En exclusivite avec Sane N’diaye, coordinatrice de Layidumetre : « La création de l’Office national de la Santé de la Reproduction est à mettre à l’actif du projet layidumètre »

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L’équipe de reportage de votre journal est allée à la rencontre d’une actrice majeure dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive au Mali. Sané Demba N’Diaye, puisque c’est elle qu’il s’agit, est la coordinatrice du projet Layidumètre. L’entretien qu’elle a bien voulu nous accorder a porté sur divers sujets :  les résultats du projet Layidumètre,  les activités de la coalition, les engagements pris par le Gouvernement dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive, en passant par le coût et les zones d’intervention du projet jusqu’aux perspectives  de la coalition. Lisez-plutôt :

Notre Voie (NV) : Voudriez-vous bien vous présenter à nos lecteurs ?

-Je m’appelle Sané Demba N’Diaye. Je suis experte en santé de la reproduction, coordinatrice régionale du projet layidumetre de la coalition régionale, regroupant 9 pays du partenariat de Ouagadougou. Je suis consultante également.

NV : Qu’est-ce qui a motivé votre venue dans le domaine de la santé de la reproduction ?

-J’ai commencé ma carrière par le volontariat. Je fus jeune volontaire à l’AMPPF (association malienne pour la protection et la promotion de la famille) puis animatrice et coordinatrice du programme jeunes de 2001 à 2012. C’est ma tante qui m’a fait venir dans la SR, Mme Keita Rokiatou N’diaye, à l’époque présidente de l’AMPPF puis ministre de la Santé. J’ai toujours été passionnée par tout ce qui touche la santé car, depuis toute petite, je voulais être médecin, psychologue. Les échanges avec les gens autour de la santé me passionnaient toujours. Aujourd’hui, je travaille à la coalition.

NV : Pouvez-vous nous esquissez le bilan du projet “Layidumètre” ?

-Les résultats actuels obtenus sur le projet sont satisfaisants. Je peux citer entre autres, la création d’un cadre d’échanges et de collaboration entre les organisations de la société civile et le Gouvernement ; la création d’un cadre d’interpellation par les jeunes ; l’implication massive des médias, des jeunes au niveau formel et informel entre autres sont des acquis considérables pour nous.

NV : Quels sont les engagements pris par le Gouvernement dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive au Mali ?

-Le projet a une couverture nationale. Nous avons mené des activités dans presque toutes les régions du Mali sauf Tombouctou et Kidal. Les niveaux d’exécution des engagements vont de 50% à 0%. Les engagements comme la gratuité des services de la santé de la reproduction au Mali ou la création d’une ligne budgétaire allouée à l’achat des produits contraceptifs n’ont pas beaucoup bougé. Layidumètre fait le suivi des engagements du Mali en matière de droits en santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes. Le projet layidumètre nous a permis de mettre la lumière sur les différents engagements pris par l’Etat en matière de santé sexuelle et reproductive. La création de l’Office national de la Santé de la Reproduction est une grande innovation et une réussite qu’on peut archiver au compte du projet layidumètre. Cette nouvelle structure fera prioritairement la mise en œuvre effective des différents engagements suivis par Layidumètre et mettra un accès particulier sur l’accès aux services adaptés pour les adolescents et les jeunes.

 NV : Quelles ont été les zones d’intervention du projet “Layidumètre” ?

Il y a 3 stratégies d’intervention dont un outil de suivi en ligne qui est la plateforme à travers le lien : « www layidumetre.ml ».  La 2e stratégie, c’est le plaidoyer à travers les jeunes. Créer des cadres d’interpellation des autorités et un comité de pilotage qui siège trimestriellement sur les données du projet. Et la dernière, c’est l’implication des hommes de culture, des médias afin de sensibiliser la population à travers des messages véhiculés préétablis par le projet.

NV : Quel  a été le coût total du projet  et qui finance ?

-Le projet Layidumètre que je coordonne est un projet mis en œuvre par un consortium d’ONG de la coalition des osc/PF, de EBENEZER INTERNATIONAL et AMSOPT , financé par OOAS avec une assistance technique de EQUIPOP pour une durée de 2 ans avec un coût estimatif de plus 167 millions de FCFA environ.

NV : Quelles sont perspectives dans la santé sexuelle et reproductive au Mali ?

-En qui concerne les perspectives du projet, c’est l’hébergement de la plateforme qui est assuré. L’implication des jeunes dans les différentes activités des partenaires du projet, l’implication continuelle des médias dans les initiatives promotionnelles de la santé de la reproduction au Mali à travers le projet de collaboration FIT entre la coalition des osc-PF et le réseau des journalistes pour les droits humains.

-Votre dernier mot

Mon dernier mot est un appel à lancer auprès des partenaires techniques et financiers pour la mobilisation des ressources nécessaires pour la continuité du projet Layidumètre qui est innovations dans toute l’Afrique de l’Ouest. Nous comptons sur l’implication massive du Gouvernement afin de pérenniser les acquis du projet et faciliter la mobilisation des ressources auprès des différents partenaires techniques et financiers. Enfin, je remercie toutes les personnes de bonne volonté qui ont bien voulu accompagner le projet, les partenaires de la coalition, l’ensemble des médias au Mali, les opérateurs culturels et le Gouvernement du Mali. Je vous remercie

Interview réalisée par Alassane Cissé

 Notre VOIE

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