Appropriation à l’accord pour la paix : La CCSC-PURN sur la brèche

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Accord de paix
En 2015, un accord de paix était signé à Alger entre les autorités maliennes et les mouvements rebelles, fêté à Bamako le 15 mai 2015. HABIBOU KOUYATE / AFP

Pour renforcer les capacités des organisations de la société civile en particulier les femmes et les jeunes, les acteurs politiques, les autorités traditionnelles, coutumières et religieuses en vue d’une meilleure appropriation de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger, ses enjeux, ses défis et sa mise en œuvre, informer sur les orientations et principes directeurs de la Coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale au Mali (CCSC-PURN) et mettre en place les observatoires/démembrements de la CCSC-PURN…

 

Tels sont les objectifs de la mission d’information, de sensibilisation à l’endroit des organisations de la société civile, de l’administration, des acteurs politiques pour l’appropriation de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger et d’implantation de la CCSC-PURN dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni et Ménaka.

Dans le cadre du projet d’Appui au renforcement de la société civile pour le suivi efficace du processus de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et la mise en place d’observatoires/démembrements de la CCSC-PURN, la Coalition citoyenne de la société civile pour la paix, l’unité et la réconciliation nationale au Mali (CCSC-PURN), en partenariat  avec  la Minusma, a rencontré du 21 au 22 février 2019 au gouvernorat de Ségou, les organisations de la société civile, les partis politiques, les autorités coutumières et religieuses, les syndicats, les services techniques.

Le président du CCSC-PURN, Ahmed Mohamed Ag Hamani, dira que le renforcement des capacités en vue de l’appropriation de l’Accord pour la paix est indispensable. Il s’agit d’expliquer son contenu et de faire comprendre l’urgence de sa mise en œuvre au regard de la dégradation avancée des relations entre les communautés et de l’insécurité grandissante au nord et au centre du pays.

L’ex-Premier ministre, Ag Hamani a rappelé que l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du Processus d’Alger comporte un préambule, sept titres, vingt chapitres, soixante-huit articles et trois annexes.  Il repose, a-t-il ajouté, sur cinq axes majeurs. Il s’agit des questions politiques et institutionnelles, des questions de défense et de sécurité, des questions de développement socioéconomique et culturel, des questions de réconciliation, de justice et humanitaires et des questions de garantie et d’accompagnement d’ordre international.

“La contrariété de l’accord sur certains points avec la Loi fondamentale de notre pays fait partie également des difficultés dans sa mise en œuvre. La correction de ces contrariétés est bien le fondement des réformes constitutionnelles envisagées présentement par le gouvernement. Le déficit de l’appropriation de l’accord par les citoyens et la méconnaissance de ses enjeux, les impacts de sa mise en œuvre sur l’Etat dans sa forme et dans son fonctionnement constituent une autre branche des difficultés”, notera M. Ag Hamani.

D’après lui, le manque de confiance, souvent constaté entre les parties signataires et la faiblesse de la communication relative à l’accord renforcent les obstacles à sa mise en œuvre et ce dans un climat politique, sécuritaire et social délétère. Et de préciser que l’appropriation de l’accord par les citoyens et le peuple est une dynamique fiable qui favorisera sa mise en œuvre, condition sine qua non de son effectivité.

Après Ségou, la Coalition est à Mopti du 25 et 26 février 2019, puis du 5 au 6 mars 2019 à Kidal, du 12 au 13 mars 2019 à Ménaka, du 19 au 20 mars 2019 à Taoudéni, du 21 mars 2019 à Tombouctou et clôturera du 26 au 27 mars 2019 à Gao.

La CCSC-PURN est une organisation indépendante de toute idéologie partisane et n’est affiliée à aucune autre organisation. Elle est composée de 55 membres, dont deux consacrés au collège des 20 présidents d’honneur que compte le bureau.

Cheick Hassane

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1 commentaire

  1. La contrariété de ces accords avec la loi fondamentale est justement tout le problème de cette révision constitutionnelle! Parler de déficit d’appropriation de ces accord spar la population est une insulte pour les maliens qui ont été mis devant le fait accompli. depuis que ibkalamité est au pouvoir la technique consiste à prendre des décisions si elles passent personne ne dit rien et si elles sont contestées on revient dessus pour chercher à expliquer ce u’on aurait dû expliquer auparavant! Cela s’appelle mettre le charrue avant les boeufs et gouverner à vue et c’est lamentable!

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