Le Conseil de sécurité des Nations unies entérine l’accord sur un gouvernement d’union en Libye

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Le Conseil de sécurité des Nations unies entérine l’accord sur un gouvernement d’union en Libye
LeMonde.fr - Lors de la signature de l'accord inter-libyen à Skhirat, au Maroc, le 17 décembre

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité, mercredi 23 décembre, une résolution soutenant l’accord élaboré par l’ONU et signé la semaine dernière au Maroc par les belligérants libyens, qui prévoit « de s’employer dans un délai de trente jours » à la formation d’un gouvernement d’union nationale dans le pays.

Le texte, rédigé par la Grande-Bretagne, précise que le futur exécutif sera le seul représentant légitime de la Libye, divisée depuis plus d’un an entre un gouvernement et un Parlement élu réfugiés dans l’est du pays et une alliance majoritairement islamiste qui a pris le pouvoir à Tripoli.

L’ambassadeur britannique Matthew Rycroft, qui a présenté la résolution, a estimé que le Conseil avait ainsi donné « un signe fort de son engagement en faveur de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité » de la Libye. « Ce n’est que le début d’un processus », a-t-il toutefois souligné, rappelant que les franges les plus extrêmes des deux camps ont rejeté l’accord.

Crainte de l’influence croissante de l’EI

Les pays occidentaux espèrent que ce texte permettra de lutter plus efficacement contre l’influence croissante du groupe djihadiste Etat islamique (EI), quatre ans après la chute de Mouammar Kadhafi. Profitant du chaos ambiant, l’EI a établi une tête de pont sur la côte libyenne, notamment dans la région de Syrte, à 450 kilomètres à l’est de la capitale, Tripoli, et compte de 2 000 à 3 000 combattants locaux ou étrangers.

Avant l’adoption de la résolution, l’ambassadeur libyen auprès des Nations unies, Ibrahim Dabbachi, avait déclaré à l’agence de presse Reuters que son pays n’avait aucune intention de solliciter des frappes aériennes occidentales contre l’EI, comme c’est le cas en Irak et en Syrie.

« Personne ne songe à demander une intervention étrangère pour le moment. Nous voulons combattre [ces djihadistes] nous-mêmes », a-t-il affirmé en réclamant à nouveau une levée de l’embargo sur les armes : « J’ai toujours dit que nous (…) Lire la suite sur lemonde.fr

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