Dr. Ibrahima Sangho : « On a vu des partis politiques appeler l’armée à prendre le pouvoir, cela est anticonstitutionnelle, antidémocratique »

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Jeter un regard sur notre environnement politique, le jeu des acteurs majeurs de la vie politique que sont les partis politiques, leurs missions, les droits et devoirs des acteurs dans la démocratie malienne en construction, les réussites, les échecs, toucher du doigt les défaillances, tel est l’objectif de cet entretien avec notre invité de la Rédaction. Trente ans après l’ouverture démocratique, où en sommes-nous ? Un proverbe dit : « qui veut aller loin, ménage sa monture ». On peut savoir d’où on vient, mais à l’aune des échecs électoraux, de la démocratie bananière, de notre société en faillite de justice sociale, d’éthique et de morale, sait-on réellement où on va ? Nous sommes-nous dotés de boussoles fiables ? Où allons-nous avec au gouvernail, des dirigeants corrompus et hypocrites, avec notre niveau de citoyenneté en berne ? Le Républicain vous donne la parole, à cœur ouvert, dites-nous ce que vous savez, et ce que vous pensez de la vie publique, afin de susciter une prise de conscience collective sur notre sort de Maliens meurtris dans notre patriotisme. Aujourd’hui, une personnalité de la société civile a accepté de répondre à notre invitation : c’est Dr. Ibrahima Sangho, président de l’Observatoire pour les élections et la bonne gouvernance au Mali. Interview !

Le Républicain : L’ouverture démocratique en 1991 a permis l’éclosion des partis politiques, le multipartisme intégral, le nombre de partis politiques, environ 200, pose-t-il problème aujourd’hui ? 

Ibrahima Sangho : Le nombre de partis politiques ne pose pas de problème, parce qu’aux termes de la Constitution, les partis se forment et exercent librement leurs activités, dans les conditions déterminées par la loi. A cet égard, il n’y a pas de limitation de leur nombre. La Constitution permet aux Maliens de se réunir autour d’un parti politique de leur choix. Au Mali, on peut avoir le nombre de partis politiques qu’on veut, cela ne pose pas de problème ; il s’agissait pour les participants à la Conférence nationale de 1991 de rompre avec le système de parti unique, qui a prévalu depuis la Constitution de 1974 jusqu’à la révolution du 26 mars 1991. Il fallait permettre à chaque Malien de militer dans le parti politique de son choix, ainsi le législateur n’a pas limité le nombre de parti politique. 

Parlez-nous des obligations des partis politiques, leur rôle dans la saine mobilisation des citoyens, la participation aux élections ?

Les partis politiques sont créés pour aller à la conquête du pouvoir, aux élections pour élire des conseillers, des députés, le président de la République. Ils ont des devoirs de formation et d’éducation de leurs militants, des Maliens, pour en faire des citoyens respectueux des principes démocratiques, des lois et de l’autorité de l’Etat. C’est une obligation pour les partis politiques d’aller aux élections. Un parti politique qui n’a pas de conseiller, ni de député, n’est pas un parti politique. C’est pourquoi nous disons qu’il n’y a pas 200 partis politiques au Mali, il y en a 66, au vu des dispositions de la Charte des partis politiques, qui indique qu’un parti politique, c’est celui qui a, au moins, un conseiller ou un député. Autrement, vous avez des papiers dans le sac, vous n’êtes pas un parti politique.

 Ainsi pour les partis politiques, seule l’élection est le critère de la vérité ?

Oui, quand on se réfère aux instruments juridiques nationaux, suivant la Constitution, il y a les élections des députés et du président de la République, chaque cinq ans ; le mandat du Haut conseil des collectivités est de cinq ans. On peut dire qu’il y a là un échec des partis politiques, quand on sait que le mandat du Haut conseil des collectivités territoriales est fini depuis 2012.

Au Mali, malgré le nombre élevé des partis politiques, nous avons connu plusieurs coups d’Etat, sommes-nous en marge de la démocratie ?

Le protocole additionnel de la CEDEAO est clair là-dessus, un militaire en activité ne doit pas être président d’un pays ou député. Si le parlement est constitué de militaires ou si le président est un militaire, il y a un recul de la démocratie, et on n’est plus en démocratie. Là, les partis politiques ont un rôle à jouer. 

Les partis politiques jouent- ils sérieusement leur rôle d’acteurs majeurs ?

Quand on se réfère à la crise de 2020 par exemple, on a vu des partis politiques appeler l’armée à prendre le pouvoir, la rue à prendre le pouvoir, cela est anticonstitutionnelle, antidémocratique. La Charte des partis politiques en République du Mali est claire là-dessus, mais les partis politiques n’en tiennent pas compte : un parti politique qui appelle l’armée à renverser un pouvoir élu, légitime, ce parti politique doit être dissout et ses membres, arrêtés, emprisonnés, jugés et condamnés.

Qu’est ce qui explique ce déni politique avec des effets négatifs sur le niveau de citoyenneté de la majorité des Maliens, l’action des partis ne devrait-elle pas marquer plutôt positivement les femmes et les hommes au niveau local, régional et national ?

En général, les partis politiques sont très faibles, quand ils tiennent leurs congrès, on sait comment ils mobilisent les gens. Ce qu’il faut relever à ce niveau, c’est la communication politique qui n’atteint pas sa cible. Il y a un divorce entre la classe politique et la population, parce que les représentants du peuple ne lui disent pas la vérité, et ne font pas dans le sens du changement. Dans ce contexte de divorce, lors des élections, les gens disent qu’il vaut mieux prendre 1000 FCFA ou 2000 FCFA, pour voter, car lorsqu’ils sont élus députés, ce n’est pas sûr de les revoir avant les prochaines élections prévues dans cinq ans.

En 1991, l’ouverture démocratique a suscité beaucoup d’espoir, mais les promesses des fleurs restent toujours à tenir. Comment en sortir ?

 C’est qu’il y a une élite qui ne compose pas avec la population, il faut que chacun joue son rôle. Tant que ce lien n’est pas rétabli et devienne une réalité, on ne s’en sortira pas. Il faut regarder la réalité en face, faire une autocritique, mais, ce sont les partis politiques qui foulent au pied les lois et autres décrets, et c’est ce qui est dommage. Dans la société traditionnelle malienne, quand les gens jurent sur le Kômô, ils n’oseraient jamais enfreindre ce serment, mais aujourd’hui, ils peuvent jurer sur le Coran et s’en moquent du serment.

Malgré les projets de société les mieux élaborés pour battre campagne, l’enrichissement illicite, la corruption, la course pour l’intérêt personnel et le gain facile, ont le vent en poupe ?

Aujourd’hui, les partis politiques doivent se remettre en cause et demander pardon au peuple. Parce qu’ils sont en train de faire des choses que le peuple malien ignore, et qui va sceller définitivement une rupture entre nous. Si on remonte à l’assemblée nationale sous le président IBK, les députés qui y ont siégé doivent aujourd’hui se remettre véritablement en cause et demander pardon au peuple malien.

Cette Assemblée a voté en 2017, le Code des collectivités territoriales, qui fait que désormais, le président du conseil de cercle est la première personnalité du cercle, le président du conseil régional est la première personnalité de la région. Contrairement au Code précédent, suivant lequel, les conseillers communaux devaient élire le conseil de cercle et le conseil régional, avec le Code des collectivités territoriales de 2017, les conseillers de cercle sont élus au suffrage universel direct, de même que les conseillers régionaux. C’est l’application de l’accord d’Alger : quand on ira demain à l’élection des conseillers de cercles et des conseillers régionaux au suffrage universel direct, il faudra s’attendre à un Mali divisé en huit Républiques ou plus, parce que chaque président de région pourra évoquer son élection au suffrage universel direct, et justifier ses moyens d’être en désaccord avec le gouvernement central sur une question nationale.

L’intervention des militaires et des religieux sur la scène politique est-elle une conséquence de la défaillance des acteurs politiques ?

Bien sûr. Concernant les religieux, les partis politiques sont allés les chercher dans les mosquées pour leur dire de venir les aider. Quant à l’armée qui intervient dans le jeu politique, c’est aussi les partis politiques qui ont appelé les militaires à faire un coup d’Etat. La faillite de notre pays aujourd’hui, l’intrusion des religieux et des militaires dans la politique, viennent de la faute des partis politiques.

Quels enseignements tirez-vous de la situation sociopolitique actuelle du pays ?

Il y a la nécessité d’institutions fortes, mais aussi d’hommes forts, compétents, patriotes et intègres. Aujourd’hui, cette question se pose avec acuité au Mali. Quand on regarde le sommet de la CEDEAO sur le cas du Mali, suite au coup d’Etat du 25 mai, le premier constat qu’on peut en tirer est que le peuple malien a été humilié. Le président Assimi Goïta, désigné par la Cour constitutionnelle, était présent à la rencontre, mais nulle part dans le communiqué final, son nom n’est mentionné. Ce qui est une humiliation du peuple malien. Cela veut dire que dans 10 ans ou 20 ans, si quelqu’un veut se renseigner sur le sommet de la Cedeao, il pourrait croire qu’Assimi Goïta n’était pas là-bas, alors qu’il y était. Encore une fois, cela constitue une grande humiliation pour le peuple malien. Le second constat et enseignement qu’on peut tirer, est que la CEDEAO a compris que le Mali est un Etat failli aujourd’hui. Elle a compris que le peuple est pris en otage par une catégorie de personnes, notamment la Cour constitutionnelle et les militaires qui ont les armes. Une autre leçon à tirer, c’est de ne pas minimiser le sens du serment. Ce qui est arrivé à Bah N’Daw par exemple, c’est de sa faute. Parce que le 3 décembre 2020, quand Bah N’Daw a publié la liste des membres du CNT, lui-même  savait  qu’il venait de violer un serment, qu’il a prêté avant d’entrer en fonction. La composition du CNT n’était pas conforme au décret de répartition des membres du CNT. Et pour la petite histoire, le décret portant nomination des membres du CNT a été attaqué devant la Cour suprême pour annulation. La suite de la saisine est encore attendue. 

Réalisé par B. Daou

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19 COMMENTAIRES

  1. SORODASSIW DE BE SA KELE LA!
    SORODASSIW DE BE A DON TOKOYA MIN LA DJAMANA BE LA’KISSIH!
    FANGA KA TO SORODASSIW BOLO, CIVILIW KA BARA KEH KEREFEH!
    DEMKRAHSI WALA ‘DEMO-CRACHAT’ KE LA MALI DJOUGOU YEH!
    DEMO-CRACHAT YEH MALI TCHYI, CIVILIW YE MAA NINW DE YEH, SOUDANEHW KA POLITIKI YE FADEN KELEH DE YEH, U KA FANGA YEH DJON YA DE YEH….

    😎😎KAAAFRIIIHYA KA FISSA NI SOUDANEHW KA SILAMEHYAYEH😎😎

    LE RACISME EST ENCRE DANS LES RELIGIONS ABRAHAMIQUES

    🤣Definition of Moors in Arabic 🤣
    🤣 Synonyms of Moors
    Berth, Catch, Chain, Dock, Fix, Lash, Picket, Secure, Tether, Tie, Tie Up, Make Fast, 🤣
    😀Antonyms of Moors
    Loose, Loosen, Lose, Unfasten, Unhitch, Untie, Let Go, Push Off,😀

    😂ET SI VOUS RECHERCHIEZ A SAVOIR LES LANGUES DE VOS ‘AMIS’ENEMIS, CE SERAIT BEAUCOUP MIEUX POUR VOUS, NON..?😂

    • OU AU MOINS, POUR UN DÉBUT, RENDRE OBLIGATOIRE UN SERVICE MILITAIRE DE DEUX ANS POUR TOUT MEMBRE ET FUTUR MEMBRE DE PARTI POLITIQUE…

      EN PLUS, TOUT MALIEN DE L’ ÂGE DE 20 Á 50 ANS DOIT ÊTRE RÉSERVISTE PARFAIT DE L’ ARMÉE NATIONALE DE LA RÉPUBLIQUE DU MALI.

      TOUT CELA RENTRE DANS LE CADRE “DÉMOCRATIQUE” SI L’ IDIOT UTILE Á L’ AUTRUI VEUT FORCEMENT ÊTRE “DÉMOCRATE” SELON LES CRITÈRES DE SES MAÎTRES BLANCS.

      Malcolm X nous a prévenus :
      « Le pire ennemi que le Nègre a est cet homme blanc qui court ici, bave à la bouche, en professant aimer les Nègres et en se disant libéral, et c’est en suivant ces libéraux blancs que les problèmes des Nègres se sont perpétués. Si le Nègre n’était pas pris, piégé ou trompé par le libéral blanc, alors les Nègres se rassembleraient et résoudraient leurs propres problèmes. Je ne cite ces éléments que pour vous montrer qu’en Amérique, l’histoire du blanc libéral n’a été qu’une série de tromperies destinées à faire croire aux Nègres que le blanc libéral allait résoudre nos problèmes. Nos problèmes ne seront jamais résolus par l’homme blanc ».

      CECI DOIT ÊTRE APPRIS DANS NOS ÉCOLES.

      NOUS ALLONS VIDER LE LONG RANG DES RÉSERVISTES FRANCAFRICAINS TRAITRES CONGÉNITAUX….

      QUE TOUS LES ESPRITS DU MALI, DE L’ AFRIQUE-NOIRE, DÉTRUISENT DE HONTE, DE MALADIES LES DIRIGEANTS MALIENS, AFRICAINS, VOLEURS, MENTEURS, TRAITRES ET LARBINS DE LA FRANCE ET/OU DES ARABES…!!!

      AMON..! AMON..! AMON..!
      SANÉÉ ANI KONTRON…!!

      PS:
      1- “Si la guerre est horrible, la servitude est pire.”

      2- “Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre.”

      3- Comme l’a dit Poutine, c’est á lui d’envoyer des terroristes á Dieu et c’est ensuite á Dieu de décider ce qu’il doit en faire.

  2. C’est l’illégitimité d’un ÉLU qui provoque et la mobilisation populaire et l’intervention de L’ARMÉE,si les institutions démocratiques sont faibles.
    UN PRÉSIDENT LÉGITIME N’EST JAMAIS DÉGAGÉ PAR UNE MOBILISATION POPULAIRE PARACHEVÉE PAR UN COUP D’ÉTAT.
    Ni ALPHA OUMAR KONARÉ,ni AMADOU TOUMANI TOURÉ ne pouvaient être dégagés par la rue.
    La légitimité,c’est dans L’EXERCICE DE LA FONCTION,pas dans les URNES.
    ALPHA OUMAR KONARÉ était soutenu par le plus grand parti du moment installé sur toute l’étendue du territoire.
    Le président du parti a dirigé le gouvernement pendant six ans sur les dix ans d’exercice du pouvoir.
    Les cadres du parti ont occupé les fonctions stratégiques de l’Etat.
    CE N’EST PAS ALPHA OUMAR KONARÉ SEULEMENT QUI DIRIGEAIT LE PAYS,MAIS UN GROUPE DE CADRES REPRÉSENTATIFS DE LA POPULATION DU MALI.
    Personne ne pouvait susciter un mouvement populaire contre ce pouvoir car ça a été tenté plusieurs fois.
    ATT ayant fait le choix de travailler avec tout le monde,toute possibilité de soulèvement populaire est ipso facto écartée.
    IBRAHIM BOUBACAR KEITA est l’homme politique qui est allé chercher les religieux dans les mosquées,pas “les partis politiques sont allés les chercher dans les mosquées”
    Avant qu’Ibk ne courtise les religieux après son départ de L’ADEMA PASJ,aucun homme politique de la scène politique malienne ne courtisait les religieux.
    LES MALIENS ONT TOUS ÉTÉ SURPRIS DE L’ADOPTION DU LANGAGE MUSULMAN PAR IBK.
    Ça a séduit trop de musulmans naifs.
    La compétition obligeant ses concurrents à s’adapter,les autres partis politiques ont été incités à aller dans les mosquées.
    Mais des personnalités politiques connues n’ont jamais sauté le pas dont MODIBO SIDIBE.
    C’EST LE MÊME IBK QUI S’EST ASSOCIÉ AUX PUTSCHISTES EN 2013 ALORS QU’IL ÉTAIT DÉJÀ AVEC LES MUSULMANS DEPUIS 2002 POUR ACCÉDER AU POUVOIR.
    À l’exercice du pouvoir,il déclare,à juste raison,qu’il ne doit pas son élection à son PARTI POLITIQUE.
    En creux il a été élu par le soutien des PUSHISTES et des RELIGIEUX.
    C’est pourquoi le RPM et les partis autour pour former la majorité présidentielle sont délaissés au profit d’un CLAN PRÉSIDENTIEL réuni autour de la famille IBK.
    Le peuple ne s’identifiant pas à ces personnes sorties du néant c’est à dire sans aucune base électorale,il est naturel que le POUVOIR soit illégitime.
    EN 2018 L’OCCASION DE SANCTIONNER IBK N’A PAS ÉTÉ POSSIBLE CAR ON A MANIPULÉ LES RÉSULTATS POUR FACILITER SA RÉÉLECTION.
    Depuis constatant l’impossibilité de gouverner,il court après les forces vives pour LÉGITIMER SON POUVOIR.
    L’absence de légitimité oblige les citoyens à s’exprimer dans la rue afin d’obliger le pouvoir à changer d’attitude.
    Quand les gilets jaunes sont sortis en France,MACRON a été obligé de changer de politique.
    Imaginer ce que son entêtement allait provoquer en France.
    Imaginer si IBK avait accepté de partager le POUVOIR avec le CHEF DE FIL DE L’OPPOSITION en 2018.
    MACRON a compris que sa gouvernance est en décalage avec les préoccupations d’une grande majorité de la population.
    IBK s’est réfugié dans son intime conviction qu’il est élu donc légitime.
    DANS D’ILLÉGITIMITÉ TOUTE STRUCTURE ORGANISÉE PEUT DRAINER LA FOULE.
    C’est arrivé plusieurs fois sous IBK.
    Ce n’est jamais arrivé sous ALPHA OUMAR KONARÉ et sous AMADOU TOUMANI TOURÉ.
    En France le blocage provoque soit un changement de politique,soit la convocation d’une élection pour donner l’occasion au peuple de SANCTIONNER ou de LÉGITIMER L’ELU car la culture démocratique est ancrée.
    Au Mali,le blocage provoque l’intervention de L’ARMÉE car les institutions n’offrant aucune alternative,c’est l’économie qui en pâti,des couches de la société obligées de se manifester pour pousser l’élu à changer d’attitude.
    Tout le monde a constaté qu’Ibk avait du mal à former un gouvernement.
    C’est le signe que c’est sa personne qui était rejetée,non sa politique.
    Après sept ans d’exercice la conviction était largement partagée qu’il est incompétent pour la fonction.
    Le constat est largement admis que ce sont les PROCHES qui gouvernaient.
    LE COUP D’ÉTAT EXPLIQUE LE MANQUE DE CULTURE DÉMOCRATIQUE ET LA FAIBLESSE DE NOS INSTITUTIONS DÉMOCRATIQUES.
    La culture démocratique concerne l’acteur politique qui conduit l’Etat.
    Dans ce cadre il aurait partagé le POUVOIR avec le CHEF DE FIL DE L’OPPOSITION pour donner plus de LÉGITIMITÉ à son pouvoir.
    Nos institutions démocratiques ne permettent pas de sanctionner aussi bien politiquement que judiciairement L’AUTORITÉ POLITIQUE en place.
    Il s’agit maintenant de profiter de la transition pour renforcer nos institutions par la séparation effective des pouvoirs,l’organisation transparente et sincères des élections.
    Sinon qu’on ne s’étonne pas si les COLONELS ou un capitaine reviennent sur la scène politique.
    OSER LUTTER,C’EST OSER VAINCRE!
    La lutte continue.

    • D’accord avec vous, Dr Sangho. Nous sommes totalement dans l’arbitraire, dans l’illégalité. Les conséquences seront terribles pour le Mali. Ils le sont déjà d’ailleurs. Pauvres de nous !

    • L’islam n’a rien avoir avec le développement du pays, notre pays cet un pays de corrompu et de corrupteur il y a des pays musulmans mieux que le Mali 1000 fois, nos dirigeants politiques ont tous des corrompus ils sont incapables d’avancer le pays .

  3. Merci mille fois Toure S car il faut arreter d’etre abruti a tel point que l’on doit laisser la democratie mourir et la Republique disparaitre des mains des voleurs de denier public et des surfactureurs! ou etait Sangho quand Boua le ventrut IBK et ses regimes volaient et detournaient le budget de l’Armee dans un pays en guerre et qu’ils achetaient des avions et helicoptaires militaires qui ne volent meme pas et des blindes en carton? Sangho soyons raisonables et consequents, sortons de la theorie, aimons le Mali et c’est ce qui est tres constitutionel et tres democratic!

    • Le peuple du Mali doit sortir de sa politique de bouc émissaire. Je ne dirai pas que le régime d’IBK était exemplaire, mais tout ce qu’on dit aujourd’hui sur IBK, on a dit les mêmes choses sur Modibo Keita quand ce dernier est tombé, les mêmes sur Moussa Traoré (on n’a pas trouvé un minable franc volé par ce dernier), les mêmes choses sur ATT quand la cohorte de militaire fuyant front sont venus le renverser… On raconte les mêmes choses sur Alpha Omar Konaré…
      Je pense sincèrement que le peuple malien qui doit apprendre à grandir…
      Je pense aussi que ceux qui sont accusés par presse interposée doivent se défendre s’ils ne sont pas réellement impliqués dans ces affaires. D’ailleurs, à leur place, je n’aurais accepté aucune faveur : rester en prison pour être jugé, blanchi ou condamné. Cela n’est cependant pas facile quand un quarteron de petits colonels peuvent en imposer à la cour suprême elle-même. Il faut dire qu’on est tout simplement en insécurité sur tous les plans.

  4. Dr. Sangho analysis likely is accurate but it promote what Mali is today. That is nation whose living conditions is so far behind developed world that whether we like it or not people are at or near top for Global Warming genocide at our door. We must change as able in quick steps plus stages without delay to being more pragmatic thereof as nation moving away from backwardness plus for us genocidal ways of religion that keep us near or on bottom of world living conditions. We are able to make change to better living for all but should not delay. For to delay is to fail.
    With direction Dr. Sangho promote there is more of same thus few of power will steal wealth of Mali plus flee to other nations. Their stupidity have made them blind too their monetary wealth will become valueless as Global Warming increase instead focus will be at living conditions. Africans must convert to being able to develop plus maintain on their own everything plus should possess all useful this world have to offer. We must have manufacturing equipment to produce essential plus non-essential goods we hold of value thus as oppose to fleeing Africa or amassing huge fortunes our attention should be at purchasing necessary manufacturing equipment or/ plus equipment that allows us to build necessary manufacturing plus other equipment.

    What have been proven even in Mali that for democracy to move nation forward there must be reasonable limitations imposed on conditions where when humans given too much freedom they run amuck.. Where limitations are not imposed you get Mali. As Mali exist it is shit hole nation of our own making plus we have existed in shit hole nation so long we do not want too clean it up even though we know not cleaning it up put us at top of Global Warming world genocide. We have same mentality of leaders of developed world that knowingly created Global Warming except we are on much lower level due to past laziness plus development prohibiting selfishness. Are you sure our leaders are not African Americans? We see dangerous similarities but there is not as great Caucasian oversight.
    We either become pragmatic now or continue to tell lie that everything will be alright. Contrary to what you all promote or/ plus believe there is much morality in being pragmatic plus having secular government. Problem rise when we allow others of world primarily homosexuals or/ plus bisexual males poison our pragmatic ways obligating us to impose excesses not fitting of overt or secretive African living.
    In politics in Mali it is held in high regard that numerous political parties may exist at government funding expense. We hold that that should have limitation of for party to receive government campaign funding it should have at least five percent of government listed registered voters of it’s district registered as member too designated political party with each registered voters allowed to be registered with one political party plus funds allocated should be on per district population basis with political parties of that district duly sharing funds allocated to that district on those parties registered voters population basis. This will not prevent creation of political parties but to receive government funding they must have substantial registered voters following.
    We do not have time for stupid rhetorical bullshit that two haggling old men might undergo to show their ability to analyze what is obvious. We need take do or die attitude of to create live well for all conditions due once terrorists /jahadists /violent criminals no longer exist. Thereof will be easier living for all under Global Warming allowing us to do what is feasible to comfortably live as long as possible under Global Warming. That should be our ultimate goal. Not useless old man rhetoric that in past served as distraction while election was stolen by some incompetent plus corrupt leader.
    Henry Author Price Jr aka Kankan

    PS
    We should stop telling lie of we do not perceive Global Warming plus all it’s hardships are upon us obligating us to be pragmatic now or deservingly embrace genocide.

  5. Ibrahim Sangho il faut que tu saches le pouvoir au Mali n’appartient pas au parti politique appartient au peuple malien félicitation .

    • Merci mille fois Toure S car il faut arreter d’etre abruti a tel point que l’on doit laisser la democratie mourir et la Republique disparaitre des mains des voleurs de denier public et des surfactureurs! ou etait Sangho quand Boua le ventrut IBK et ses regimes volaient et detournaient le budget de l’Armee dans un pays en guerre et qu’ils achetaient des avions et helicoptaires militaires qui ne volent meme pas et des blindes en carton? Sangho soyons raisonables et consequents, aimons le Mali et c’est ce qui contitutionel et democratic!

  6. Honte à ceux qui ne savent même pas lire la constitution du Mali. Ils ne la connaissent même pas. Tout président qui viole la constitution, qui gouverne contre le bonheur du peuple qui lui demande de démissionner, s il refuge l armée doit le faire partir pour sauvegarder la Constitution et le bonheur du peuple. L assemblée constituée de la majorité présidentielle ne fait jamais partir le président, en particulier au Mali; alors l armée est le seul recours. Seuls les irresponsables ennemis du peuple et du pays, non intellectuels, non patriotes, sont contre les coups d état militaires pour le salut du peuple.

  7. Les partis politiques qui ont demandé à l’armée de prendre le pouvoir sont dans une dynamique correcte et d’anticipation quoi qu’étant anticonstitutionnel, c’est vraiment réfléchi de la part de ces partis politiques, en aout passé nous étions sur des braises ardentes et il fallait que l’armée s’engage à prendre le pouvoir pour le bonheur des populations innocentes. C’est vous les politiciens de ce pays qui nous qui ont poussé le pays vers cette situation désastreuse et chaotique, les politiciens ont détruit la confiance entre les filles et fils de ce pays en excellent dans le mensonge, la tricherie, le vol en bandes organisées sans aucune punition, la trahison dans tous les sens de notre vie de tous les toujours, le népotisme, le favoritisme, la gabegie, l’égo sans limite, la jalousie, la méchanceté, les comportements sans dignité et éhontés. Tant que ces genres de maliens existent parmi nous, ce pays ne serait jamais un espace où on pourra bien vivre. Cependant, ils sont très peu nombreux mais causent des indignités entre les filles et fils de notre pays et ils arrivent à toucher tout le monde de ce pays par des actes à actions très transversales. Il faut absolument chercher à extirper ces faiseurs de mal entre nos rangs et très rapidement pour assure l’émergence de notre pays, il faut nettoyer pour garantir le développement de ce pays.

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