmentation passant de 44 % à 49 % de 2012 à 2018, ressort-il dans le rapport.

Aux acteurs chargés de la lutte contre les violences, abus à l’égard des filles/femmes et les pratiques traditionnelles néfastes, l’enquête recommande de faire adopter le projet de loi qui réprime les auteurs des crimes liés aux violences basées sur le genre ; renforcer les capacités financières et matérielles de toutes les structures en charge de la lutte contre les violences basées sur le genre ; mettre l’accent sur l’information, la sensibilisation et la communication pour un véritable changement de comportement de manière à réduire la prévalence des VBG/VFF et pratiques néfastes. Il faut aussi intensifier toutes les actions de scolarisation des filles pour les maintenir plus longtemps à l’école; mettre en place un cadre de concertation et de coordination entre les acteurs en charge des questions de VBG ; renforcer les capacités techniques et financières des principaux partenaires, y compris les structures du système statistique national, les prestataires de services des différentes instances gouvernementales et les défenseurs des droits des femmes pour collecter régulièrement les données sur les VBG.

Quant aux acteurs qui œuvrent pour l’amélioration de la santé reproductive et sexuelle, cette enquête leur recommande d’impliquer les hommes ainsi que de leaders coutumiers et religieux dans la sensibilisation pour la promotion de la SR; rendre plus accessibles les services de la santé de la reproduction aux femmes et aux filles qui ont des besoins non satisfaits en planification familiale; intensifier la sensibilisation des populations pour l’utilisation des méthodes contraceptives et pour un changement de comportement procréateur.

Le DG de l’INSTAT, dans son discours, a réaffirmé l’engagement de sa structure à la production de données statistiques fiables et de meilleure qualité nécessaires à l’élaboration, le suivi évaluation des programmes et politiques de développement économique et social, tout en ayant le souci du respect des principes fondamentaux de la statistique officielle.

Bréhima DIALLO

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